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MUSIQUE CLASSIQUE  |  OEUVRE

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Ludwig Van BEETHOVEN - Symphonie N°1 (karajan) (1800)
Par CHIPSTOUILLE le 6 Avril 2006          Consultée 6630 fois

On ne peut pas dire de toutes les symphonies de BEETHOVEN qu'elles sont des chefs d'œuvres. Le tout un chacun aura retenu quelques mouvements des 5e, 7e et 9e symphonies, l'Histoire ira plus loin en leur apposant les 3e et 6e. Mais alors que dire des autres? De la soupe? Une succession de notes inintéressantes? Ou tout simplement pas aussi splendides ? Oui, c'est cela, "pas aussi splendides", mais tout de même, quel spectacle!

En 1795-1796, alors âgé de 25-26 ans, BEETHOVEN, peu inquiété par les problèmes financiers grâce à son mécène le prince Lichnowsky, pensera alors à composer sa première symphonie. C’est à cette même époque que Joseph HAYDN, son ancien professeur, revient de Londres et cette seconde fois pour de bon. Après en avoir écrit 106, il met alors du même coup un point final à sa productive carrière de symphoniste. Il composera pourtant encore pendant 7 ans, et pas que de petites choses : 6 messes, 2 oratorios et quelques somptueux quatuors, sa plus belle période.

Les raisons de cet arrêt brutal sont les mêmes qui conduiront BEETHOVEN à patienter si longtemps avant de se lancer dans l’exercice qui fera sa renommée. En effet, contrairement à Londres et Paris, Vienne manque de salles, de structures pour donner des concerts payants et de personnalités expertes dans le domaine. Ceci n’aide pas la production de symphonies dont le nombre d’instruments, comme les durées, augmentent peu à peu. Par ailleurs, dans le sillon de la révolution française, le Saint-Empire Romain Germanique a besoin de héros. Quelques compositeurs commencent à acquérir un tel statut, le défunt MOZART notamment, et donc HAYDN de son propre vivant. Cette transformation du statut des compositeurs et, de la musique de manière générale, donne à quelques genres plus d’importance que d’autres. Les compositeurs vont se mêler aux milieux élitistes et politiques, ce qui va donner la préférence à la musique de chambre, pour les salons privés, ou la musique chorale (HANDEL aura été précurseur en Angleterre là-dessus), dans le but de faire passer des messages. Conséquemment, le genre de la symphonie perd du terrain.

C’est dans ce contexte, en 1800, que BEETHOVEN termine sa première à l’âge de 30 ans. Pour le moment sa symphonie est apparentée à ce que l’on appellera dans le siècle qui commence, le style classique viennois. Au même âge HAYDN en avait déjà composé 25, MOZART une bonne quarantaine. BEETHOVEN commence juste, et s'arrêtera quant à lui à des esquisses d'une dixième symphonie. C’est bien la qualité qui fera la différence.

Concernant cette première tentative, les critiques de l'époque alors partagés, s'offusqueront d'un premier mouvement débutant par un accord dissonant de Fa. Celui-ci n'étant pas l'accord consonant d'Ut de rigueur, celui de la symphonie. Je n'apporte la précision que parce que cet accord surprend réellement, même si vous n'y connaissez rien en musique. Mis à part cet accord, l'ajout de deux timbales (percussions) et la mise au même niveau des cuivres et des cordes, la symphonie suit la lignée des dernières symphonies dessinées par HAYDN dites Londoniennes. L’apport des timbales que l’on attribue à BEETHOVEN comme une nouveauté n’a rien de particulièrement novateur (cf. la symphonie n°103 de HAYDN, encore, dite « roulement de timbales »). Leur banalisation en revanche, sera bien de son fait.

La symphonie se démarque par un second et surtout un quatrième mouvement très réussis. Ce dernier est d’ailleurs le premier ébauché 5 ans plus tôt. Et quand bien même cette symphonie garde de nombreux traits classiques, notamment ceux du professeur, celle-ci révèle déjà les apparats d'une structure plus solide, digne des suivantes.

Qu’en retenir alors? Est-elle indispensable? Si vous connaissez déjà les huit autres, ça serait une erreur impardonnable que de ne pas l’avoir écoutée. Pourtant, si vous devez faire un choix, il y a fort à parier que la première symphonie ne viendraient qu'en ultime recourt, pour quiconque serait en manque. Je vous conseillerais d’ailleurs d’aller voir du côté de certaines ouvertures (celles d’Egmont ou de Coriolan), qui impressionnent bien plus que ce début prometteur. Mais devant bien d’autres compositeurs romantiques, BEETHOVEN reste ici une valeur sûre.

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   CHIPSTOUILLE

 
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- Orchestre Philarmonique De Berlin
- Herbert Von Karajan (chef d'orchestre)


- symphonie N°1 En Ut Majeur, Op. 21
1. Adagio Molto - Allegro Con Brio
2. Andante Cantabile Con Moto
3. Menuetto. Allegro Molto E Vivace
4. Adagio - Allegro Molto E Vivace
- symphonie N°4 En Si Bémol Majeur, Op. 60
5. Adagio - Allegro Vivace
6. Adagio
7. Allegro Vivace
8. Allegro Ma Non Troppo
- egmont Op. 84
9. Ouverture



             



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