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Les MUSICIENS DU LYCéE MILLET - 2017-18 / Corbeaux Toxiques (2019)
Par MARCO STIVELL le 9 Mars 2019          Consultée 341 fois

Depuis les hauteurs de Cherbourg-Octeville, Vincent Lonjon et ses jeunes musiciens ont toujours de quoi nous rassurer. Même si, en toute bonne foi, ce millésime 2018 reste moins réussi que d'autres dans sa partie chansons courtes. Une large partie du CD 1 est réservée aux voix féminines, dont le maestro demeure très friand (moi aussi). Il y a un joli "Greensleeves", mais le coup de coeur revient à la chanteuse Yasmine Leroux et les deux titres qui lui sont réservés. "Les corbeaux" de la québecoise Klô PELGAG s'opposent avec dynamisme au hautement sensuel "Toxic" de Britney SPEARS.

La sélection comporte du Whitney HOUSTON, jamais présentée auparavant, et par deux fois en plus. Heloïse Jarossay, qui s'était déjà illustrée l'année d'avant sur des morceaux d'un niveau vocal d'exigence similaire, reprend son rôle, progrès en plus. Parmi les musiciens principaux, un groupe solide se dessine avec Lucas Latrouitte (batterie), Yoann Oudoire (basse), Leo Elluard (guitare) et Merlin Asseline (claviers).

Ce beau monde, auquel on ajoute un Vincent Lonjon mieux ravi que jamais dès qu'il s'agit d'aborder le style rock progressif, nous offre une seconde partie de folie furieuse. Il y a OPETH et leur "Isolation Years" en amuse-bouche, puis on se laisse surprendre par la suite extraite de l'album Mirage de CAMEL : "Nimrodel/The Procession/The White Rider". Les élèves font preuve, comme à chaque fois que c'est arrivé ou presque depuis 2002, d'une maîtrise instrumentale impressionnante. Le solo de slide guitare de "White Rider", tandis que la batterie se désarticule, sacré effort !

Mais ça, c'est avant de se laisser prendre par un nouvel hommage à GENESIS, plus grand groupe de l'histoire comme chacun sait ; en tout cas Vincent Lonjon est d'accord. Avec un fan de cette trempe, impossible que l'absence de partie chantée sur "The Cinema Show" soit le fruit d'un oubli, plus que de soucis techniques. On passe donc de l'introduction au solo de guitare final de la chanson directement, avant la grandiose deuxième partie. J'en connais qui ont bien dû se faire plaisir !

Le nôtre est prolongé puisque PINK FLOYD est représenté par l'enchaînement "Time/The Great Gig in the Sky". Sur cette dernière, Suzy Loubar, une ancienne élève, fait un retour très remarqué, elle prend plus de temps que Clare Torry pour amener les hurlements, et sa voix n'a rien perdu en intensité. David GILMOUR peut être fier de ses émules ; même s'ls sont conscients que rien ne peut égaler le Maître, c'est très réussi. Idem pour "Starless", le morceau de KING CRIMSON aux méandres progressifs casse-tête. Le free-jazz côtoie la ballade symphonique, et même si on n'est pas en 1974, il y a de quoi s'émouvoir facilement sur ce qui reste un chef d'oeuvre.

La retombée est rude, après tant de belles choses, mais le CD 2 a, comme d'habitude, de quoi nous convaincre, y compris en live. "Touch Me" des DOORS et "I Just Wanna Make Love to You" d'Etta JAMES sont franchement sympas. "La chanson d'Orphée" tire son épingle du jeu et on est toujours heureux de retrouver "Weep O Mine Eyes", premier enregistrement de Musique Millet en 2002. Cependant, la partie classique déçoit plus que d'ordinaire, même le "Dies Irae" de CHERUBINI manque de conviction.

Au milieu de ces pousses, un talent éclot d'une façon remarquable, par la composition, rare dans cette salle de musique. C'est mademoiselle Coline Busquet dont il est question et qui révèle, sur "Allers-retours" et "The Letter", une écriture pop-jazz distinguée, emplie de maturité. Il y a les mélodies chantées, mais on parle aussi des instrumentaux en fin de chanson, avec un rapport à l'harmonie (les accords) très intéressant. Bravo à cette jeune personne qui, non contente d'être à l'origine de ces morceaux, y joue de la basse, du piano, et même la plupart des solos de saxophone cette année, de "Starless" à "Touch Me". Un talent dont on espère à nouveau entendre parler.

Les défauts plus apparents de ce 2017-18 sont compensés par une partie progressive éblouissante. Pour le reste, il y a l'ambiance, la diversité, les interprètes... Un charme dont on ne saurait se lasser !

http://www.musique-millet.com/index2.htm

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