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The HUMAN LEAGUE - The Very Best Of (dvd) (2003)
Par BAKER le 8 Décembre 2017          Consultée 443 fois

La ligue des humains : la chose qui n'aurait pas dû exister. Stoppez toute velléité misanthrope, nous parlons du groupe anglais. Fin des années 70, deux petits génies, Martyn Ware et Ian Craig Marsh, fondent un groupe faisant exclusivement appel à des instruments électroniques. En pleine période punk, cela relevait du suicide, mais les compères y mélangèrent un goût certain pour la destructuration, des prestations live plus arty que la moyenne et un non-conformisme réjouissant pour les détracteurs de Sa Majesté. Hic : leur chanteur favori, Glenn Gregory, n'est pas libre. Ils optent alors pour Phil Oakey, au look détonnant, et qui de son propre aveu n'était pas chanteur au départ. Album, contrat, engueulades, scission, le train-train habituel, mais cette fois se produisit de l'inédit : Oakey partit et Ware/Marsh lui laissèrent le nom de... leur groupe ! Ils purent ainsi retrouver Gregory et fonder l'excellent HEAVEN 17. Et Oakey d'avoir sur les bras le legs d'un groupe déjà culte et déjà mort. Il s'accrocha et bien lui en prit, car si THL n'est pas devenu le groupe visionnaire et expérimental qu'il aurait pu être, il aurait été dommage de se priver de ses plus belles pages.

Le DVD ci-présent est une présentation de la grande majorité de leurs clips. Et HUMAN LEAGUE ayant principalement officié entre 1980 et 1990, vous savez déjà à quoi vous attendre. Tant la musique que l'image sont fortement marquées par cette période, à l'exception des deux premiers titres, de la période H17, et qui présentent tant une volonté d'innover que de choquer : mélodies alternatives, sons stridents, image flashy bourrée de symboles y compris une photo de Massacre à la Tronçonneuse... à une époque où se procurer ce film relevait du parcours du combattant. La suite sera plus consensuelle, avec comme toujours les premiers scopitones dans un playback raté avec effets cheap et une évolution vers le clip léché et les mini-histoires. Nihil novi sub sole.

L'occasion de vérifier que le groupe a vite laissé tomber l'expérimental pour se consacrer à une pop synthétique dans laquelle il fait merveille. Oakey a appris à chanter sur le tas, sa voix étant au départ extrêmement proche de celle de Glenn Gregory (ben voyons) avant de trouver sa... voix, notamment en osant plus les aigüs. Le style est déjà bien tracé et très bien digéré, il faudra rajouter deux choristes omniprésentes, qui passent même parfois au premier plan. Si vous aimez le genre, vous serez comblés car malgré une confidentialité certaine dans notre pays, Oakey & Co ont écrit un paquet de tubes, notamment le magnifique "Human". Côté clips, si rien n'est véritablement transcendant, on ne retiendra que deux clips franchement en-dessous : "Love is All that Matters", clip un peu trop facile pour chanson trop facile, et un "Open Your Heart" véritable parodie par les INCONNUS, un summum de kitsch éventé à faire rougir de honte le plus ardent défenseur des années 80. Coupe de cheveux... à la Phil Oakey, transparences flashy, rose bonbon et lipstick polychrome, un régal.

Le reste est très agréable, avec quelques pointes : "Don't You Want Me" ou leur premier "vrai" clip (avec une intro piquée à SAGA, pas possible autrement), ledit "Human" donc, "Louise" dans un noir et blanc très bien fichu, le très énergique "Heart like a Wheel" où nos deux choristes se sont fait un look de canons absolus (rhâââ), et la surprise, le petit bijou : le clip officiel du film "Electric Dreams" ! Non seulement c'est un clip très sympathique avec une chanson irrésistible, mais ça prouve surtout, messieurs de chez MGM, qu'il existe des copies, belles et pas recadrées, de ce film ! (tous les cris, les S.O.S.... notez qu'il vient de sortir en blu-ray en Angleterre, alleluia). Bref, de la musique sympathique, des clips sympathiques, pas de quoi se relever la nuit... Mais le plus impressionnant est le soin apporté au disque. L'image est d'une qualité assez stupéfiante pour ce type de programme, surtout la définition impeccable même sur les vieilleries (exception des deux expériences de laboratoire des débuts). Le son n'a pas été refait en 5.1, hélas, mais il a été clairement remasterisé et bénéficie d'une patate hallucinante. Tout comme pour... HEAVEN 17 (pas fait exprès), ces tubes eighties ont été boostés et semblent avoir été enregistrés la semaine dernière (soniquement parlant, hein !). En Dolby ProLogic, c'est du bonheur !

