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- Style : La DÜsseldorf, Klaus Dinger
- Style + Membre : Harmonia, Neu!, Hallogallo 2010

Michael ROTHER - FernwÄrme (1982)
Par JOVIAL le 2 Mai 2019          Consultée 244 fois

Vous connaissez la chanson désormais. Si vous espériez un quelconque sursaut de la part de Michael ROTHER pour son quatrième album solo, dites-vous bien que c'est raté. Fernwärme est la suite absolument logique de Katzenmuzik ou mieux, un simple appendice. On avait pourtant toutes les raisons de croire que les choses avaient bien évolué du côté de Düsseldorf. Le guitariste allemand a tout d'abord décidé de prendre son temps - lui qui turbinait alors au rythme d'une sortie par an depuis 1972 - et trois années séparent ainsi ce disque du précédent. Fernwärme sort par ailleurs sur Polydor, après une demi-décennie chez Sky Records. Conny PLANK, fidèle ingénieur du son et producteur depuis NEU!, a également été remercié. Le batteur Jaki LIEBEZEIT est certes toujours de la partie, mais pour le reste Michael ROTHER compose, joue, arrange et produit son album de A à Z. Enfin, la pochette sombre de ce dernier tranche avec les artworks chauds ou lumineux des productions antérieures. Doit-on donc voir ici un quelconque signe de renouveau ?

Non, toutes ces précisions n'étaient en réalité destinées qu'à meubler la chronique. Hélas, le changement n'est pas pour maintenant. Ainsi qu'on l'écrivait plus haut, Michael ROTHER propose avec Fernwärme le même genre d'exercices que sur Katzenmuzik, lui-même étant très proche de Sterntaler. De nouveau, c'est beau. Très beau. Impeccable. Et de nouveau, c'est ennuyeux. Sans détour, c'en est même suant. Ni bon, ni mauvais, juste suant.

À tel point que, même après plusieurs écoutes, on garde toujours l'impression de n'avoir rien entendu. Vaguement un son de guitare lointain peut-être, du motorik bien sûr, quelques nappes de claviers, mais rien qui ne retienne réellement l'attention. Cependant, reconnaissons-le, l'ancien NEU! a fait quelques tentatives pour éviter la lassitude à l'auditeur. Tentatives bien vaines malheureusement. L'électro de « Klangköper » ne démarre jamais, tandis que les harmonies légères d'« Erlkönig » se font rattraper, sans que l'on comprenne trop pourquoi d'ailleurs, par la patrouille motorik. Seule « Elfenbein », glaciale mais magnifique, mérite une écoute attentive, elle qui préfigurerait presque les futurs travaux de TANGERINE DREAM sur Hyperborea.

Fernwärme ferme donc la marche sans se démarquer des productions précédentes, ultime album d'une quadrilogie passablement soporifique que certains pourtant, il faut le préciser, considèrent comme un des derniers sommets du rock choucroute. Chose somme toute assez étrange alors que, après avoir joué les pionniers au début des seventies, Michael ROTHER semble de plus à l'aurée des eighties mener un combat d'arrière-garde.

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- Michael Rother (guitare/claviers)
- Jaki Liebezeit (batterie)


1. Silberstreif
2. Elfenbein
3. Erlkönig
4. Fortuna
5. Klangkörper
6. Hohe Luft
7. Fernwärme



             



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