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ROCK  |  COFFRET

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- Style : Lovin' Spoonful, The Turtles , The Lickerish Quartet , Jellyfish, The Madcaps , The Monkees , Cheap Trick, Harry Nilsson , The Kinks , The Zombies
- Membre : Ringo Starr , George Harrison , John Lennon , Paul Mccartney
 

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The BEATLES - Let It Be 5 Lp Edition (box Set) (2021)
Par LONG JOHN SILVER le 17 Janvier 2022          Consultée 903 fois

NDLA : La chronique de ce coffret provient de l’écoute de son édition vinyle qui contient la version remixée par Giles Martin (fils de George) et Sam Okell (lesquels ont déjà œuvré sur les remix de Sgt Pepper's Lonely Hearts Club Band -2017-, The Beatles -2018- et Abbey Road -2019), la version du Get Back de Glyn Johns en 1969, un double L.P de répétitions/jams/prises alternatives, un E.P 4 titres contenant des mixages alternatifs datant de 1970 pour deux et des mixages récents pour les autres et enfin un bouquin rappelant le contexte de la conception de l’œuvre, d’abord un projet de film de répétitions effectuées dans un studio ciné de Twickenham qui aboutirait à un concert également filmé dont le lieu n’avait pas été encore déterminé, ainsi que des notes sur chacune des chansons qui le composent. On connaît la suite : le groupe retrouvera vite son propre studio installé dans la cave de l’immeuble de la société Apple et le concert aura lieu sur le toit de ce même immeuble Londonien. La suivante chronique détaille chaque objet séparément.

1)Let It Be remixé par Giles Martin et Sam Okell :

Tout d’abord, il convient de rappeler que le remixage des chansons des BEATLES ne date pas de 2017. Il y a eu des précédents déjà anciens qu’on doit à George Martin lors de la publication de certaines compilations mais, si ces manipulations (très limitées) sont absolument anecdotiques, il n’en est pas de même concernant la publication du Yellow Submarine Songtrack de 1999, qui faisait fi du score de George Martin mais compilait toutes les chansons du film, de l’album Love en 2006, B.O. du spectacle du Cirque du Soleil dans laquelle certains titres se fondent les uns dans les autres, et bien entendu de Let It Be Naked de 2003 remixé par ceux qui avaient travaillé sur Yellow Submarine Songtrack, pour partie basé sur des prises alternatives du projet Get Back et qui supprimait les orchestrations voulues par Phil Spector ainsi que les inserts de conversations et les courts extraits de "Dig It" et "Maggie May", jugés inutiles.

Ici, pas de 'révisionnisme', Martin et Okell ont conservé toute la machinerie spectorienne, les interludes musicaux ainsi que les bribes de conversations incluses sur l’album original. Or, si le boulot des deux producteurs était propre sur leurs versions des classiques de 1967, 1968 et 1969, les puristes avaient beau jeu d’indiquer que rien n’équivalait les pressages originaux made in UK des trois albums en question. Sans compter que les versions plus ou moins inégales publiées, depuis les origines dans chaque pays du globe où elles sont accessibles, possèdent un charme pas toujours bien exploité par les nouveaux mixages. Bien entendu, l’aspect marketing de ces opérations est évident. Peut-on en vouloir à Apple de surfer sur la nostalgie et de vouloir engranger des royautés ? Tous les artistes veulent gagner de l’argent, voilà la réponse. Si on peut rester circonspect sur chacun des nouveaux mixages, celui effectué sur Let It Be demeure –à mes oreilles- le plus intéressant. La galette sonne plus pêchue que le rendu offert par les versions antérieures que je possède mais aussi que l’édition Naked de 2003. Martin et Okell n’ont pourtant pas cherché à renverser la table, faisant preuve d’un conservatisme probablement de bon aloi, mais ont quand même pas mal rééquilibré les choses sur les parties orchestrales de "Let It Be", "The Long And Winding Road" et "Across The Universe" où les voix se détachent plus clairement du mix quand l’orchestre se voit relégué quelques pas en arrière, ce qui fait un bien fou. Enfin, les autres titres sonnent vraiment Live, même si on peut apprécier différemment la présence d’une basse clairement plus puissante ici. Pour ma part, j’adhère. D’autant que le charme éprouvé lors de ma première découverte de l’album reste intact.

