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EINSTüRZENDE NEUBAUTEN - 9-15-2000, Brussels (2002)
Par WALTERSMOKE le 6 Juin 2018          Consultée 149 fois

Étrangement, la discographie de EINSTÜRZENDE NEUBAUTEN a longtemps été avare en lives. Passons sur les quelques albums live confidentiels au tout début de la carrière du groupe allemand, et retenons avant tout 2x4, sorti en 1984, bien représentatif de sa première partie de carrière. Et depuis, plus rien. Ou presque : il ne faudrait pas oublier les quelques pistes lives présentes dans les volets II et III de la série Strategies Against Architecture. Mais donc, à part ça, rien...

… jusqu'en 2002. En effet, NEUBAUTEN sort un album live, un vrai. Et pas un qui durerait à peine une heure, mais bel et bien un live complet de 2 heures. De quand date-t-il ? Tout est dans le titre, littéralement : le 15 septembre 2000, et il a été capté à l'Ancienne Belgique, fameuse salle de Bruxelles. Un live qu'on peut même qualifier d'exhaustif, comme le confirme un petit tour sur Setlist.fm.

9-15-2000 permet donc de voir le EINSTÜRZENDE NEUBAUTEN de la cuvée Silence is Sexy (2000)- en pleine action sur scène. Un groupe doué, incisif, et capable de dérouler une setlist pertinente dans sa construction. Et à cette époque, il paraît difficile de se rater ne serait-ce que par rapport à la qualité intrinsèque des morceaux. Mais c'est encore mieux d'avoir un concert qui n'a pas des allures de best-of compilé à la va-vite, un piège courant dans lequel NEUBAUTEN ne tombe pas à pieds joints, loin s'en faut.

Avec 9-15-2000, on en a pour son argent. Et ce dès le début, qui aligne trois des morceaux les plus intéressants de Silence is Sexy (2000) : "Sabrina", "Silence is Sexy" et "Dingsaller". Trois interprétations qui méritent amplement une attention totale, sans pour autant entrer dans les annales. Et après ce triptyque gagnant, NEUBAUTEN y va fort en sortant ni plus ni moins que "Die Interimsliebenden", dans une version plus dynamique, mais sans jouer dans le registre de la virulence brute, se contentant « juste » d'être très mordant. On peut également s'épancher sur "NNNAAAMMM", qui contient la meilleure manière de présenter les différents membres du groupe en plus d'être excellemment bien joué, et "Haus der Lüge", le classique des concerts de NEUBAUTEN. En fait, rien qu'avec les 6 premiers morceaux, on tient déjà là un album live court mais quasiment parfait de bout en bout.

Le reste de l'album est du même tonneau, même si une légère sensation d'avoir déjà écouté le meilleur pointe un peu. Il serait cependant contre-productif de faire du track by track, aussi peut-on relever quelques points forts en particulier. Par exemple, des versions live toujours aussi intenses de "Redukt" et "Ende Neu", capables de se rendre incontournables aux yeux de l'auditeur. Ou bien la présence d'un "Sonnenbarke" calme et tendu à la fois, capable de fédérer les fans fidèles (et ouverts au changement) et ceux qui voudraient se frotter à EINSTÜRZENDE NEUBAUTEN sans pour autant être trop brusqués. Il y a aussi moyen de sourire quand Blixa Bargeld présente l'inédit "Ein seltenter Vogel" en précisant que plus jamais ce morceau ne sera joué alors qu'il sera présent dans Perpetuum Mobile (2004), mais ceci est une autre histoire.

9-15-2000 n'est pas exempt de défauts. Je ne sais pas si c'est propre à ma version de l'album, mais sur le CD 2, certains morceaux démarrent à la fin des pistes qui les précèdent. Et plus fondamentalement, "Yü Gung" perd en puissance et en mordant par rapport à sa version studio de 1985 – mais je n'ai jamais vraiment aimé ce morceau de toutes façons. Et puis ô sacrilège ! Il manque "Was ist ist", "Armenia" ou pourquoi pas "The Garden" ! Mais on ne peut pas tout avoir. Il vaut mieuxn ça qu'un album live qui n'aurait pris aucun risque. Et sur ces points-là, on est servi par EINSTÜRZENDE NEUBAUTEN qui aligne une fois de plus un album remarquablement important à écouter et qui apporte ce qu'il promet, à savoir un grand moment musical.

Hautement recommandé, donc !

Note réelle : 4,5/5

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- Blixa Bargeld (chant, guitare, claviers)
- Alexander Hacke (basse, guitare)
- N.u. Unruh (instruments spéciaux, percussions)
- Jochen Arbeit (guitare)
- Rudi Moser (instruments spéciaux, percussions)
- Ash Wednesday (claviers)


1. Silence Is Sexy
2. Sabrina
3. Dingsaller
4. Die Interimsliebenden
5. Nnnaaammm
6. Haus Der Lüge
7. Zebulon
8. Newtons Gravitätlichkeit
9. Zampano
10. Ein Seltenter Vogel
11. Beauty
12. Die Befindlichkeit Des Landes
13. Sonnenbarke

1. Die Schlacht Von Babel
2. Redukt
3. Jubel
4. Musentango
5. Alles
6. Ende Neu
7. Yü Gung
8. Installation N°1
9. Salamandrina



             



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