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2003 Permission To Land
2005 One Way Ticket To Hel...
2012 Hot Cakes
2015 Last Of Our Kind
2017 Pinewood Smile
2018 Live At Hammersmith
2019 Easter Is Cancelled
2021 Motorheart
 

- Style : Queen, Ac/dc

The DARKNESS - Motorheart (2021)
Par GEGERS le 25 Décembre 2021          Consultée 593 fois

Depuis que The DARKNESS est sorti de nulle part en 2003 pour connaître un succès fulgurant autant qu’éphémère, le groupe cristallise les avis tranchés. Il y a ceux qui voient dans le falsetto de Justin Hawkins, 'un peu plus près des étoiles', rien de plus qu’une incarnation nouvelle de Spinal Tap, et déplorent une certaine vacuité dans les plans de guitare véloces de son frangin Dan. Mais sans crier au génie, et même si "I Believe In a Thing Called Love" reste sans doute le riff hard-rock le plus efficace composé depuis le début du siècle, il est dommage de vouloir résumer la carrière du groupe à une grosse pantalonnade, ou au contraire crier haut et fort que son hard-rock est construit de manière on ne peut plus sérieuse. The DARKNESS veut se poiler, mais une poilade de qualité. Lorsque les Britanniques parviennent à placer convenablement les curseurs, cela donne des albums réussis, à l’image de Permission To Land ou Hot Cakes, le formidable album du retour. Ces dernières années néanmoins, les frangins Hawkins nous ont plus souvent déçus qu’emballés.

Ainsi, Motorheart est un album que l'on accueille sans vraiment savoir quoi en attendre. On se doute bien que, sous ses velléités hard-rock et son identité de façade, chaînon manquant entre AC/DC et QUEEN, The DARKNESS est surtout un groupe de power-pop qui pourrait fort bien se passer de la distorsion pour habiller ses compositions tantôt directes, tantôt alambiquées, parfois à la limite de l'écoutable tant les tiroirs se cumulent jusqu'à la nausée ("Jussy's Girl"). Tout comme sur son prédécesseur Easter is Cancelled, Motorheart possède un cœur très mélodique, hard-rock dans la forme, indescriptible sur le fond. Justin Hawkins est un boute en train, c'est une évidence, mais souhaite que les auditeurs n'abordent pas sa musique comme une vaste blague.

Les neuf chansons ici présentées s'étendent sur une durée de 35 minutes, juste le temps nécessaire pour proposer ce qu'il faut de chœurs entraînants, de riffs qui le sont tout autant, et pour apprécier le falsetto aérien du chanteur s'en donnant à cœur joie sur "Nobody Can See Me Cry" qui ne le voit pas toucher terre. Finalement, et bien qu'il soit un des titres les plus directs et 'riffus' proposés par le groupe depuis longtemps, l'introductif "Welcome Tae Glasgae" est caractéristique de cette complexité qui définit la musique de The DARKNESS sur "Motorheart", avec sa batterie galopante et ses cornemuses qui soutiennent ce morceau dédié à cette bonne ville de Glasgow où "les femmes sont splendides et la nourriture correcte". Les bonnes idées sont nombreuses, mais plusieurs motifs se succèdent au sein du même morceau, pour finir par paumer l'auditeur qui ne sait jamais vraiment à quoi s'accrocher. Il y a bien sûr cette inévitable salve de morceaux hard-rock efficaces évoquant les débuts du groupe, à l'image du réussi "The Power and the Glory of Love", ou encore la majeure partie du précité "Jussy's Girl" (Aurais-tu une copine qui te ressemble physiquement mais qui serait moins difficile ?, demande Hawkins). S'ajoutent de sympathiques ritournelles pop fortement infusées de l'influence QUEEN ("Sticky Situations"), mais il n'y a rien ici que l'on ait envie de reécouter plus souvent. D'autant plus que s'ajoutent une poignée de morceaux dont on se demande comment ils ont pu être sélectionnés pour figurer sur l'album, à l'image de "Speed of The Nite Time" qui clôture l'album sans qu'à aucun moment nous ayons l'impression d'écouter autre chose qu'un mauvais titre de new-wave légèrement électrifié. Une horreur.

Il y a des sourires, des clins d'œil et quelques rares riffs de tueurs. Voici ce que l'on peut retenir de ce septième album de The DARKNESS qui, sans sombrer dans la même indigence que Pinewood Smile (2017), peine néanmoins à proposer des compositions réellement marquantes. Un album passe-partout pour un groupe qui, décidément, s'étiole.

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- Justin Hawkins (chant, guitare)
- Dan Hawkins (guitare)
- Frankie Poullain (basse)
- Rufus Tiger Taylor (batterie)


1. Welcome Tae Glasgae
2. It’s Love, Jim
3. Motorheart
4. The Power And The Glory Of Love
5. Jussy’s Girl
6. Sticky Situations
7. Nobody Can See Me Cry
8. Eastbound
9. Speed Of The Nite Time



             



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