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Michael JACKSON - Ben (1972)
Par ERWIN le 30 Août 2018          Consultée 306 fois

Nous voici face au deuxième album de Michael JACKSON. Le premier, Got to be there, avait eu son petit succès avec plus de 4 millions de disques vendus. Pas mal... ? Oui une paille quand on sait combien vendra Thriller quelques années plus tard, mais tout de même ! La Motown de Berry Gordy se met toute entière en branle derrière sa star adolescente, au risque de priver les JACKSON FIVE de leur fer de lance. C'est la logique du moment, la soul se mue peu à peu en funk et les papes du son d'alors voient tous en Michael la méga star de demain. Tout était prévu depuis le début par Joe Jackson, de toutes manières. Alors, ce nouvel opus vaut-il mieux que sa postérité -inexistante- le laisse supposer ? Voyons plutôt !

Il y a un standard sur ce skeud ! L'album tient tout entier sur la seule force probante de «Ben», sans doute le premier classique de la carrière solo du futur roi de la pop - Ouais, on va dire que «Rockin robin» ne le fait pas assez ! -. Il est tiré de la B.O. du film Willard, grand succès de l'année. La chanson atteint les sommets des tops de nombreux pays. Certes, elle est un brin larmoyante mais elle est belle ! Dans le positif, Smokey ROBINSON est de la partie avec «My girl» où Michael force encore pas mal sur sa juvénile voix et ne s'approprie pas vraiment le classique des TEMPTATIONS. Enfin, «Greatest show on earth» est à écouter, malgré une orchestration qui fait la part belle aux sonorités kitsch.

Quelques petits titres funky ? Le petit funk de «What goes around comes around» manque clairement d'énergie. «Shoo be doo be doo da day» n'est pas plus réussi, et Michael force trop sur sa voix. On tente de rentrer sur les terres de la Blaxploitation et d'Isaac HAYES avec «People make the world go round», mais le résultat n'est pas à la hauteur des attentes. Michael se prend pour Barry WHITE en débutant «In our small way» avec un petit spoken word, la suite est carrément à oublier.

Le reste n'est pas bien folichon... Le slow «Everybody's somebody's fool» sonne bien kitsch avec son orchestration typée seventies et un allant certain pour la variété. On peut dès lors se demander quel était le sens de la démarche de Gordy, transformer Michael en une star de la variété ? La compo de Gordy «You can cry on my shoulder» est à oublier bien vite. La petite rythmique de guitare de «We've got a good thing goin» est bien gentille, mais l'histoire ne la retiendra pas.

Sans surprises, ce deuxième album solo se vend un peu mieux que le précédent, cinq millions d'unités à travers le vaste monde. Pas encore la poule aux œufs d'or, mais Gordy est persuadé du destin de Michael, alors âgé de quatorze ans. Donc, on va continuer jusqu'à trouver la formule gagnante. Pour cet album, je conseille de découvrir «Ben» à tous ceux qui ne la connaissent pas encore et d'oublier le reste sans la moindre pitié !

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   ERWIN

 
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1. Ben
2. Greatest Show On Earth
3. People Make The World Go Round
4. We've Got A Good Thing Goin
5. Everybody's Somebody's Fool
6. My Girl
7. What Goes Around Comes Around
8. On Our Small Way
9. Shoo Be Doo Be Doo Da Day
10. You Can Cry On My Shoulder



             



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