2)Get Back (Glyn Johns mix) :

Tout le monde le sait, une fois les sessions terminées et alors que les BEATLES retrouvent rapidement le studio afin de mettre en boîte Abbey Road (leur ultime chef-d’œuvre), les bandes desdites sessions sont confiées à Glyn Johns afin qu’il remette clefs en main la B.O du film (qui s’appellerait Let It Be au final) de Michael Lindsay Hogg mais itou une version potentiellement commercialisable du projet Get Back. L’homme possède bien entendu quelques directives pour guider son travail, mais jouit tout autant d’une belle marge de manœuvre. La copie rendue sera unanimement rejetée, c’est aussi pourquoi les bandes des séances finiront dans les mains de Phil Spector, à propos duquel LENNON dira en substance qu’il (Spector) avait tiré un ensemble cohérent à partir d’un matériau de m… quand McCARTNEY dira détester son travail qui trahissait les intentions initiales du projet, à savoir un retour au rock basique du groupe avec un son Live. Depuis, la version de Glyn Johns fait fantasmer les fans, même si nombre d’entre eux possèdent des copies Bootleg de la chose. La pochette du disque inséré dans la boîte reprend une photo qu’on jurerait être le cliché déjà exposé sur les compiles rouge et bleue de 1973 ; or il s’agit aussi ici d’une photo issue d’une même série mais qui n’est pas la même. Le descriptif sur le dos reprend les codes early sixties des premiers disques du groupe.

A l’écoute du rendu, on comprend pourquoi cette version a été recalée, car Glyn Johns n’est pas Geoff Emerick. Ni Norman Smith. Soit les deux ingénieurs du son responsables de la majeure partie du catalogue du groupe. Si le bonhomme est déjà un grand pro (ROLLING STONES, FAMILY, SMALL FACES…) il ne parvient pas à donner suffisamment de profondeur aux chansons. De plus, le choix d’insérer plusieurs interludes (notamment le medley dès la 2ème piste) coupe trop souvent l’appétence de l’objet. Enfin, l’ordonnancement des titres n’est pas du meilleur tonneau.
Pourtant, on commence sur les chapeaux de roue avec "One After 909", un titre que Paul et John ont dans les cartons depuis bien longtemps. Oui, mais le disque finit par deux ballades ("Let It be" toujours aussi majestueuse et "The Long And Winding Road" au rendu poussif alors que c’est une magnifique chanson) avant de vraiment clore par un "Get Back (reprise)" tout ce qu’il y a de plus inutile. LA curiosité se nomme "Dig It" connue dans sa version "extrait" sur le disque original, ici bien plus étendue (il s’agit d’une jam en fait) et dont on se dit que les BEATLES auraient pu en faire un titre loufoque dans la lignée d’un "You Know My Name (Look Up The Number)". Cependant et en dépit de tous mes chipotages, d'autant plus que Johns n'a jamais avancé que son travail était LA version ultime du projet mais bien une base de travail, l’ensemble reste plaisant et le son très propre.

3)Apple Sessions, Rehearsals and Apple Jams :

Voici une double galette qui présente quatre clichés alternatifs des BEATLES sur fond blanc par contraste avec l’album originel qui, a priori, ne parlerait qu’aux exégètes, fans hardcore et autres spécialistes de tout poil. On connaît de plus le boulot effectué par les Anthology I,II et III, nous voici sur un focus du même tonneau réservé aux [i}Get Back sessions. D’ailleurs, certains extraits sont présents sur Anthology III, mais ici ils figurent en extented cut. On entend les BEATLES blablater, ces extraits sonores sont aussi dans le documentaire Get Back de Peter Jackson diffusé récemment en streaming, ce qui laisse à penser que ce double L.P en constitue la véritable B.O. Cependant, les prises de travail de "Two Of Us", "For You Blue", "Let It Be", "I’ve Got A Feeling", "Dig A Pony", "Get Back" et j’en passe sont toutes des prises Live au son impeccable et font plutôt bien le taf, nonobstant de rares pains et des textes pas toujours définitifs. N’oublions pas que le groupe créait ces chansons en même temps qu’il les enregistrait ! Avec une mention spéciale pour "One After 909" et davantage à "Don’t Let Me Down" extraite du concert sur le toit. Pour l’anecdote, la version incluse de ce morceau dans Let It Be Naked est un assemblage des deux versions jouées Live durant ce dernier concert/happening. Et puisqu’on parle de Live et quand on sait que le groupe souhaitait sonner le plus Live possible lors des Get Back sessions, il se trouve que ce premier L.P finit par être aussi représentatif que possible des intentions initiales de ses membres. Le plaisir est palpable, on ne se moque pas de nous, pour peu qu’on aime les BEATLES. Et OUI : toutes ces prises sont LIVE !

