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SCORPIONS - Virgin Killer (1976)
Par GEGERS le 8 Février 2011          Consultée 3996 fois

Après un In Trance couronné de succès (notamment au Japon) et qui permit à SCORPIONS d'entrevoir doucement la fin des galères, Virgin Killer constitue un véritable choc. Un choc visuel tout d'abord, sa pochette ayant été censurée dans de très nombreux pays à l'exception de la France et du Royaume-Uni. Il faut dire que cette photo d'une jeune fille nue, placée derrière une vitre brisée au niveau de son sexe, n'est pas un exemple de bon goût. Le groupe lui-même renia bien vite ce visuel, choisi par sa maison de disques de l'époque afin de générer un ramdam commercial. Un goût douteux, et une mauvaise interprétation de la part de RCA du titre « Virgin Killer », qui prend tout son sens à l'écoute des paroles du morceau éponyme : il n'est nullement ici question de tueur de vierge, ou de vierge tueuse comme put l'affirmer Tipper Gore à l'époque, brandissant la pochette de l'album comme l'avatar du diabolisme du hard rock et du heavy metal. Cette expression, comme l'expliquera plus tard Uli Jon Roth, auteur des paroles, désigne les méfaits de l'âge adulte, qui annihile notre candeur et se fait le bourreau de notre virginité originelle... une thématique bien pieuse en somme...

Mais Virgin Killer, c'est aussi et surtout un choc auditif. Sous la houlette de Dieter Dierks, désormais « membre » indissociable du groupe et artisan de sa croissance, SCORPIONS renforce à nouveau son côté rock et mordant pour flirter avec le heavy metal et proposer des morceaux d'une violence inouïe pour l'époque, à l'image du riff saignant du morceau titre cité plus haut. « Virgin Killer », le morceau, est une débauche d'énergie et de violence pures. Bien aidé par le chant habité d'un Klaus Meine désormais en pleine possession de ses capacités vocales (après s'être cherché le temps de quelques albums), ce morceau s'impose comme un brûlot imparable dont la flamboyance n'a d'égale que la rugosité. Premier des quatre morceaux signés de la main de Roth sur l'album, il témoigne de l'inspiration décidément décalée du guitar-hero teuton. Ce dernier signe trois autres titres, parmi lesquels le délire hendrixien « Hell-Cat », anecdotique et à l'opposé de l'identité scorpionnesque, le groovy et technique « Polar Nights », et la magnifique ballade servant de point final à l'album, la mésestimée « Yellow Raven », admirable en tout points et véhiculant une émotion d'une intensité ébouriffante.

Accomplissement de la complémentarité de la paire Schenker/Meine, Virgin Killer voit le guitariste et le chanteur proposer quelques titres hard rock imparables et destinés à devenir des classiques, tout du moins des incontournables en concert dans les années 70. C'est le cas du morceau d'ouverture, « Pictured Life », dont la mélodie luminescente en fait un tube délectable que l'on se repasse sans lassitude. Il en va de même pour le débridé et rapide « Catch Your Train », dont le thème (la routine, la misère quotidienne) en fait un réveille-matin du meilleur effet ! Itou pour « Backstage Queen », groovy et rock'n'roll, qui complète ce triptyque d'anthologie.

Si Virgin Killer peut souffrir d'une certaine incohérence dans l'agencement des morceaux qui le composent (tous les titres signés Roth sont placés en fin d'album), il constitue un quasi sans-faute quant à la qualité des morceaux. Livrant quelques ballades d'une beauté à couper le souffle (« Yellow Raven », précédemment citée, la mélancolique et sombre « In Your Park », ou encore la désespérée et solennelle « Crying Days »), SCORPIONS met ainsi parfaitement en valeur ses titres les plus énergiques et rageurs, se transformant ainsi en un des groupes les plus violents de l'époque.

Mais si l'album permet au groupe allemand devenir une véritable star au Japon (l'album se classant premier dans les charts du pays du soleil levant), il ne constitue pas encore l'aboutissement de la première partie de carrière du groupe. Taken By Force, paru l'année suivante, en constituera le climax.

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- Klaus Meine (chant)
- Uli Jon Roth (guitare, chant)
- Rudolf Schenker (guitare)
- Rudy Lenners (batterie)
- Francis Buchholz (basse)


1. Pictured Life
2. Catch Your Train
3. In Your Park
4. Backstage Queen
5. Virgin Killer
6. Hell Cat
7. Crying Days
8. Polar Nights
9. Yellow Raven



             



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