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Chris ISAAK - Forever Blue (1995)
Par ERWIN le 19 Décembre 2009          Consultée 2611 fois

Vous tenez entre vos mains le cinquième et meilleur album de Chris Isaak. Gorgé de pépites d’or, de joyaux étincelants, l’album « triste à jamais » du beau Californien démarre sur les chapeaux de roue avec le célèbre morceau « Baby did a bad bad thing » ; les connaisseurs reconnaîtront le riff de « La grange » emprunté à ZZ Top, et auquel Chris apporte un traitement rock’n’roll assez sophistiqué. Passé inaperçu lors de sa sortie il servira de B.O. au dernier film de Stanley Kubrick « Eyes wide shut » et connaîtra la gloire.

« Somebody’s crying » sera le hit single de l’opus, chanson tristounette comme l’ancien boxeur sait les faire. Et son savoir-faire s’entend et se ressent tout au long du skeud. Pour ne parler que de mes morceaux favoris, je citerai « Go walkin down there », qui présente une synthèse très aboutie de toutes les influences de Chris : on y entend de la Country, du Rock, du Blues, et cette voix tellement prenante, qui sait arracher des larmes de joie comme de tristesse ; le titre est une chevauchée digne des plus grandes cavalcades du Southern Rock. Dans une veine plus mélancolique « Changed your mind » est un véritable bijou, digne de ses ainés « Blue hotel » ou « Nothing’s changed » ; l’atmosphère oppressante laisse couler une voix douloureuse ainsi qu’une guitare sépulcrale aux accords nimbés de reverb’ ; les paroles elles-mêmes plongent l’auditeur dans un abysse de réflexion sur l’amour, toute la force de : « Tu as changé d’avis ».

Cela dit en termes de chansons romantiques, Forrest dirait que ce skeud est comme une boîte de chocolats : on ne sait où donner de la tête. La qualité est toujours présente, sur « Things go wrong », sur « There she goes », sur le très fifties « Forever blue », une chansonnette comme je croyais qu’on avait arrêté de les faire après le décès d’Eddie Cochran. « Graduation day » nous fait carrément voyager dans le temps : on imagine aisément des étudiants dans un campus des années 60, des jupes et des cheveux plus courts qu’aujourd’hui, et la magie opère comme dans le film « Retour vers le futur ». « Goin nowhere » accélère le rythme et réveille un auditeur plongé dans des abîmes oniriques, d’ailleurs le titre annonce la couleur ! « I believe » est un autre thème entrainant, plus positif. Les réminiscences californiennes sont constantes jusqu’à la guitare hispanisante – on sent même le chaud soleil sur notre peau –, jusqu’à la chemise à carreaux que porte Chris sur la couverture, en fier émule et descendant de Jack Kerouac, de Rory Gallagher et de Jack London.

L’album s’achève comme il se doit sur un morceau de routard : « The end of everything », au ton proche de la Country, avec la douce voix d’Isaak, ses trémolos dignes d’un Presley, dont il ne se réclame pas, mais dont l’héritage est ici sacrément évident. Il y a là de quoi sustenter bien des âmes ; cet album au charme rétro ne recèle aucun temps mort ; je le range comme le grand classique de Chris Isaak : toutes les compos sont taillées pour lui. Nul autre ne pourrait s’attaquer à un tel répertoire ! Par instants son chant clair et plaintif rappelle celui du gigantesque Roy Orbison... Sacré référence !
Une très, très grande performance de chanteur !

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1. Baby Did A Bad, Bad Thing
2. Somebody's Crying
3. Graduation Day
4. Go Walking Down There
5. Don't Leave Me On My Own
6. Things Go Wrong
7. Forever Blue
8. There She Goes
9. Goin' Nowhere
10. Changed Your Mind
11. Shadows In A Mirror
12. I Believe
13. The End Of Everything



             



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