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AMBIENT  |  B.O FILM

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Hans ZIMMER - Interstellar (2014)
Par TARTE le 7 Décembre 2014          Consultée 641 fois

AVERTISSEMENT : cette chronique de bande originale de film est également susceptible de contenir des révélations sur le film

Christopher NOLAN est un personnage très apprécié de la sphère populaire. Produisant des films Hollywoodiens à gros budgets, il évite malgré tout, et avec habileté, tous les pièges grossiers tendus par l’exercice. « Interstellar » est son dernier long-métrage et le raz-de-marée médiatique qu’il a provoqué est au moins à la hauteur de ses ambitions. Le film utilise les théories de la relativité générale en jouant la carte du réalisme. Trous de vers, trous noirs, mondes étranges et altérations du temps sont au rendez-vous.

La genèse de la musique est assez déroutante. NOLAN a demandé à son compositeur attitré Hans ZIMMER d’écrire la musique du film sans en avoir vu une seule seconde. L’unique support sur lequel il a pu s’appuyer est une feuille de papier qui figurait le propos du film. C’est tout.

Mais après écoute de cette B.O., il ne sera pas indécent d’affirmer que ZIMMER a simplement révolutionné sa grammaire. Hormis sur quelques passages (dans « Mountains » et « Detach » notamment) où l’orchestre laisse exprimer toute sa puissance, la musique est d’une finesse et d’un onirisme inouï. Les cordes ont une place prépondérante et expriment le danger permanent, sou jacent, l’errance dans des espaces terriblement grands ; une fragilité aussi, face aux forces de l’Univers ou à son inaltérable destin (« A Place Among the Stars »). Les autres instruments sont parfois privés de leur attaques et sont difficilement identifiables, les flûtes, hautbois ou clarinettes ajoutent une dimension aux violons et violoncelles (« Dust »). Quelques effets percussifs sont à noter et qui, marié à des violons grouillants, traduisent l’incertitude, l’inconnu (« The Wormhole »). Les motifs mélodiques sont tour à tour étirés, atmosphériques, répétitifs ou véloces, rappelant les contractions ou extensions du temps montrés dans le film. On devine l’influence d’un GLASS ou d’un REICH et même, plus lointain, d’un CHOPIN ou d’un BACH (« Message From Home). Mais la singularité de cette B.O. est indiscutablement l’orgue. Omniprésent, gothique, dramatique et désespéré. Jouant le Requiem de la Terre, accompagnant la perspective d’une fin proche sur des airs de la Toccata, il couronne le disque d’une aura presque apocalyptique et traduit les graves enjeux du film.

La B.O. d’Interstellar est un tournant dans le chemin de ZIMMER et, bien que conçu « à l’aveugle », en constitue un des plus passionnants éléments. Un merveilleux support pour laisser son esprit rejoindre les étoiles.

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1. Dreaming Of The Crash
2. Cornfield Chase
3. Dust
4. Day One
5. Stay
6. Message From Home
7. The Wormhole
8. Mountains
9. Afraid Of Time
10. A Place Among The Stars
11. Running Out
12. I'm Going Home
13. Coward
14. Detach
15. S.t.a.y.
16. Where We're Going



             



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