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The HUMAN LEAGUE - Dare (1981)
Par ARP2600 le 18 Février 2014          Consultée 2026 fois

Une nouvelle époque commence pour The Human League en 1981. Les deux principaux compositeurs de la formation initiale, Martyn Ware et Ian Craig Marsh, se sont disputés avec le chanteur Phil Oakey et sont partis de leur côté en laissant à celui-ci le droit d'utiliser le nom du groupe. Ware et Marsh créeront de leur côté Heaven 17, autre groupe important de synthpop. Oakey, auprès de qui ne restait que le graphiste Philip Adrian Wright, a dû recruter du monde pour continuer l'aventure, à une époque où le manque de résultats commerciaux rendait leur label Virgin frileux. Il faut dire que le contenu des deux premiers albums du groupe était fort aride... Cette idée de n'utiliser que des synthétiseurs était courageuse, mais ils manquaient peut-être un peu de talent ou d'expérience, aussi bien dans la composition que dans la manipulation des instruments.

Ce qui allait advenir de The Human League en 1981 n'en est que plus surprenant. Toujours décidés à rester purement électroniques, Oakey et Wright ont recruté deux claviéristes, ayant fait partie d'autres groupes auparavant, Ian Burden et Jo Callis. De plus, ils ont trouvé deux choristes, mineures à l'époque et encore aux études, Joanne Catherall et Susanne Sulley, donnant une mixité, certes de façade, mais correspondant plus à l'idée de «ligue humaine». Résultat ? Un premier single prometteur «Boys and girls» puis le jackpot avec «Love Action (I believe in Love)». Autorisée à publier un album, la nouvelle formation a sorti Dare, qui a encore donné au groupe son plus grand succès, encore fort connu de nos jours : «Don't you want me».

Il suffit d'écouter le résultat pour comprendre un tel succès. À la fois plus propre, mieux composée mais aussi plus démagogique, la nouvelle approche ne pouvait que séduire le public de 1981, féru des sons électroniques clinquants de ce pop/rock de science-fiction qu'était la new wave. Évidemment, un tel son est plutôt daté, mais Dare reste crédible malgré les décennies qui se sont écoulées. Il suffit de comparer ceci avec le simpliste Gary Numan, qui a pourtant été N°1 au Royaume-Uni avec trois albums... La comparaison avec OMD est plus équilibrée. Ceux-ci n'ont jamais totalement rejeté la guitare mais leurs deux premiers albums, de 1980, sont à classer en synthpop, meilleure que la première époque de The Human League. Ces disques sont plus inventifs et plus vivants que Dare mais leur son a moins bien résisté à l'épreuve du temps, il est donc difficile de les départager. Dare est également bien plus convaincant que le premier Depeche Mode.

Voyons plus en détail le contenu du disque. Les paroles sont fort pop, surtout celles des singles, on sent néanmoins l'ambiance new wave bien ancrée dans la réalité, même dans la façon de parler d'amour. Paradoxalement, après plusieurs écoutes, c'est le fameux «Don't you want me», bien trop léger, qui est la chanson la moins intéressante du lot. Elle est plutôt niaise et vaut surtout pour sa mélodie. Le reste est plutôt varié, souvent nostalgique, dans des ambiances froides bien développées.

L'introduction «The things that dreams are made of» est monotone et le chant y est cru, mais son rythme régulier en fait une bonne rampe de lancement pour la suite. Ensuite, «Open your heart» est romantique, «The sound of the crowd» dansante, «Darkness» ambiante, une diversité agréable qui rappelle le chef-d’œuvre Vienna d'Ultravox. Bien sûr, l'influence de Kraftwerk est aussi sensible que chez n'importe quel autre groupe du genre. Le sommet de l'album est certainement «Do or die», un modèle de synthpop, aussi dramatique que rythmée. «I am the law» est un peu plate mais a manifestement influencé Depeche Mode, puis «Seconds» relance la machine avant les deux fameux singles.

Pas tout-à-fait un chef-d’œuvre, Dare est néanmoins la meilleure production de The Human League. C'est un album solide, un des grands succès commerciaux de la new wave et de la synthpop en particulier... bien sûr, il est kitsch, comme toute pop utilisant des synthétiseurs à l'époque. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que c'est le principe même de la new wave qui obligeait de telles ambiances futuristes. Si on n'y est pas allergique, si on s'intéresse de près ou de loin à ce courant, alors qu'on le veuille ou non, Dare est un incontournable.

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- Ian Burden (synthétiseur)
- Jo Callis (synthétiseur)
- Joanne Catherall (chant)
- Philip Oakey (chant et synthétiseur)
- Susanne Sulley (chant)
- Philip Adrian Wright (synthétiseur)


1. The Things That Dreams Are Made Of
2. Open Your Heart
3. The Sound Of The Crowd
4. Darkness
5. Do Or Die
6. Get Carter
7. I Am The Law
8. Seconds
9. Love Action (i Believe In Love)
10. Don't You Want Me



             



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