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THREE DOG NIGHT - Naturally (1970)
Par ERWIN le 8 Décembre 2022          Consultée 474 fois

Le succès est arrivé très vite pour les THREE DOG NIGHT. Leur job est à présent, une fois arrivés au sommet des charts et reconnus comme un must en concert, de rester à cette place, de maintenir la cohésion et de régler les problèmes d’ego pour permettre de rester au top. Regardez la pochette de leur quatrième opus studio, ça fait envie comme ambiance, non ? On y voit les trois chanteurs en compagnie de leur quatre super musiciens en train de jammer sur la terrasse d’une sublime baraque surplombant un quelconque océan. Dur dur, la vie de rock star ! A peine deux ans après leur colossal début, les 7 musiciens donnent tout pour que leur momentum continue, ça se voit et ça s’entend.

Le premier single est "One Man Band" - 19ème -, à l’identité toujours très psychédélique, hammond et fuzz de rigueur, avec un Mike Allsup très présent à la guitare tout au long du titre qui voit les trois chanteurs à l’unisson, dégageant une superbe efficacité, comme c’est souvent le cas. Composé pour cet album, ce titre, une vraie merveille du genre, n’a pas pris pour moi la moindre ride, et doit rester comme un des symboles forts de la musique du groupe, à écouter impérativement. Comme toujours, Dany Hutton dispose de sa chanson "Liar", qu’il chante de manière assez agressive, même si sa voix paraît lointaine et sous mixée. On lui préfère la version de Russ BALLARD comme il se doit, difficile de concurrencer le maître dans son domaine. Le single sera 7ème des charts.

L’hymne "Joy To The World" est là, armé de toute sa candeur, bénéficiant de la voix puissante de Chuck, ses deux collègues assurant les cachous derrière. Les Denver Broncos de la NFL l’utilisent pour signaler chacune de leurs victoires. Il y a du gospel et du sacré là-dedans. Cette chanson de Hoyt Haxton est une vraie merveille de bonne humeur et les THREE DOG NIGHT en ont fait un supra classique encore aujourd’hui très vibrant, et qui fait partie de l’inconscient collectif. Un numéro UN incontestable du billboard pendant plusieurs semaines. Il y a tout de même un écart invraisemblable entre les sentiments qu’inspire la chanson paradisiaque et l’état de son chanteur, plongé dans les affres de l’héroïne. Le single de 71 s'est vendu à 5 millions d’exemplaires.

Et puis FREE, comme d’habitude ai-je envie de dire, les grands ainés anglais ont vraiment tapé dans l’oreille de nos ricains ! Cette fois, c’est "I’ll Be Creeping" qui passe le test, chanté par Cory Wells – comme il se doit chaque fois que Paul RODGERS est de la partie. On ne compare pas les solos de Mike et de Paul Kossof, leurs styles diffèrent trop, mais l’Américain s’en sort fort bien. Bien sûr, cette version est plus mainstream, mais sait garder ses couilles intactes. La chanson de Steve WINWOOD "Can’t Get Enough of It" trouve ici une seconde vie par la grâce de nos trois chiens avec un Cory Wells déchaîné, comme il se doit sur ce titre bien fendard aux consonances bluesy.

"I Can Hear You Calling" profite aux trois chanteurs pour le meilleur, chacun donnant la pleine mesure de sa voix. Cette song se tient parfaitement pour ouvrir la nouvelle livraison. On oscille entre hard et soft-rock avec efficacité. Chuck Negron est évidemment à la manoeuvre sur la douce "Sunlight" qui s’impose comme un pur instant de quiétude au milieu de cette débauche sonique. L’ensemble sonne effectivement très ensoleillé, tout de nonchalance vêtu, on se croirait sur une plage des Caraïbes, et c’est bien agréable.

Chanson du grand Alan O’DAY habitué aux premières places du billboard avec ses super compositions de soft rock – son "Undercover Angel" ou le "Angie Baby" de l’australienne Helen REDDY -, "Heavy Church" est en parfaite osmose avec ce genre de chansons. Le hammond y est tranquille et la fusion des voix de nos trois chanteurs fait le reste pour un véritable instant de grâce musicale. On se voit bien dans l’église en effet ! "I’ve Got Enough Heartache" nous laisse pareil dans les ambiances chères aux liturgies américaines, pour une débauche de choeurs superbes, piano tranquille et guitare à donf.

Une nouvelle fois, les musiciens se donnent une belle récréation avec leur instrumental "Fire Eater". On sent la fusion qui opère dans la section entre le colosse canadien Black Sneed et le bassiste Schermy, une assise essentielle qui permet aux deux solistes Greenspoon et Allsup de s’éclater aux claviers et à la guitare. Les aspects psychédéliques se mixent ici aux tendances progressives, comme c’est souvent le cas. Un instant de pure éclate virtuose, nouvelle preuve du fait que le groupe en est un et non le backing band des trois chanteurs.

Bon, c’est la grosse fiesta du rock made in USA ! Gros son, musiciens au top de leurs capacités et nos trois chanteurs qui s’amusent et paraissent en pleine possession de leurs moyens. A retenir en première ligne, l’inerralable "Joy To The World" et son cortège de bonne humeur. Probablement l’album que j’écoute le plus des THREE DOG NIGHT. Il est vraiment bandant de bout en bout et se laisse vraiment bien écouter. Je reste sur un quatre puissant.

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   ERWIN

 
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- Cory Wells (chant)
- Chuck Negron (chant)
- Dany Hutton (chant)
- Mike Allsup (guitare)
- Jimmy Greenspoon (claviers)
- Joe Schemry (basse)
- Floyd Sneed (batterie)


1. I Can Hear You Calling
2. One Man Band
3. I’ll Be Creeping
4. Fire Eater
5. Can’t Get Enough Of It
6. Sunlight
7. Heavy Church
8. Liar
9. I’ve Got Enough Heartache
10. Joy To The World



             



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