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IQ - The Seventh House (2000)
Par MARCO STIVELL le 31 Décembre 2018          Consultée 226 fois

À l'orée du troisième millénaire, IQ poursuit son rythme de croisière à raison d'un album tous les quatre ans environ, comme c'est le cas depuis le début de la décennie 90. Après le projet concept Subterranea, un retour aux disques simples est opéré avec The Seventh House qui ne contient que six chansons, le même nombre que pour Ever (1993).

On commence les hostilités avec "The Wrong Side of Weird", dont le vrai nom pourrait être "the dark side of everyone", tant l'idée de Peter Nicholls d'incarner le côté sombre de tout un chacun se fait prépondérante. Après une intro glorieuse et cosmique par Martin Orford, IQ propose un rythme funk-rock prog lourd qui renvoie, dans les heures les plus récentes, au morceau "Subterranea". Mike Holmes n'a de cesse, sur chaque couplet, de renforcer cet aspect groovy, et John Jowitt fait des merveilles en contrepoint du chant.

Le groupe alterne, sur une douzaine de minutes, passages enlevés et lents, noirceur et éclaircies aux doux arômes de guitares 12 cordes. Ce qui est remarquable, outre la force des mélodies et des ambiances, c'est la fluidité de cette ouverture, grâce à un discours maîtrisé de bout en bout. IQ ne se renouvelle pas le moins du monde, mais Paul Cook a beau tenter de nuancer bravement à plusieurs reprises, la linéarité de "The Wrong Side of Weird", du point de vue des style et qualité, reste tout à l'honneur des cinq musiciens qui paraissent bien inspirés.

The Seventh House débute ainsi sous les meilleurs auspices. Le titre suivant, "Erosion", reprend également des rythmes funk, entre une valse planante pour synthés et chant ainsi qu'un instrumental plus "lourd". Avec une construction plus carrée, "Zero Hour" utilise à son compte ces derniers éléments, aux côtés d'autres qui prennent une direction latino (guitare classique, percussions exotiques lors d'un passage planant, fort réussi d'ailleurs !). Si on ajoute le saxophone de Tony Wright, mieux employé que pour Subterranea, ce sont parmi les rares dissidents au schéma de groupe.

Schéma ou routine qui, hélas, déteint quelque peu sur ce disque, adoré par beaucoup de fans d'IQ. S'il est vrai que chaque morceau comporte son lot de bonnes idées, la plupart n'échappe pas à la règle d'un rock progressif qui tente de se suffire à lui-même, avec ce que cela comporte de négatif. Avec The Seventh House, le groupe veut réitérer l'exploit Ever, mais ne réussit qu'à faire moins bien. Sur le morceau-titre, sur "Shooting Angels" et "Zero Hour", on rencontre des passages où l'envie d'en mettre plein les oreilles, les démonstrations de technicité, plutôt que d'emporter la musque vers le haut, lui fait tout juste atteindre un niveau moyen.

Martin Orford et Peter Nicholls, seuls ou non, nous réservent des moments magnifiques, des éléments blues sont rajoutés dans la bonne tradition d'IQ ("Zero Hour"). La cohésion des musiciens fait plaisir, le groupe sait toujours aussi bien conclure un album, puisque "Guiding Light" et ses hymnes à fleur de peau constituent le deuxième trésor ici. Ah, et puis GENESIS n'est jamais très loin, et c'est aux tous débuts d'un genre, au chef d'oeuvre appelé Trespass et au morceau "Looking for Someone" qu'évoque délicieusement la pré-fin de la chanson-titre, "The Seventh House", sur un rythme de tarentelle dominée par le piano.

Pas un grand disque, d'un point de vue personnel, mais le fait de rester en terrain connu avec des repères positifs est une raison suffisante pour y revenir !

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   MARCO STIVELL

 
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- Peter Nicholls (chant)
- Mike Holmes (guitares, guitare-synthé, claviers)
- Martin Orford (claviers, flûte, choeurs)
- John Jowitt (basses, pédalier basse, choeurs)
- Paul Cook (batterie, percussions)
- + Tony Wright (saxophone alto)


1. The Wrong Side Of Weird
2. Erosion
3. The Seventh House
4. Zero Hour
5. Shooting Angels
6. Guiding Light



             



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