Le deuxième L.P est musicalement moins captivant, on entend majoritairement des embryons de chansons qui deviendront plus tard des classiques, notamment lors des carrières solo des membres des BEATLES ("All Things Must Pass" George HARRISON, "Gimme Some Truth" John LENNON), d’autres qu’on retrouverait sur Abbey Road comme "She Came Into The Bathroom Window" ou "Octopuss’s Garden" et dont les meilleurs moments sont les prises alternatives de "Get Back" et de "Let It Be", différentes de celles sélectionnées sur le premier L.P mais encore plus abouties. On se rend vite compte que Billy Preston (claviers) se fond parfaitement bien au sein du collectif formé par John, Paul, George et Ringo, tant il cimente le groupe grâce à ses interventions, alors que tout ce qui s’était passé au studio de Twickenham avait abouti à pas grand-chose si ce n’est à la décision de George Harrison de planter ses petits camarades pour de bon. On sait que ceux-ci ont immédiatement pensé à faire venir Eric CLAPTON pour le remplacer mais qu’en place de quoi George est revenu avec Billy Preston dont la présence a rasséréné les boys. Notons la présence d’une courte impro chantée par ce même Preston, accompagné des seuls John et Ringo, un truc qui tient plutôt bien la route par ailleurs, sachant que rien n’y est prémédité.

4) Let It Be EP :

Voici quatre titres remixés dont la première partie fut commise par Glyn Johns en 1970. "Across The Universe" et "I Me Mine" ne figurent pas sur son Get Back de 1969, le boulot y paraît nettement plus abouti que celui effectué l’année précédente. Où l’on s’aperçoit toutefois que "I Me Mine" durait initialement une minute de moins que dans sa version finale, Phil Spector ayant recollé le début de la chanson sur sa fin dans le but de prolonger le plaisir et que cette décision fut la bonne. Les nouveaux mix par Giles Martin et Sam Okell de "Don’t Let Me Down" et "Let It Be" sont basés sur leurs versions single (rappelons que "Don’t Let Me Down" ne figure pas sur l’album et que la version single de "Let It Be" n’est pas celle figurant sur le L.P), or dans les deux cas c’est une belle prouesse qui est réalisée ici, mes enceintes valident !

5)Let It Be (100-Page Hard Book)

Le livre à la couverture blanche présente les quatre photos de John, Paul, George et Ringo telles que disposées sur la pochette du disque. L’ouvrage est inséré dans la boîte en première position, le carton du coffret est découpé afin de les rendre visibles. Tout est fait avec soin. En préambule, Paul McCARTNEY livre un court texte où il apparaît que finalement le travail effectué par Spector est OK ("it turned out to be a fine Beatles album in the end"). S’ensuivent des notes écrites par Giles Martin, qui réhabilitent également le travail du producteur fou. Puis c’est au tour de Glyn Johns de s’exprimer, lequel insiste sur la chance qu’il a eue de bosser pour le groupe le plus célèbre au monde. Deux chapitres plus approfondis signés par John Harris et Kevin Howlett reviennent sur le contexte des Get Back Sessions et sur l’aboutissement vers l’album Let It Be. Enfin, Kevin Howlett explique 'Track by track' comment les chansons du disque original furent mises en boîtes, revenant sur leur processus de réalisation depuis leurs genèses respectives. Tout cela en anglais.
S’agissant de la dernière partie, pour les non anglophones, je ne puis que recommander le bouquin de Jean-Michel Guesdon et Philippe Margotin (Les BEATLES, la totale) qui explore toute la disco du groupe chanson par chanson. Sans quoi, il est possible d’admirer les nombreux clichés d’époque qui illustrent l’ouvrage.

Pour conclure ce long laïus, la chose qui frappe le plus est la qualité proposée par l’édition du bousin. Le soin méticuleux apporté à l’ensemble. Son prix n’est pas non plus rédhibitoire, compte tenu du nombre d’éléments que contient le coffret. Les fans prendront donc un grand plaisir à découvrir l’ensemble, qu’on pourrait comparer à l'édition collector d’un DVD, gorgée de bonus jusqu’à la moëlle. Les néophytes se rabattront sur la version remix de Martin & Okell ou sur toute autre version en évitant toutefois soigneusement la version remastered vinyle de 2012 qui est très décevante (idem pour les autres albums) compte tenu du fait qu’il s’agit d’une transcription sur support vinyle d’un master prévu pour les CD (publiés en 2009). Les rageux, quant à eux, pourront continuer à gueuler que toussa c’est juste fait pour faire du fric et que EUX on ne les aura pas avec d’aussi grosses ficelles. Chacun voit midi à sa porte, la mienne est grand ouverte pour cette Box consacrée à Let It Be, dont je compulse chacun des éléments tel un enfant émerveillé par son lot de grâce.

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   LONG JOHN SILVER

 
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- George Harrison (guitare, chant, ukulele)
- John Lennon (guitare, chant, basse 6 cordes)
- Paul Mccarney (basse, chant, guitare, claviers)
- Ringo Starr (batterie, chant)
- +
- Billy Preston (claviers, chant)


- let It Be Remixed By Giles Martin & Sam Okell
1. Two Of Us
2. Dig A Pony
3. Across The Universe
4. I Me Mine
5. Dig It
6. Let It Be
7. Maggie Mae
8. I've Got A Feeling
9. One After 909
10. The Long And Winding Road
11. For You Blue
12. Get Back

- get Back (glyn Johns Mix 1969)
1. One After 909
2. Medley : I'm Ready/save The Last Dance For Me/don'
3. Don't Let Me Down
4. Dig A Pony
5. I've Got A Feeling
6. Get Back
7. For You Blue
8. Teddy Boy
9. Two Of Us
10. Maggie May
11. Dig It
12. Let It Be
13. The Long And Winding Road
14. Get Back (reprise)

- apple Sessions, Rehearsals And Apple Jams
- Disque 1
1. Morning Camera (speech)
2. Two Of Us (take 4)
3. Maggie Mae/fancy My Chances With You
4. Can You Dig It?
5. I Don't Know Why I'm Moaning (speech)
6. For You Blue (take4)
7. Let It Be/please Please Me/let It Be (take 10)
8. I've Got A Felling (take 10)
9. Dig A Pony (take 14)
10. Get Back (take 19)
11. Like Making An Album (speech)
12. One After 909 (take 3)
13. Don't Let Me Down (first Rooftop Performance)
14. The Long And Winding Road (take 19)
15. Wake Up Little Susie/i Me Mine (take 11)

- disque 2
1. On The Day Shift Now (speech)/all Things Must Pass
2. Conce'ntrate On The Sound
3. Gimme Some Truth (rehearsal)
4. I Me Mine (rehearsal)
5. She Came In Through The Bathroom Window (rehearsal
6. Polythene Pam (rehearsal)
7. Octopuss's Garden (rehearsal)
8. Oh Darling (jam)
9. Get Back (take 8)
10. The Walk (jam)
11. Without A Song (jamm Billy Preston With John And R
12. Something (rehearsal)
13. Let It Be (take 2)

- let It Be Ep
1. Across The Universe (unreleased Glyn Johns Mix 197
2. I Me Mine (unreleased Glyn Johns Mix 1970)
3. Don't Let Me Down (new Mix Of Original Single Vers
4. Let It Be (new Mix Of Original Single Version)

- let It Be 100-page Hard Book
1. Foreword By Paul Mccartney
2. Introduction By Giles Martin
3. Glyn Johns Remembers
4. Everybody Had A Good Time...
5. What Do You Want To Know?
6. Track By Track
7. Rehearsals And Apple Jams
8. Get Back To Let It Be



             



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