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BLACKFOOT - Southern Native (2016)
Par ERWIN le 25 Août 2016          Consultée 962 fois

Par Wakondah, le grand esprit est redescendu sur les plaines ? Un peu d'histoire pour situer ce skeud embarrassant avant de reprendre éventuellement le sentier de la guerre. L'immense et essentiel BLACKFOOT n'est plus depuis des décennies, les disputes, l'alcool, les égos et autres décisions incompréhensibles ayant fini par avoir raison de la cohésion des floridains. Jusqu'à il y a peu cependant, les fondateurs Charlie Hargret et Greg T. Walker tournaient sous le nom des pieds noirs. Alors que Ricky Medlocke encaissait - avec un talent monstre il faut bien le dire - les chèques avec les frangins de LYNYRD SKYNYRD. Jusqu'à ce que Rick obtienne les droits sur le nom du groupe après une procédure légale assez vilaine et monte lui-même un groupe de djeuns pour, selon ses propres termes, relever le flambeau. On en est là.

Capital sympathie ambivalent : l'admiration pour l'immense frontman, un des seigneurs ultimes de la six cordes et phénoménal chanteur, s'oppose au lynchage de ce mec super cool qu'est Charlie Hargret par exemple. Difficile d'étayer une telle situation quand on ne tient pas la chandelle. Morale : laissons tomber cet inextricable imbroglio pour nous concentrer sur la zique Voyons voir, mignonne pochette, titre évident, quatre djeuns en lieu et place des mythiques amérindiens et Ricky Medlocke qui orchestre tout ça à la compo et à la production.

Commençons par les bonnes surprises : "Take me home" rappellera indéniablement les classiques indéboulonnables du combo sudiste quelque part entre "Searchin" et "Left turn on a red light". Le chant excellent tente de se rapprocher de celui de Rickey, l'ambiance est à la hauteur. Les grattes sont réussies. A réécouter pour voir si elle tient la route sur le long terme, sinon, bravo ! Sinon, "Call of a hero" va vous replonger dans les ambiances uniques du grand BLACKFOOT. Bah quand c'est réussi, que c'est là, on peut aussi le dire. Un seul homme au monde sait composer ce genre de chansons, il n'y a pas de doutes sur son identité, d'autant que le solo qui clôt cette compo est une vraie merveille.

On sent les influences southern sur "Whiskey train", pas de doute, même si la qualité des "Good morning" et autres "Dry county" n'est pas tout à fait là, notamment dans le chant de l'Iroquois - bin ouais ça le fait non ? - . Les guitares rappellent Charlie et Ricky avec un brin de démonstration technique - pas désagréable en plus - mais l'immense feeling originel reste loin. Bien sûr, aucun doute que le riff de "Satisfied man" sorte de l'explorer du géant Medlocke. Ca sonne pas mal, un peu comme dans ls derniers BLACKFOOT après la séparation. Mais il manque les choeurs si aériens de Walker et le feeling sans pareil de Hargret. Ca a l'air con, mais c'est vrai. IL n'empêche que la zique est bonne.

Sur la vidéo de "Southern native" on voit même Ricky débarquer gratte en bandoulière, dans un effet un peu étrange, mais je ne vis pas ça comme un relais ou un passage de flambeau, plutôt comme une manoeuvre marketing. Le titre est mignon sans être transcendant. La reprise de CROSBY STILLS NASH & YOUNG présente sur l'opus "Ohio" se transforme d'un coup en classique du southern rock, c'est assez savoureux, mais il manque un je ne sais quoi au refrain pour me convaincre. On y était presque. L'instrumental qui clôture le skeud "Diablo loves guitar" est un joli exercice de style, mais reste assez sobre.

"Need my ride" est une chevauchée qui porte bien son nom, mais qui n'atteint en aucune manière les grands classiques du groupe. Certes, la voix de Rossi ressemble à celle de Rick et le son se rapproche beaucoup de celui du BLACKFOOT d'origine mais il y a aussi une petite impression de se faire enfler non ? On nous vend BLACKFOOT et on nous amène une petite bande de djeuns qui savent manier leurs instruments mais qui ne trimballent pas le grand esprit avec eux.

Bref, vous l'aurez compris, ce disque est bien embêtant. Que faut-il faire ? Voir le verre à moitié vide ? Pas un des membres originels n'est présent pour de bon, l'esprit est proche mais ce n'est pas celui du grand BLACKFOOT. Pourquoi ne pas avoir composé avec les égos et revitaliser pour une dernière fois l'alchimie des pieds noirs ? Le calumet de la paix bordel ça existe !! Ou voir le verre à moitié plein : ces petits jeunes ont du talent et se donnent les moyens de bien faire, qui plus est avec l'auguste figure paternelle derrière eux. La musique est agréable et j'imagine qu'en live ça donne bien, le petit Rossi chante comme il se doit et assure à la six cordes.

Je me mouillerai pas la dessus au niveau philosophique, laissons leur une chance de poursuivre l'aventure. Sur le plan musical, c'est bien foutu, agréable. Mais pour le moment, ce n'est pas BLACKFOOT !

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   (3 chroniques)



- Tim Rossi (chant-guitare)
- Rick Krasowski (guitare)
- Brian Carpenter (basse)
- Matt Anastasi (batterie)


1. Need My Ride
2. Southern Nativ
3. Everyman
4. Call Of A Hero
5. Take Me Home
6. Whiskey Train
7. Satisfied Man
8. Ohio
9. Love This Town
10. Diablo Loves Guitar



             



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