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IQ - The Road Of Bones (2014)
Par MARCO STIVELL le 22 Août 2019          Consultée 902 fois

La vache ! Si on s'était attendu à cela ! Six mouvements dont deux retours inespérés : de l'IQ millésimé 2009, ne subsistent plus que Mike Holmes et Peter Nicholls. Mark Westworth aux claviers cède déjà sa place à Neil Durant (venu du groupe prog/fusion instrumental SPHERE³). Par rapport à leurs débuts en revanche, ils n'ont jamais été aussi nombreux depuis dix ans : non seulement Paul Cook regagne ses fûts, mais de plus, l'excellent John Jowitt tire sa révérence pour laisser revenir... Tim Esau !

C'est donc un IQ sous forme presque totalement classique qui donne naissance à The Road of Bones en 2014. Beaucoup de fans voient ce disque comme un double car, comme Marbles de MARILLION sorti une décennie plus tôt, il existe une version normale ou simple et une version augmentée, avec presqu'autant de musique sur le deuxième CD. Dans le milieu du prog, c'est très vendeur, surtout quand on a droit à deux fois plus de titres excédant les dix minutes.

Force est de constater que chaque fois que IQ se montre plus généreux, c'est pour également sonner plus noir, sombre, un peu comme Subterranea mais différemment. Le concept voulu sur le disque simple met en scène un serial killer à la première personne et The Road of Bones donne l'impression d'une longue marche vers la mort. Longue au sens musical avec les exigences d'un groupe de rock progressif, mais question durée, avec ses cinquante minutes et quelques, l'album dépasse de peu la longueur habituelle du format vinyle. À l'ancienne, ou presque !

C'est pareil pour la création car si de nombreux fans regrettent Martin Orford, le nouveau venu Neil Durant ne facilite pas les choses en renforçant la part de boucles programmées en sus de la panoplie de claviers. L'inspiration avait sans doute besoin d'un nouveau souffle et c'est une réussite, dans un univers qui prend son temps mieux qu'à l'accoutumée pour déployer ses ambiances. La première moitié de Road of Bones peut d'ailleurs dérouter compte tenu de ses rythmes lents ou planants. Mis à part une caisse claire militaire sur "From the Outside in", Paul Cook semble dans la retenue, Peter Nicholls laisse pas mal de respiration, même au début de "Without Walls", plutôt ambiant.

Des surprises nombreuses se dévoilent, même dans le recours à la plus grande simplicité, comme sur le morceau-titre. Le Mellotron vient souvent nous happer là où on l'attend le moins, chose franchement bienvenu de la part de IQ, groupe qui n'en est pas à son coup d'essai. Le caractère épique, celui d'un néo-prog au stade de la maturité, est aussi maîtrisé qu'au moment d'Ever, 20 ans plus tôt. Les ballades sont somptueuses, "Ocean" comprise.

Les transitions ne sont pas toujours fluides, comme au moment de la première grande folie progressive au milieu de "Without Walls" et ses 19 minutes qui 'explose' littéralement, mais le fan de progressif a de quoi s'y retrouver, avec raison. Il faut dire que Neil Durant et Mike Holmes savent bien mener le jeu, en duo comme en solistes (merveilleuse échappée de guitare, en conclusion du morceau !). Ce tandem magique introduit "Until the End" avec autant de force, avant un développement fait de marche menaçante, une partie funk dense et un final Nicholls-piano qui confirme une fois de plus le talent du groupe, dans une partie très attendue.

La justesse d'"Until the End", en termes de construction et d'interprétation, sont le véritable final de Road of Bones, rappelons-le. C'est ce que la note de cette chronique retient, de la part d'un défenseur de la version simple, tout comme pour Marbles de MARILLION d'ailleurs, au risque de froisser d'autres fans !

Le deuxième disque a ses qualités hautes certes : la magie de "Constellations", l'ambiance blues IQ-esque de "Ten Million Demons", la beauté de "Fall and Rise". Puis, l'esprit du premier disque se retrouve dans plusieurs chapitres musicaux des pavés "Knucklehead" et "Hardcore", dont certains sons ne manquent pas de rappeler le PINK FLOYD classique voire le KING CRIMSON de "Moonchild". Avec moins d'unité toutefois, et en sus d'un instrumental un brin forcé ("1312 Overture"). Il reste aussi le plaisir d'entendre Paul Cook se lâcher un peu plus, Tim Esau sortir le pédalier basse. C'est toujours bon à prendre, mais le CD simple se suffit à lui-même !

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   MARCO STIVELL

 
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- Peter Nicholls (chant, choeurs)
- Michael Holmes (guitares)
- Tim Esau (basse, pédalier basse)
- Paul Cook (batterie, percussions)
- Neil Durant (claviers, programmations)


- the Road Of Bones
1. From The Outside In
2. The Road Of Bones
3. Without Walls
4. Ocean
5. Until The End

1. Knucklehead
2. 1312 Overture
3. Constellations
4. Fall And Rise
5. Ten Million Demons
6. Hardcore



             



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