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Robbie WILLIAMS - Rudebox (2006)
Par ERWIN le 31 Mai 2017          Consultée 305 fois

Nous continuons tranquillement la carrière professionnelle de notre égérie des années 2000 from Albion. Robbie WILLIAMS est au top du top, ses fans clubs se comptent par centaines et les ventes n’ont jamais cessé d’être excellentes malgré une conjoncture qui ne s’y prête guère. Bien sûr, nous n’avons pas affaire à un grand créateur de musique, mais tant qu’à faire, Robbie est tout de même plus sympathique et pop que nombre des vainqueurs des star ac et autres roucoulades de mes deux qui envahissent peu à peu les plateaux télé. Voici donc sa septième contribution au monde de la pop, et on constate de suite avec plaisir qu’il a repris son ancienne typo ! Le traditionnel a du bon !

Comme à l’accoutumée, l’opus est plein jusqu’à la gueule et pas moins de 5 singles en sont extraits. Et surpris vous allez être ! Voyez donc ce flow étonnant sur l’emblématique "Rudebox", le refrain est chanté mais globalement, on sent un net infléchissement dans son style. Cela dit, c’est bien sympa mais ça ne casse que peu de briques ! On va retrouver un peu partout cet aspect rap, notamment avec la collaboration des PET SHOP BOYS sur "She’s Madonna", ou Robbie campe une brunette à frange poilue bien décalée. Le single est un clin d’œil évident aux allemands de KRAFTWERK, la compo posera d’ailleurs moults soucis à Robbie, mais il s’agit incontestablement du single le plus réussi. Avec "Kiss me" on nage en pleine électro mainstream avec un refrain sympa, et une video bien fendante. L’aspect électro funk de "Lovelight " poursuit la quête générale de l’album. Toutefois, le titre suivant part totalement à l’oblique ! Mais oui chers amis, voyez donc cela "Bongo bong et je ne t’aime plus" est bien entendu la reprise de notre vénéré groupe frenchy la MANO NEGRA ! Il est agréable de constater que nos artistes sont écoutés outre manche ! Au final, la version de Robbie est mignonne mais n’atteint nullement au sublime du classique que nous connaissons tous!

Et ça part dans tous les sens : nous avons dans ce skeud une reprise des HUMAN LEAGUE, souvenir de l’adolescence de notre artiste. L’ambiance n’est pas désagréable et a au moins le mérite de remettre au goût du jour un des ténors de la new wave romantique. L’effort est méritoire mais si la voix de Phil Oakey est irremplaçable. Nous apprécierons aussi particulièrement les accents électro synth pop sur la chouette "The actor", sorte d’hommage aux acteurs favoris de WILLIAMS. "Never touch that switch" nous replonge dans une transe électro assez étonnante de la part de l’ex-éphèbe. On retrouve à nouveau les aspects synth pop qui ont du le marquer étant ado, ma préférée de l’album avec sa rythmique lancinante. "Summertime" n’a rien à voir avec le classique de GERSHWIN, mais la douceur de la compo ne rebute pas, bien au contraire, c’est même addictif, cette pop avec l’agréable timbre du Rob. "Viva life on Mars" et ses accents bouseux sudistes sont rigolos, la video nous montre un Urban cowboy sur le retour qui ne manque pas de piment, on est vraiment sur Mars ! Rassurez-vous, ni le banjo ni les quelques gimmicks éculés ne rangent cette song du coté de la country ! Les aspects rock steady de "Good doctor" font aussi partie des bonnes surprises, c’est drôle et pas prise de tête pour un rond !

Une galette toutefois placée sous le signe du hip hop : encore un pseudo flow sur la poppy "Keep on", la mélodie marque bien l’esprit. Nous retrouvon nos icones du hip hop les PET SHOP BOYS sur "W’e’re the Pet Shop Boys", et on nage dans l’électro la plus mainstream avec ce beat que ne renieraient pas les ténors de la trance music des nineties ! On se croirait en plein "The Meltdown" par instant ! Et puis ces deux ovnis que sont "The 80’s" et "The 90’s" ! Quelle curieuse démarche ! Mais au moins, les idées fusent de partout, ce qui a au moins le mérite de rendre Robbie sympathique ! On le voit donc typé années 80 dans le premier titre, avec une consonnance plutôt A-HA, ne serait-ce le flow encore présent. La suivante nous fait progresser de 10 ans -cte blague ! – et on est témoin d’un nouveau flow sur une rythmique qui emprunte cette fois plus à la brit pop de BLUR ou d'OASIS. On en termine avec "Dickhead" - littéralement « Tête de noeud » - ou Robbie tente littéralement de singer EMINEM.

Bref, les amateurs de la star britannique seront encore satisfaits, cela ne fait pas le moindre doute. Robbie WILLIAMS reste qualitatif, même avec cette évolution marquée vers l’électro et le Rap. Rien de choquant, quelques titres vraiment sympas et un ensemble cohérent qui permettent à l’artiste d’évoluer dans une pop au final de bon aloi. On ne peut décemment pas faire mieux que 3, mais c’est un vrai 3 qui s’écoulera à plus de 2 millions d’exemplaires sans même toucher le marché de ‘oncle Sam. Il plaira à tous les fans de mainstream. et s’il vous en faut un, choisissez Robbie plutôt qu’un autre !

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Non disponible


1. Rudebox
2. Viva Life On Mars
3. Lovelight
4. Bongo Bong And Je Ne T’aime Plus
5. She’s Madonna
6. Keep On
7. Good Doctor
8. The Actor
9. Never Touch That Switch
10. Louise
11. We’re The Pet Shop Boys
12. Kiss Me
13. The 80’s
14. The 90’s
15. Summertime
16. Dickhead



             



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