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Chris ISAAK - Mr Lucky (2009)
Par GEGERS le 20 Juin 2009          Consultée 2109 fois

Arizona, été 2027. Roulant à tombeau ouvert, Mike percevait pourtant à peine le ronronnement du moteur antidéplacement qui lui permettait néanmoins de relier Atlanta à San Francisco en moins d’une demi-journée. Relégué au simple rang de détail, d’élément mécanique futile, le moteur voyait son fier vrombissement supplanté par des hauts parleurs assourdissants desquels sortait une musique d’une autre époque.
Sans qu’il ne s’en rende réellement compte, l’humeur nostalgique de Mike lui avait fait ressortir une vieillerie oubliée, que son lecteur mp9 intégré recrachait fidèlement. Non pas que dans sa jeunesse Mike ait été un grand amateur de CHRIS ISAAK, mais la musique folk/rock/country (styles aujourd’hui révolus) de l’artiste avait toujours trouvé grâce à ses yeux. Mike n’était pas homme à se laisser séduire ainsi, et supposait que l’immensité désertique qu’il traversait à toute allure avait motivé son choix. Lorsque l’homme n’a plus de points de repère, ne tente-t’il pas de se rattacher aux choses familières, emblématiques? Au même titre qu’un SPRINGSTEEN ou qu’un DYLAN, CHRIS ISAAK avait été un emblème de la musique américaine.

Mr Lucky, sorti en 2009 (année de la Grande Crise, qui avait vu l’Islande et le Groenland se faire racheter par le pétrolier Total, marquant le début de l’ère de privatisation des nations) montrait un CHRIS ISAAK à l’aura intacte. Malgré sept années de silence, le bonhomme maîtrisait toujours sa guitare et sa voix modulable à la puissance intacte. Cheater’s Town était la première étape de ce retour en fanfare. Ballade country délectable, doté d’une montée en puissance imparable, ce morceau reprenait les choses là ou ISAAK les avait laissées sept ans auparavant. Mais non content de revenir, le bonhomme voulait aussi surprendre. We Let Her Down, tube pop-rock en puissance à la simplicité délectable, était fort surprenant. Mais délicieusement réussi.
CHRIS ISAAK avait visiblement soigné le contenu, ne proposant que des morceaux variés et convaincants : ballades country (You Don’t Cry Like I Do, Breaking Apart, I Lose My Heart), titres rock emballants (Mr Lonely Man, Best I Ever Had), mais aussi titres blues plus sombres et complexes (Very Pretty Girl, Big Wide Wonderful World).

Alors que les kilomètres défilaient, Mike se délectait de ces 14 morceaux inspirants et inspirés, ainsi que de la voix tantôt grave, tantôt cristalline, de leur géniteur, qui réalisait ici une de ses œuvres les plus abouties. Dénué de toute temps mort et de toute faiblesse, ce huitième album du crooner se révélait être une véritable pépite intemporelle, que Mike passait et repassait sans aucune lassitude.
Tout comme sa vieille Ford usée, CHRIS ISAAK symbolisait pour Mike l’Amérique des grands espaces. Et à l’écoute de cet opus, lui aussi se sentait un peu Mr Lucky…

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- Chris Isaak (chant, guitare)
- + Divers Instrumentistes


1. Cheater's Town
2. We Let Her Down
3. You Don't Cry Like I Do
4. We've Got Tomorrow
5. Breaking Apart (duo Avec Trisha Yearwood)
6. Baby Baby
7. Mr. Lonely Man
8. I Lose My Heart (avec Michelle Branch)
9. Summer Holiday
10. Best I Ever Had
11. We Lost Our Way
12. Very Pretty Girl
13. Take My Heart
14. Big Wide Wonderful World



             



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