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- Style : Funkadelic, Parliament, Richie Kotzen
- Membre : Buddy Miles Express, Bootsy Collins

Stevie SALAS - Stevie Salas Presents: The Electric Pow Wow (1993)
Par JASPER LEE POP le 31 Mai 2016          Consultée 586 fois

La poignée de fans qui attendaient sans plus y croire un deuxième album de Stevie Salas ont dû quelque peu rester sur leur faim après avoir payé la galette plein pot, tarif import japonais oblige. Si le guitariste Apache a en effet été remercié de chez Island, sa première crèmerie, il a su rapidement rebondir en signant un contrat bien juteux au Japon. L'opération est financièrement intéressante mais elle le cantonnera à tout jamais dans un statut de musicien culte inconnu du grand public. Mais voilà, quand Polystar, sa nouvelle écurie nippone, le somme de lui fournir un successeur à son premier coup d'essai qui date de trois ans, Salas a une vision très précise de la musique qu'il veut écrire et il n'est pas en mesure de livrer l'album dans les délais demandés. Il faut dire qu'il a aussi pas mal d'autres fers sur le feu. Jugez plutôt : dans une période très ramassée, il enregistre un album en trio avec son parrain BOOTSY COLLINS et le revenant Buddy Miles du Band of Gypsies d'HENDRIX*, collabore à l'écriture d'un album pour JEFF HEALEY, est producteur/compositeur pour sa copine du moment, SASS JORDAN, et est directeur artistique de TERENCE TRENT D'ARBY. Alors, pour satisfaire la demande de sa maison de disques, Salas réserve un studio et sort un album dans un délai express pour pouvoir partir en tournée avec DURAN DURAN.

Au menu, quelques restes éconduits des sessions précédentes et un maximum de reprises. Le tout enregistré avec une pléiade d'invités prestigieux (je vous laisse jeter un coup d'œil au line-up de l'album sur le côté, c'est du lourd), amis du guitariste ou musiciens enregistrant dans les autres salles du studio au même moment. Précurseur Salas ? Probablement pas mais toujours est-il que ce genre d'albums de reprises avec pléthore d'invités n'était pas si fréquent que ça à l'époque. De nos jours, l'exercice est devenu un grand classique quand on manque d'inspiration ou qu'on doit expédier un album pour se libérer d'obligations contractuelles. Le résultat atteint rarement des sommets mais peut réserver quelques bonnes surprises. C'est ici le cas.

Les compos Salasiennes sont au nombre de cinq et sont tout-à-fait honnêtes même si on comprend qu'elles n'aient pas été retenues pour l'album en gestation. Parmi celles-ci, « Wild Ride » se démarque grâce à son tempo trépidant et saccadé, « Little Things » sent le déchêt du premier opus à plein nez et « Too Many Mountains » est un clin d'œil un peu trop appuyé à HENDRIX autant sur le plan guitaristique que vocal pour être apprécié sans arrière pensées parasites.

Au niveau des reprises, il y en a pour tous les goûts. Du rockabilly avec « You Can't Judge a Book » de Willie Dixon assez mal chanté par Salas mais assaisonné d'un bon solo de RICHIE KOTZEN. Celui-ci prend le micro sur « I Don't Want to Be With Nobody But You » d'EDDIE FLOYD pour une des premières fois de sa carrière discographique et laisse entendre un grain de voix soul/bluesy qui fera merveille plus tard. De ce côté-là le vétéran GLENN HUGHES est bien équipé, lui qui pousse la chansonnette de façon convaincante sur « I Was Made to Love Her » de STEVIE WONDER. Salas qui a le bon goût d'être un grand admirateur de Mick Ronson nous fait un doublé BOWIE de bonne facture avec « Dodo » et « Chant of the Ever Circling Skeletal Family ».

Mais où l'affaire devient vraiment intéressante, c'est quand le guitariste indien tape dans le funk. D'abord parce que les deux reprises dans ce style, « The Grooveline » de HEATWAVE et « Good to Your Earhole » de FUNKADELIC remis au goût du jour dépotent et groovent du feu de Dieu. Ensuite parce que Salas s'y accoquine avec des zicos qui deviendront très vite de fidèles coéquipiers parmi lesquels le bassiste TM STEVENS, le batteur Brian Tichy et le chanteur BERNARD FOWLER (choriste attitré des ROLLING STONES). Le groupe qu'ils forment avec le guitariste fait tout simplement des étincelles.

Il faut prendre The Electric Pow Wow pour ce qu'il est, un album bouche-trou avec quelques petites pépites bien sympathiques et non comme le véritable deuxième album de Stevie Salas. L'attente pour celui-ci commence à se faire longue mais la patience sera récompensée.

* Third Eye Open de HARDWARE.

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   JASPER LEE POP

 
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- Stevie Salas (guitare, chant)
- Richie Kotzen (guitare, piano, chant)
- Carmine Rojas (basse)
- Slim Jim Phantom (batterie)
- Rikki Rockett (maracas)
- Rick Nielsen (guitare)
- Zakk Wylde (guitare)
- Phil Soussan (basse)
- Randy Castillo (batterie)
- Bernard Fowler (chant)
- Tm Stevens (basse)
- Brian Tichy (batterie)
- Glenn Hughes (chant)
- Rei Atsumi (mellotron)
- Tal Bergman (batterie)
- Jeff Paris (orgue)
- Vince Ruby (chant)
- Gary 'mudbone' Cooper (chant)
- Winston A. Watson, Jr (batterie)
- Sass Jordan (chant)
- Tom Petersson (basse)
- Matt Sorum (batterie)
- C.j. De Villar (basse)
- Terence Trent D'arby (bruitages)


1. You Can't Judge A Book
2. Too Many Mountains
3. The Grooveline
4. I Was Made To Love Her
5. I Don(t Want To Be With Nobody But You
6. I Don't Waste Your Time
7. Good To Your Earhole
8. Trail Of Tears
9. Little Things
10. Too Rolling Stoned
11. Wild Ride
12. Teenage Love Affair
13. Dodo
14. Chant Of The Ever Circling Skeletal Family



             



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