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ROCK PSYCHEDELIQUE  |  STUDIO

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- Style : Harmonia
- Membre : Neu!, Organisation, Karl Bartos , Klaus Dinger
 

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KRAFTWERK - Kraftwerk (1970)
Par SASKATCHEWAN le 20 Octobre 2011          Consultée 3100 fois

Le premier héros de la légende KRAFTWERK s’appelle Düsseldorf. Située au sud de la Ruhr, l’atmosphère de cette grande ville industrielle allemande va profondément influencer les deux têtes pensantes du groupe allemand : Florian SCHNEIDER-ESLEBEN et Ralf HÜTTER. Les deux larrons se sont d’ailleurs rencontrés sur les bancs du conservatoire local. Leur premier groupe, ORGANISATION, participe à l’éclosion de la scène rock de la ville, et signe même un album en 1970 chez RCA : Tone Float. A l’époque, SCHNEIDER le flûtiste et HÜTTER le claviériste se fondent dans une formation pop assez commune, avec bassiste, batteur et chanteur.

Très vite cependant, les deux étudiants se séparent de leurs acolytes pour fonder un groupe qui s’inspire de leur environnement direct plutôt que de la pop anglo-saxonne : KRAFTWERK (« la centrale électrique »). Un nom marqué du sceau de l’industrie, un nom typiquement allemand, un nom dérisoire enfin, puisqu’il parodie l’omniprésence des références industrielles dans la culture des voisins est-allemands. Obsession pour la technique, complexe identitaire et humour : la trinité selon KRAFTWERK est déjà bien en place. Plus important, le duo imite ses compatriotes de CAN et établit son propre studio à Düsseldorf, celui qui deviendra plus tard le légendaire Kling Klang.

Le seul rescapé de l’aventure ORGANISATION n’est autre que le célèbre producteur Conny PLANK, qui va diriger les enregistrements du groupe jusqu’à l’album Autobahn. Deux batteurs sont recrutés pour donner une bonne assise rythmique au nouveau né : Klaus DINGER (futur NEU!) et l’éphémère Andreas HOHMANN. KRAFWTERK quitte RCA pour s’installer chez Philips, qui offre de meilleures perspectives de distribution.

Quelques mois seulement après l’échec de Tone Float, le premier album de KRAFWTERK remporte un petit succès local qui va permettre au groupe de poursuivre l’aventure. La musique du KRAFTWERK de 1970 n’a pourtant rien à voir avec l’électronique disciplinée de 1974. KRAFTWERK est encore un groupe de rock, de rock psychédélique même, avec un aspect expérimental et planant très prononcé. Florian SCHNEIDER n’a pas encore abandonné la flûte, qui donne un côté entraînant à la musique du quatuor du Düsseldorf. Les effets électroniques sont encore rudimentaires, avec parfois quelques belles surprises, comme la basse « wobblée » (si ! si !) en ouverture de « Megaherz ».

La principale attraction de cet album-titre s’appelle « Ruckzuck », c’est d’ailleurs le seul morceau issu des deux premiers albums qui sera joué régulièrement en concert après la sortie d’Autobahn. Sur un rythme très rock, la flûte entonne un petit air guilleret, façon « je me promène dans la ville de bon matin le journal des sports sous le bras ». « Megaherz » vaut également le détour, avec une belle mélodie contemplative de bon augure pour la suite. « Stratovarius » est un peu moins convaincant, malgré une conclusion enlevée. Ses cinq premières minutes se perdent dans des expérimentations sonores qui paraissent bien désuètes aujourd’hui. « Von Himmel hoch » est sans doute la pièce la plus ambitieuse de l’album, sorte de retranscription électronique d’un bombardement aérien. Quand je vous disais que l’atmosphère de Düsseldorf était importante… Dommage que la technologie d’époque soit si limitée.

Des errements, des fioritures, un son tour à tour inventif et horripilant, un premier album quoi, avec ses aveux de génie et ses faiblesses de débutant. Reste un bel ensemble rythmique où les deux batteurs se distinguent, et quelques pistes à creuser sur les albums à venir. Rien de bien transcendant donc, le véritable KRAFTWERK est encore en gestation.

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   (3 chroniques)



- Ralf Hütter (claviers)
- Florian Schneider-esleben (flûte)
- Klaus Dinger (batterie)
- Andreas Hohmann (batterie)


1. Ruckzuck
2. Stratovarius
3. Megaherz
4. Von Himmel Hoch



             



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