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HARD ROCK  |  STUDIO

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1985 Stormchild
2006 Night Of White Rock
 

- Style : Scorpions
- Membre : Michael Schenker , Wolfpakk, Msg, Beggar's Jam
- Style + Membre : Bonfire, Phantom V, Rock Wolves
 

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MAD MAX - 35 (2018)
Par GEGERS le 30 Août 2018          Consultée 310 fois

Mais que se passe-t-il chez MAD MAX : depuis la publication de son album Another Night of Passion en 2012, censé se présenter comme une suite à l'album Night of Passion de 1987, le groupe allemand semble plus enclin à regarder dans le rétroviseur qu'à aller de l'avant. Des albums résolument passéistes et sans grande inventivité, malgré une efficacité certaine, un opus complet constitué de réenregistrement d'anciens morceaux... MAD MAX semble comme à l'arrêt, coincé dans un passé fantasmé qu'il ne revivra pas. Pourtant, pour le surbooké Michael Voss, consacrer du temps à son groupe de coeur devrait être synonyme de plaisir, lui qui oeuvre dans l'ombre des plus grands du hard rock comme producteur depuis plusieurs décennies. Retrouver son comparse Juergen Breforth, avec qui il a composé quelques des riffs et morceaux les plus efficaces du hard rock allemand devrait lui donner envie de se faire aventureux, comme le groupe avait su l'être sur des albums tels que Here We Are ou Welcome America.

L'objet de la nostalgie est cette fois l'âge du groupe. 35 ans, pas vraiment un âge rond ni canonique, mais suffisamment remarquable pour en faire le titre de l'album, et l'objet d'un morceau complet. On sait dès lors que MAD MAX va passer un nouvel album à se regarder le nombril, à parler de sa passion, à évoquer son amour inconditionnel pour le hard rock de papa... et c'est en partie vrai ! "35", le morceau-titre, joue habilement sur le passé du groupe, les paroles proposant de nombreux clins-d'oeil aux morceaux emblématiques du groupe. Il y a un groove sympathique, mais ce mid-tempo agrémenté d'un refrain sans grande audace ne revêt pas grand intérêt. "We’re fu*king 35, and still alive… on we ride !" Tout cela est bien sympa, mais si l'exploit n'est pas à minimiser, est-il vraiment nécessaire que le groupe s'auto-décerne ainsi une médaille ? Sur "Rocky Road", le groupe remet ça. Cette ballade lancinante, qui n'est pas si loin des ambiances de "Say Goodbye To Hollywood", narre les hauts et les bas, les voyages autour du monde, la survie malgré les embûches. Musicalement néanmoins, ce titre vaut le coup, puisqu'en son milieu il se transforme en un titre énergique transcendé par un long solo flamboyant de Juergen Breforth qui, semble-t-il, n'a pas encore d'arthrose dans les doigts !

Pourquoi ainsi en faire tout un flan ? Car lorsque MAD MAX ne passe pas son temps à s'autocongratuler, son hard rock reste plaisant. Musclé, et plus moderne que les deux précédentes réalisations du groupe, "Running to Paradise" sait par exemple se faire énergique et mordant, proposant de sympathiques harmonies de guitares et un refrain d'une intensité savoureuse. Plus conventionnel, "Beat of the Heart" reste un morceau AOR inspiré et mêlant astucieusement choeurs musclés et mélodies légères, le tout transcendé par un refrain particulièrement efficace, mettant en avant la voix toujours puissante de Michael Voss. Titre le plus moderne de l'album, "D.A.M.N." est sans conteste sa perle. Le titre se fait particulièrement enlevé, agrémenté de "piques" mélodiques qui ne sont pas sans évoquer le travail de Matthias Jabs des Scorpions. Le refrain, à nouveau et c'est une constante sur le début d'album, est particulièrement réussi et peut rappeler l'époque Night Of White Rock (2006).

D'autres bonnes surprises, quoique plus conventionnels, parsèment l'album, à l'image du très énergique "Goodbye To You" qui n'aurait pas fait tâche sur l'album Stormchild. Notons également une reprise fidèle mais percutante du "Paris is Burning" de DOKKEN. Mais à s’appesantir sur son âge, MAD MAX génère tout de même un certain agacement. Ne trouvez-vous pas que lorsqu'un groupe parle de lui, c'est qu'il n'a finalement pas grand chose à dire ? Si musicalement, 35 est une réussite, globalement supérieure aux albums de 2012 et 2013, il reste néanmoins difficile d'occulter ce lassant côté Narcisse. Beaucoup ne seront sans doute pas dérangés et passeront un excellent moment à l'écoute de ce treizième album des Allemands. Les autres tenteront de passer outre les défauts d'un groupe qui frise parfois la parodie.

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   GEGERS

 
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- Michael Voss (chant, guitare)
- Jürgen Breforth (guitare)
- Thomas “hutch” Bauer (basse)
- Axel Kruse (batterie)


1. The Hutch
2. Running To Paradise
3. Beat Of The Heart
4. D.a.m.n.
5. Snowdance
6. Thirty 5
7. Already Gone
8. False Freedom
9. Goodbye To You
10. Rocky Road
11. Paris Is Burning



             



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