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- Style : Prince, Madonna, Rick James , Terence Trent D'arby

Michael JACKSON - Bad (1987)
Par ERWIN le 12 Septembre 2018          Consultée 471 fois

Comment faire pour qu'une fois parvenu au sommet on dépasse ce même sommet ? Michael JACKSON prévoyait de vendre 100 millions d'exemplaires de Bad... ça semble beaucoup d'autant que les préoccupations de l'artiste tournent encore plus qu'avant autour de son statut et que les opérations chirurgicales commencent à prendre un rythme anormal. De même, on voit sur la couv' de suite que la couleur de Michael a évolué... On n'est pas là pour parler santé, mais que ce soit le soin du Vitiligo, l'amincissement de son nez et l'agrandissement de sa mâchoire, Michael a déjà pas mal changé. Et pas en bien... Ce "Mauvais" sort sur ces entrefaites et l'attente mondiale est énorme autour de ses premiers singles, quasi intégralement composés par Michael lui-même. Fait unique dans l'histoire de la musique, les cinq premiers singles de Bad atteignent la première place du billboard. A priori, ça part bien pour la succession de Thriller.

Cinq singles numéro un... Voilà qui laisse rêveur. Cette extraordinaire ronde débute avec "I just can't stop loving you", un duo avec la chanteuse Siedah GARRETT. Sid et Michael font de ce slow une belle chanson d'amour bien romantique. D'un strict point de vue musical, la chanson est mainstream et très racoleuse, on est fort proche des thèmes du R'n'B mais c'est vraiment très bien foutu. Le suivant, l'éponyme "Bad", était entendu au départ comme un futur duo avec PRINCE. La composition est de haute volée, avec une basse qui mène la danse. On peut légitimement penser qu'il s'agit d'un titre du même niveau que ceux de Thriller, même si je trouve qu'on n'atteint pas au sublime de "Billie Jean" ou surtout de "Beat it" dont le sujet et la video sont raccords. Mais c'est excellent, pas le moindre doute.

"The way you make me feel" est un Funky pop de belle allure, avec un beat de synthé à la PRINCE -décidément- et des cuivres qui ensoleillent le morceau. Une chanson sur la drague, au sujet tout simple, mais la maison de disque semblait tenir à l'idée que Michael puisse être un séducteur. La poppy "Man in the mirror" est une composition très mainstream, taillée pour les tops. Pas dansante pour deux sous, elle joue sur les aspects sentimentaux sans être un slow. Elle reflète les pensées de Michael, c'est l'évidence, lui qui va peu à peu se perdre dans la contemplation de son miroir. Enfin, dans le trip rock, et pour succéder et surfer sur la vague de « Beat it », nous avons ici "Dirty Diana", à l'atmosphère oppressante et au riff de guitare bien péchu, avec un solo du seul et unique pyrotechnique Steve STEVENS – qui succède donc à Edward VAN HALEN sur un album du roi de la pop -, Mon titre préféré de l'album.

Mais si les numéros un du billboard s'arrêtent là, la course aux singles continue de plus belle. "Another part of me" n'est guère mémorable, un des titres les plus faibles de l'opus à mon sens. Qu'il n'ait pas eu le même succès malgré les circonstances n'est donc guère étonnant. En revanche, "Smoth criminal" tient fort bien la route avec son rythme pied au plancher. Tous les trademarks du JACKSON y sont présents jusqu'à ce refrain en falsetto. "Leave me alone" est du même tonneau que "Another part of me", pas fondamentale ni vraiment inutile. Enfin, le slow "Liberian girl" n'est pas vilain, mais certainement pas à la hauteur des premiers singles. La video qui montre une foule de personnalités du show biz ne change rien au fond du problème, mais avoir choisi de mettre le triste Liberia en vedette est une idée honorable de Michael.

Seules deux chansons ne vont pas sortir en single sur cet album. Le chant sur "Speed demon" ne ressemble pas beaucoup à l'habituel. La basse est en revanche nucléaire sur un groove funk assez classique. Une des chansons oubliées de Michael, comme il en existe quelques unes. Et nous avons le duo avec Stevie WONDER, "Just good friends", un funk très typé eighties et dont le refrain est vraiment chouette. Le grand Stevie y tire fort bien son épingle du jeu, plus agressif qu'à l'ordinaire. Le sujet du titre rappelle la gentille dispute sur "The girl is mine" avec le scarabée Paulo. Un morceau sympa et plutôt efficace.

Il est évident que la perfection de Thriller n'est pas atteinte, loin s'en faut. On navigue sur le même niveau que Off the Wall à mon sens. Mais on ne saurait dénier une force probante aux cinq premiers singles. Bien sûr, la postérité des titres "Bad", Dirty Diana" ou "You make me feel" est totale après plus de trente ans. Il est difficile d'être sévère avec une pièce d'histoire, mais à la note de 3,5 que mérite les compositions, il faut rajouter l'importance historique de l'opus, la qualité évidente de toutes les videos qui tournent en boucle sur MTV. Michael JACKSON est bien au sommet de la musique en cette fin des eighties.

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   ERWIN

 
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1. Bad
2. The Way You Make Me Feel
3. Speed Demon
4. Liberian Girl
5. Just Good Friends
6. Another Part Of Me
7. Man In The Mirror
8. I Just Can't Stop Loving You
9. Dirty Diana
10. Smooth Criminal
11. Leave Me Alone



             



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