En tant que tel, ce DVD serait déjà à même de plaire aux fans qui retrouveront avec la larme à l'œil toute leur adolescence, et dans un coin d'un vieux tiroir de leurs parents la fausse mèche qui leur servait à faire comme Phil (ou comme Nicolas Sirkis ? qui sait ?). Mais l'éditeur en a profité pour servir des bonus... et peut-être n'aurait-il pas dû en mettre autant. Au programme, une interview de 25 minutes, non sous-titrée, au son horrible, mais très intéressante puisque chronologique. Où l'on apprend que Oakey considérait le groupe comme "punk" au départ, que ses principales influences étaient MORODER et KRAFTWERK (pas nouveau ça), qu'il admirait ELP (ça plus sa coupe de cheveux, ça peut peser lourd dans un casier judiciaire)... Et à la question de la montée en qualité des clips, les trois interviewés de crier en chœur : Steve Barron ! Depuis des années qu'on vous casse les couilles avec ce garçon, à le citer à chaque fois qu'on prononce les mots "bons" et "clips" côte à côte, voilà un cri du coeur irréfutable, une déclaration d'amour à ce réalisateur injustement inconnu sans qui vos années 80 auraient été bien fades.

Autres bonus : du live. Hem. Deux de 1995 chez notre ami Jools Holland, avec un Oakey qui sans cheveux ressemble beaucoup à Jim Kerr. Les instruments sont en playback (et pas très bons), le chant a quelque peu changé mais il a gardé ce timbre chaleureux et sa justesse. Puis 4 titres du Top of the Pops en 81. Moins glop. Le playback est absolu, les instrumentistes se moquent carrément du spectateur, le pauvre Phil tente tout ce qu'il peut mais en est réduit à se battre à mort contre un pied de micro rebelle, et sur "Don't You Want Me", il n'y a même plus personne qui essaie de faire semblant ! Un dernier bonus très drôle donc, mais l'humour peut virer au jaunâtre, surtout pour les détracteurs de cette époque. Car malgré ces six titres bonus, on a du mal à trouver ce qu'il y a d'Human dans cette League. Ce n'est pas le but du DVD certes, mais ça peut gêner. Bienheureusement, à ceux qui voulaient du vrai live, de l'urgence, de l'authenticité, THL a pu sortir juste après un concert. Et ce sera l'objet d'une prochaine réunion. Allez les p'tits gars, on remballe les outils et on s'retrouve dans quelques chroniques. Oakey ? (NDLR : Tu sors. Loin.)


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Fiche technique

Editeur : Virgin
Date : 1980-1995
Image : 1.33 4/3 PAL
Son : PCM 2.0
Durée totale : 116 minutes
Bonus :
- Live à Top of the Pops : The sound of the crowd, Love action, Open your heart et Don't you want me (PCM)
- Live chez Jools Holland : The stars are going out et The sound of the crowd (PCM)
- Interview du groupe (24 min PCM non st)

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- Non Disponible


1. Circus Of Death
2. Empire State Human
3. Love Action (i Believe In Love)
4. Open Your Heart
5. Don't You Want Me
6. Mirror Man
7. (keep Feeling) Fascination
8. The Lebanon
9. Life On Your Own
10. Together In Electric Dreams
11. Louise
12. Human
13. I Need Your Loving
14. Love Is All That Matters
15. Heart Like A Wheel
16. Soundtrack To A Generation
17. Tell Me When
18. One Man In My Heart
19. All I Ever Wanted



             



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