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ROCK  |  LIVE

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- Membre : Hiromi

The WHO - Live At Leeds (1970)
Par MR. AMEFORGEE le 11 Septembre 2008          Consultée 5801 fois

Dans la mythologie relativement récente et parfois un peu naïve du rock n’roll, le Live at Leeds des Who ne possède pas le moindre des statuts. Enregistré à l’Université de Leeds, le concert s’inscrit dans la tournée qui suivit la sortie de Tommy. Bien que l’album original ne comportât que six titres, on ne tarda guère à l’affubler de sobriquets tous plus exotiques les uns que les autres, comme « Plus grand album live de tous les temps » ou bien « mon p’tit bichon ». Et si ma préférence va assurément à ce dernier surnom, c’est la première étiquette qu’en général on retient.
Il faut dire que le Live at Leeds est une expérience : du blues sauvage qui défouraille, en parfait contrepoint à l’approche sophistiqué du style opéra-rock. Et là, résonnant à nos tympans, faisant vibrer les poils torsadés de nos oreilles, faisant s’ébouler en un long coulis doré le cérumen trop longtemps accrété, c’est le son des Who comme on ne l’avait encore jamais entendu qui jaillit, la « magie » des studios ayant eu tendance à édulcorer l’énergie des albums jusque là. Devant la qualité de la prestation, la rumeur courut d’ailleurs paradoxalement que le disque avait dû être enregistrée en studio.

La version remastérisée de 1995 et chroniquée ici ne rajoute pas moins de huit titres (et pour les plus acharnés, on recommandera l’édition deluxe de 2002, qui complète l’ensemble avec un autre disque et la quasi-totalité de Tommy jouée à Leeds), qui, piochés dans le répertoire plus pop du groupe, contrebalance l’aspect âpre des blues et les plages instrumentales du medley « My Generation », par des séquences plus mélodiques. L’ensemble n’en reste pas moins homogène, grâce à la puissance communicative qui est déployée tout du long, et c’est bien le sentiment qui prédomine : c’est une leçon de rock fort qui est donnée ici.
Les riffs de guitare fusent, la basse claque avec classe, la batterie pirouette sans faiblir, comme en témoigne d’emblée « Heaven and Hell ». Il faut écouter aussi ces titres accrocheurs : « I Can’t Explain », l’enchaînement « Substitute » (déjà présent dans la première version), « Happy Jack » et « I’m a Boy », qui, en perdant le vernis gentillet des tubes typiquement 60’s au profit d’une approche plus musculeuse, trouvent leur parfait équilibre et par là, leur meilleure expression. Que dire encore du mini opéra-rock « A Quick One, While He’s Away », sinon qu’il est véritablement transcendé, abandonnant toutes afféteries et gagnant en spontanéité et en profondeur, tout en préservant le « fun » caractéristique des Who. A n’en point douter, il s’agit d’un des clous du spectacle.
Les titres présents sur l’album initial ne déméritent pas, on s’en doute : le « Young Man Blues » qui ouvrait à l’origine est plein d’une énergie ample et âpre comme un torrent boueux, quand les monstrueux « My Generation » et « Magic Bus » terminent le concert en apothéose.

Une description plus précise est inutile : elle reviendrait à répéter inlassablement les adjectifs utilisés précédemment, blues qui tape, pop qui accroche, rock qui déchire, énergie et enthousiasme, humour et pédoncule.
L’un des critères actuels pour juger de la qualité d’un live est de tenir compte de la présence du public, savoir s’il participe ou non : ce n’est pas particulièrement le cas ici, on n’entend pas la foule chanter durant les morceaux, soit que la sonorisation, énorme, couvre réellement les cris de délire, soit que finalement les parties aient vraiment été enregistrées en studio, soit que le public soit poli et bien élevé comme seuls peuvent l’être les grands britains... Cela dit, le groupe n’hésite pas à discuter et à plaisanter avec le public entre les morceaux, ce qui, ma foi, est plutôt cool.

Il serait difficile d’affirmer à 100% qu’il s’agit du « Plus grand album live de tous les temps », surtout qu’on a une connaissance assez réduite de la musique préhistorique ou bien de celle pratiquée sur Jupiter, mais le Live at Leeds reste une sacrée référence. D’une part comme un témoignage de ce dont étaient capables les Who à l’époque, mais aussi d’autre part en ce qu’il va déterminer l’évolution du groupe : en effet, à partir de là, les albums studios sonneront beaucoup plus rock, pour le plaisir des petits et des grands. A l’époque où émergeait le hard-rock, il fallait bien ça aux Who pour prouver qu’ils en avaient dans le calbute. Wok n’woll bébé !

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   MR. AMEFORGEE

 
   MARCO STIVELL

 
   (2 chroniques)



- Roger Daltrey (chant)
- Keith Moon (batterie)
- Pete Townshend (guitare, chant)
- John Entwistle (basse, chant)


1. Heaven And Hell
2. I Can't Explain
3. Fortune Teller
4. Tattoo
5. Young Man Blues
6. Substitute
7. Happy Jack
8. I'm Boy
9. A Quick One, While He's Away
10. Amazing Journey/sparks
11. Summertime Blues
12. Shakin' All Over
13. My Generation
14. Magic Bus



             



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