Recherche avancée       Liste groupes



      
BLUES/ROCK/POP  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Membre : Cream, Blind Faith, Steve Gadd Band, The Yardbirds
- Style + Membre : Jj Cale & Eric Clapton, Eri Clapton And Steve Winwood

Eric CLAPTON - Eric Clapton (1970)
Par MASTCARD le 26 Septembre 2011          Consultée 1986 fois

C’est devenu la mode de raconter les origines de tel ou tel truc. Prenez le cinéma, par exemple. Avec X-Men et La Planètes des Singes, c’est déjà deux films dans la même année qui narrent les prémices de leur univers respectifs ; d’autant que même Paranormal Activity s’offrira (« s’offrir » est en effet le mot juste) un préquel par l’intermédiaire d’un troisième opus. Trois films en un an. A croire que les cinéastes peinent à se bouger pour inventer de nouvelles histoires.
Eh bien moi aussi, figurez-vous. Cela fait des jours, des semaines, que je regarde mon petit ordinateur de travail fermé, recroquevillé sur lui-même, et que je passe devant lui en le regardant sans avoir la force de l’ouvrir et de l’allumer. A quoi bon… Tout cela ne me servirait qu’à me retrouver devant une page blanche qui, en plus de ma barbe rasant le sol, de mes cheveux noirs pailletés, et de mes ongles d’une trentaine de centimètres, me rappellera mon olympique activité de gastéropode durant ces deux mois de vacances.
Puis l’idée m’est venue. Je vais imiter ces cinéastes qui empruntent les chemins déjà arpentés pour vous conter en exclusivité Le Commencement de la carrière solo d’Eric CLAPTON, en coopération avec la FDG Prod. (Foutage De Gueule Production) et l’AGFC (Association des Gastéropodes Fans de CLAPTON). Vous ne serez pas déçus.

Ou plutôt si.

En fait notre ami démarre sa carrière solo de la manière la plus commune qui soit : seul.
Enfin… « seul » (rires)… forcément, quand vous avez fait partie de BLIND FAITH et de CREAM, peu importe les musiciens qui vous accompagnent dans un projet solo, vous êtes considéré comme le seul membre du groupe.
Mais donnons à ces acteurs de l’ombre un peu de gloire, car en effet, CLAPTON n’est pas seul à jouer sur cet album, il est suivi par une petite meute (là encore le mot convient bien, je trouve). En tout c’est une équipe de dix-neuf personnes (musiciens, techniciens, amis), qui nous livre un album conçu dans la joie et la bonne humeur, comme nous le laisse penser une photo de groupe sur le verso de la pochette. Et avec deux femmes pour dix-sept mecs, on en est sûr, l’ambiance était là (*).
L’ouverture « Slunky » rend d’ailleurs bien l’idée. Un morceau sans paroles, sans réelle structure, juste du solo, des claviers, des cuivres. Cela semble tellement insensé que l’on a presque envie de passer au morceau suivant…

Ce premier essai en solo de CLAPTON est, malgré le nombre consistant de musiciens, étonnamment calme. Le volume monte rarement et si on vient d’écouter des albums plus récents, les premières écoutes seront pénibles. Il faut s’habituer à ce son léger, réussir à capter toutes les mélodies, et apprendre à déguster celles qui nous paraissent les moins prenantes. « Bad Boy », par exemple, est un blues tout ce qu’il y a de plus simple, et passera inaperçu au départ.
En fait, l’écoute de ce disque nécessite une concentration absolue. Car, juste nul on peut penser que cet album est. Mais con et arrogant parfois l’auditeur est aussi. Parce que des perles de musicalité et de subtilité ces morceaux sont, et une burne de hamster le cerveau de l’auditeur est, si de cela il n’arrive pas à se rendre compte.
Mais qu’il est dur de s’en rendre compte. Une fois la première écoute achevée, vous ne vous souviendrez sans doute que de deux morceaux : le dernier (on appelle ça la mémoire vive), et la reprise de « After Midnight » (de J.J. CALE) qui est le titre le plus rapide de l’album. Mais à force de persévérance, ce premier essai en solo dévoile ses richesses, certes modérées, mais indéniables, qui évitent de le faire passer pour un album de seconde zone.

L’histoire qui suit la sortie de ce disque est plutôt triste et ne sera pas racontée ici pour des raisons évidentes de droits d’auteurs.

Morceaux préférés :
3. Lonesome And A Long Way From Home
7. Bottle Of Red Wine
9. Told You For The Last Time
11. Let It Rain

Note réelle : 3,5/5

(*) : Veuillez me pardonner pour cette allusion grivoise qui a été ajoutée contre ma volonté par FDG Prod., désireuse de tester la théorie philosophique suivante : plus il y a de sexe, plus il y a de public…

A lire aussi en BLUES par MASTCARD :


The BEAUTY & THE BEAST
The Beauty And The Beast (2012)
Des classiques comme neufs




JJ CALE
Naturally (1972)
Du blues rocailleux, mélodieux, intemporel


Marquez et partagez





 
   MASTCARD

 
  N/A



- Eric Clapton (chant, guitare)
- Delaney Bramlett (guitare rythmique, chœurs, production)
- Bob Whitlock (orgue, chœurs)
- Leon Russel (piano)
- John Simon (piano)
- Jim Price (trompette)
- Bob Keys (saxophone)
- Carl Radle (basse)
- Jim Gordon (batterie)
- Rita Coolidge (chœurs)
- Sonny Curtis (chœurs)
- Bonnie Bramlett (chœurs)
- J.i Allison (chœurs)
- + Divers Techniciens Et Amis


1. Slunky
2. Bad Boy
3. Lonesome And A Long Way From Home
4. After Midnight
5. Easy Now
6. Blues Power
7. Bottle Of Red Wine
8. Lovin’ You Lovin’ Me
9. Told You For The Last Time
10. Don’t Know Why
11. Let It Rain



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod