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THREE DOG NIGHT - Hard Labor (1974)
Par ERWIN le 14 Décembre 2022          Consultée 451 fois

Les THREE DOG NIGHT n’ont jamais été connus pour le côté subversif de leurs pochettes de disques, la faute à des maisons d’éditions bien trop frileuses malgré les années de révolution sexuelle qui ont précédé. On se souvient tout de même de la pochette de Wizards Oranges, du 3ème opus de nos chiens nocturnes. Mais, cette fois, on passe de l’autre côté de la barrière avec ce burlesque spectacle d’accouchement qui conjugue grotesque, insoutenable et humour décapant. Est-ce le batteur Floyd qui tient l’objet de l’accouchement entre ses petites mimines, ce disque noiraud qui vient de sortir de l’étrange créature au premier plan ? Allez savoir, tout ça est bien attractif et si tel était l’objet, c’est réussi. Moins prosaïquement, ceci est le neuvième opus de nos ricains.

Cory Wells attaque son tour de chant avec "Sure As I’m Sittin Here", le second single. Le groupe porte cette reprise de John HIATT à la 16ème place du billboard. Un petit rythm’n’blues à la sauce poppy agréable à l’écoute mais qui ne laisse pas un souvenir très vivace. La "Sitting In Limbo" de Jimmy CLIFF nous amène vers d’autres influences, mais la voix magique de Cory parvient à assimiler le titre et à le faire sien avec toujours la même aisance. Son petit beat d’orgue est délicieux. Evidemment, Daniel Moore est de la partie avec "On The Way Back Home", un petit mix de countrypolitan et de gospel, à oublier rapidement. Allen TOUSSAINT bien sûr, on sait depuis longtemps qu’il s’agit de la came de Cory, alors "Play Something Sweet" sonne plutôt bien.

Comme souvent, Chuck Negron est en charge des titres les plus atmosphériques, tel le slow "Anytime Babe", pas mémorable pour deux sous, aussitôt suivi par "I’d Be So Happy", plus digeste, avec des arrangements sophistiqués et un refrain de haute volée. On retrouve la charmante introduction du cirque - "Prelude" - sur le titre emblématique de cette livraison. Il s’agit comme son nom l’indique de "The Show Must Go On", une ritournelle qui nous gyrophare à fond sur les couplets. Chuck force sur sa voix et ne me convainc pas du tout. Enfin, Danny garde la portion congrue du disque avec la seule "Put Out The Light", 2ème compo de M. Moore pour cette fois, pas mauvaise mais en rien exceptionnelle.

Il va de soi que le groupe accuse un net recul qualitatif sur cette livraison 74, pas un seul titre ne passe le cap de la postérité, ce qui était jusqu’à présent la marque de fabrique des THREE DOG NIGHT. L’écoute est polie mais ne se remarque à aucun moment. Il s’agit du dernier disque d’or du groupe aux USA, avec des résultats vraiment plus médiocres qu’auparavant, signe évident que la bonne fortune a fait son œuvre et qu’il ne faut pas en attendre beaucoup plus. Le groupe va-t-il rebondir ? En attendant, c’est un deux pointé.

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   ERWIN

 
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- Cory Wells (chant)
- Chuck Negron (chant)
- Danny Hutton (chant)
- Mike Allsup (guitare)
- Jimmy Greenspoon (claviers)
- Joe Schemry (basse)
- Floyd Sneed (batterie)


1. Prelude
2. Sure As I’m Sittin Here
3. Anytime Babe
4. Put Out The Light
5. Sitting In Limbo
6. I’d Be So Happy
7. Play Something Sweet
8. On The Way Back Home
9. The Show Must Go On 



             



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