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Michael ROTHER - Katzenmuzik (1979)
Par JOVIAL le 27 Mars 2019          Consultée 185 fois

Vous êtes encore là ? On vous a pourtant assez prévenus. De 1977 à 1982, Michael ROTHER a produit quatre albums tellement semblables que l'on ne sait trop quoi dire à leur sujet. Ne vous attendez donc pas à une chronique plus originale que la précédente. Après tout, notre ami teuton ne s'est pas privé, lui, lorsqu'il s'agissait de nous refourguer la même camelote. Car Katzenmuzik, c'est Sterntaler. On vous l'accorde, ce troisième effort est peut-être plus aérien que le second. Un chouïa plus minimaliste aussi. Un poil plus beau même. Et après ? Rien du tout. Absolument rien. Ce n'est rien d'autre qu'une nouvelle extension de la face A de Neu! '75. Pas une relecture, ni même une variation, mais un simple coup de pinceau sur les volets.

En parcourant la toile, on s'étonne alors du nombre de commentaires positifs concernant ce disque. Beaucoup le considèrent ainsi comme la réalisation la plus aboutie de Michael ROTHER à ce jour, acclamant au passage cette « parfaite fusion de goût, de dynamique, de rythme, d'invention mélodique ainsi que d'honnêteté spirituelle et émotionnelle » (1). Certains y voient même l'une des œuvres majeures du XXème siècle et adoubent notre guitariste en « père de l'ambient ».

Mouais. Que Michael ROTHER ait eu une quelconque influence dans le développement de l'ambient, c'est bien possible. Certainement plus à l'époque de NEU! que durant sa carrière solo, mais passons. Que Katzenmuzik soit un bel album, cela ne fait aucun doute non plus. Le musicien allemand compose ici une œuvre d'une grande sensibilité où s'exposent douze titres à la fois lumineux et mélancoliques. Plus habilement que Sterntaler et Flammende Henzer, ces derniers dévoilent des ambiances plus travaillées, souvent simples, tissant en toile de fond des paysages calmes et sereins. En cela, Katzenmuzik demeure sûrement le meilleur choix des quatre premiers disques de Michael ROTHER. Encore une fois néanmoins, celui-ci tourne carrément en rond. C'est beau, mais on décroche beaucoup trop rapidement pour s'en rendre compte. En un mot, on s'ennuie.

C'est pas facile, l'ambient. Apprivoiser son auditeur passe par une constante mise en éveil, une immersion permanente et des relances discrètes mais régulières pour glisser en douceur d'un morceau à un autre. Plus important, il faut aussi savoir s'arrêter lorsqu'on commence à trop se répéter. C'est justement ce dernier détail que Michael ROTHER n'a pas encore intégré. Résultat, Katzenmuzik traîne en longueur en écrivant les mêmes lignes.

Note réelle : 2,5/5

(1) Thom Jurrek sur Allmusic

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- Michael Rother (guitare/claviers)
- Jaki Liebezeit (batterie)


1. Katzenmusik 1
2. Katzenmusik 2
3. Katzenmusik 3
4. Katzenmusik 4
5. Katzenmusik 5
6. Katzenmusik 6
7. Katzenmusik 7
8. Katzenmusik 8
9. Katzenmusik 9
10. Katzenmusik 10
11. Katzenmusik 11
12. Katzenmusik 12



             



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