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The HUMAN LEAGUE - Hysteria (1984)
Par ERWIN le 17 Février 2019          Consultée 156 fois

C'était acté, cet album devait voir le jour le plus rapidement possible, surfant ainsi sur le succès de Dare. Le trop court E.P. Fascination ne pouvait remplir le besoin des fans d'entendre de nouvelles compositions et au final trois longues années vont séparer les deux albums. Virgin loue pour la ligue une année durant le studio Air pour 1000 livres la journée, une vraie petite fortune, le label les attend au tournant. La typographie est de retour, les couleurs vives rappellent immédiatement toute la superficialité des années quatre-vingts.

Et le premier single "The Lebanon" va rapidement annoncer une couleur inattendue. Tout d'abord, l'arrivée de la guitare, tenue par Jo Callis, un son d'enfer tellement dans l'air du temps d'alors. Et surtout un sujet qui paraîtrait aujourd'hui scabreux et trop sérieux ! Le Liban donc, sur une petite variation de l'actualité des massacres de sabra et chatilla... On est passé d'un extrême à l'autre, et les fans sont indéniablement surpris, mais la première émotion passée, on se prend à aimer ce titre très original et sa guitare si Edgienne. On sera aussi surpris de constater que Oakey a abandonné son look féminisé pour une barbe et une attitude plus classique ».

Le single suivant est "Life On Your Own" qui ne se remarque par aucun aspect. Il est tout lisse et vide d'émotions, c'est une vive déception. Il y a toutefois aussi un troisième single prénommé "Louise" au ton très pop. La vidéo tournée en noir et blanc narre les aventures du groupe avec un Phil à la barre d'un bateau fluvial. Pas génial, il faut bien le dire. Le refrain n'est pas vilain, mais ne restera pas dans les mémoires, c'est un brin mollasson. Le seul autre titre de l'opus a éveiller mon intérêt est "Don't You Know I Want You" et son joli refrain entraînant.

Le reste n'est guère mémorable. On retiendra la distorsion punky sur "I'm Coming Back", l'inutile resucée de "I Love You Too Much" et sa basse rondelette. "So Hurt" touche les tréfonds de la nullité et dans le trip eighties, je déconseille fortement "Rock Me And Again And Again". Le beat cheap et simpliste sert de faire valoir à des lignes de chant que j'ai envie de qualifier d'indigentes sur "The Sign". Le son de la batterie est un poème à lui tout seul. Voyez donc ce son cartonné sur "Betrayed", une compo bien plus aboutie toutefois, qui annonce quelque peu les élans à venir d'A-HA.

Pour la communauté des fans du groupe, c'est évidemment un grand pas en arrière comparé à l'effervescent Dare. A l'exception du single "The Lebanon", les HUMAN LEAGUE ne sont pas convaincants. Il va falloir 'dare dare' se remettre au turbin sous peine de devenir rapidement la prochaine victime du manque de fidélité des jeunes des eighties. En incluant les singles du maxi précédent toutefois, la ligue aurait évité la correctionnelle, le calcul et le timing n'étaient pas bons. La note s'en ressent !

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   ERWIN

 
  N/A



- Ian Burden (synthétiseur)
- Jo Callis (synthétiseur)
- Joanne Catherall (chant)
- Philip Oakey (chant et synthétiseur)
- Sulley (chant)
- Philip Adrian Wright (synthétiseur)


1. I'm Coming Back
2. I Love You Too Much
3. Rock Me Again And Again And Again
4. Louise
5. The Lebanon
6. Betrayed
7. The Sign
8. So Hurt
9. Life On Your Own
10. Don't You Know



             



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