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The HUMAN LEAGUE - Octopus (1995)
Par ERWIN le 1er Mars 2019          Consultée 123 fois

La Ligue Humaine et les chiffres je vous jure ! Octo, ça signifie huit Phil, alors qu'il s'agit de votre septième opus -lol –, fallait l'appeler septimus ! Ouais c'est balôt ! Passons... C'est donc l'histoire de HUMAN LEAGUE qui se poursuit, le groupe étant aujourd'hui réduit à la portion congrue de ses chanteurs : le ténébreux Phil Oakey entouré des deux choristes Joanne Catherall et Susan Sulley, avec une petite contribution des ex-ligueurs Jo Callis et Neil Sutton. La scène est posée, nous sommes en 95, l'alternatif est passé par là et les cadors de la new wave se sont pris une branlée de l'espace en tachant de s'adapter aux canons du moment. Voyez donc DURAN DURAN, EURYTHMICS ou autres TEARS FOR FEAR dont nous retrouvons le claviériste Ian Stanley à la production... en fait seul DEPECHE MODE, icone de la synth pop de Basildon, parvient à survivre. Le dernier album en date n'avait toutefois pas été ridicule, loin s'en faut. Espérons que Phil et les nanas vont trouver les ressources de rebondir à nouveau !

Trois singles sont tirés de cet album. Le premier est "Tell me when" qui nous replonge dix ans en arrière, c'est de la neww wave de chouette extraction, bonne humeur et sons arc-en-ciel synthétisés dans tous les sens, très sympa, avec un refrain addicif de haute volée ; et pas ridicule pour deux sous, puisqu'il atteint le top 10 en Grande Bretagne et le top 30 aux USA. Le suivant "One man in my heart" est chanté par la blondinette Susan Sulley, le précédent essai n'avait guère été convaincant, celui-ci l'est à peine plus, grâce en soit rendue au backing de Phil et au refrain mainstream. Enfin, "Filling up with heaven" n'est pas désagréable, et me rappelle certains thèmes chers à David BOWIE, en très synthétisé.

On ne cède pas un seul instant à l'idée de changer la recette, la synth pop est omniprésente et dans tous ses états ! "These are the days" sonne comme au début des eighties, "Words" rappelle des lignes du Song of faith and devotion de DEPECHE MODE. Il y a le beat dansant de "House full of nothing", l'ambiance clean de "Never again" pas vraiment ratée, mais à laquelle il manque plus d'émotion pour prétendre à la postérité. L'instrumental "John Cleese, is he funny" est une déclaration d'amour aux ténors de la musique électronique, plutôt sympa. Mais c'est sans doute "Cruel young lover" le morceau le plus réussi du lot, très proche des premiers émois de DEPECHE MODE... À nouveau !

Hélas, surfer sur la même ligne que DEPECHE MODE quand on ne dispose pas du talent de Martin Gore dans ses rangs ne peut vous mener à une véritable réussite. C'est sympa, c'est calibré mais pas un seul de ces morceaux n'atteindra le rang de classique même si "Tell me when" et "Cruel young lover" sont réussis. On évolue en permanence entre le 2 et le 3 tout au long de l'album, mais on n'atteint nullement le niveau suffisant pour sortir d'une moyenne trop fragile. Pas recommandé !

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   ERWIN

 
  N/A



- Phil Oakey (chant-claviers)
- Susan Sulley (chant)
- Joanne Catherall (chant)


1. Tell Me When
2. These Are The Days
3. One Man In My Heart
4. Words
5. Filling Up With Heaven
6. Housefull Of Nothing
7. John Cleese, Is He Funny
8. Never Again
9. Cruel Young Lover



             



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