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The WEEKND - Starboy (2016)
Par JEREM le 7 Décembre 2016          Consultée 2213 fois

Un peu plus d’un an après le carton mondial de son deuxième album, The Weekend - Abel Tesfaye de son vrai nom - tel un guerrier fait son retour avec un album censé lui permette de conclure définitivement avec le grand public, sans toutefois renier les fans de la première heure pour qui il était, à l’époque, le prince camé et fragile du r’n’b alternatif. Un défi compliqué, mais qui semble largement réussi, le chanteur s’étant classé directement numéro un dans 80 pays. Loin de céder à la facilité, Abel prend des risques en livrant un disque ambitieux, flirtant avec des sonorités 80’s rendant hommage à ses plus grandes références (tels Michael JACKSON, David BOWIE et bien sûr PRINCE).

Bien entouré, l’artiste canadien prend appui sur les producteurs ayant fait son succès. Max Martin déjà à l’origine de ses plus gros tubes, mais aussi les producteurs de ses premiers EP. Niveau featuring, du lourd également avec en ligne de mire DAFT PUNK, excusez du peu. Le célèbre duo casqué est à l’oeuvre sur deux morceaux phares, le premier et le dernier. Le titre éponyme est aussi le premier single et accessoirement déjà un immense hit. Une réussite totale, avec une production un peu old-school et pourtant incroyablement groovy et moderne. Dans cette chanson, Abel nous explique son nouveau statut de superstar, thème important de l'album. Le duo apparaît aussi sur le dernier titre du disque, le très disco « I feel it coming », destiné lui aussi à être un tube prêt à tout ravager. C’est hyper funky et dansant jusqu’à l’épilepsie.

Mais si le chanteur n’hésite pas à se frotter à d’autres registres, il n’en oublie jamais ses racines. En ce sens « Party monster » ravira les fans de la première heure. Beat fracassant, texte chaud comme la braise, voix ténébreuse. L’une des nombreuses bombes du disque. On peut difficilement rester insensible à « False alarm » - qui bénéfice d’un clip ultra-violent - tant le morceau est différent du reste de sa discographie. Le refrain explose dans une ambiance rock-électro. Assez jouissif dans le genre. Avec le très planant « Reminder », on retrouve ce flow, cette ambiance tamisée et furieusement attirante. Du Abel comme on l'aime.

Et soudain, boom, deux machines de guerre. Tout d’abord « Rockin' », bombe disco ventant les plaisirs de l’amour charnel. C’est pop, dansant mais aussi un peu sale, sans oublier un groove irrésistible que n'aurait sans doute par renier feu M.J, bien au contraire. Difficile de ne pas taper du pied frénétiquement en écoutant « Secrets », pur bijou aux influences new wave destinée elle aussi à être un tube parmi tant d’autres. Le refrain d’une redoutable efficace rentre directement dans la tête pour ne plus jamais en sortir. Dans le genre, c'est brillant.

Abel a souvent l’image d’un mec un peu barré et auto-destructeur parlant essentiellement de défonce dans tous les sens du terme. Mais comme ça a été le cas à deux ou trois reprises précédemment, il se fait aussi plus tendre comme sur « True colors », une jolie petite ballade qui vaut surtout pour sa magnifique interprétation. D’autres artistes sont aussi présents pour accompagner le chanteur. Tout d’abord, Lana Del Rey pour un interlude ensorcelant et érotique, et plus loin Future sur « All I know » qui renoue avec des bases hip-hop très solides pour notre plus grand plaisir. Mais c’est surtout le titre avec Kendrick Lamar qui fait toute la différence. Le texte parle de leur parcours, de leurs erreurs, de comment ils se sont construits. La prod elle, est tout simplement brillante tout comme leur interprétation, subtile et inspirée.

La deuxième partie du disque est un poil moins forte, mais c’est surtout pour chipoter. Dans le haut du panier, on y retient « Six feet under », excellente et sombre à souhait. « Ordinary life » est aussi le mix parfait entre le passé musical d’Abel et ce qu’il veut représenter aujourd’hui. Et plus que tout, on ne peut pas passer à côté de « Die for you », ballade sensuelle et romantique où le chanteur clame tout son amour pour sa chère et tendre. C'est le morceau qui dresse les poils tant l’interprétation du jeune chanteur atteint des sommets dans l’émotion.

Bref, avec ce troisième album, le jeune Canadien de 26 ans confirme son statut de superstar. Il plonge dans la pop, mais cela intelligemment, en y amenant sa patte et son univers très affirmé. En dehors de deux ou trois morceaux légèrement anecdotiques, Abel Tesfaye, telle une machine de guerre, donne tout ce qu’il a, montrant qu'il en a dans le ventre et qu'il n'est pas seulement de passage.

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   JEREM

 
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- Abel Tesfaye (chant, producteur, compositeur, choeurs)
- Daft Punk (production)
- Max Martin (production)
- Lana Del Rey (chant, choeurs, composition)
- Kendrick Lamar (chant, composition)
- Future (chant, choeurs, composition)
- Cashemere Cat (production)
- Payami (production)
- Ben Billions (production)


1. Starboy
2. Party Monster
3. False Alarm
4. Reminder
5. Rockin'
6. Secrets
7. True Colors
8. Stargirl Interlude (feat. Lana Del Rey)
9. Sidewalks (feat. Kendrick Lamar)
10. Six Feet Under
11. Love To Lay
12. A Lonely Night
13. Attention
14. Ordinary Life
15. Nothing Without You
16. All I Know (feat. Future)
17. Die For You
18. I Feel It Coming



             



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