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ROCK  |  REMIX

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- Style : The Zombies , The Kinks , Harry Nilsson , Cheap Trick, The Monkees
- Membre : Paul Mccartney , John Lennon , George Harrison , Ringo Starr
 

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The BEATLES - Live At The Hollywood Bowl (remix 2016) (2016)
Par LONG JOHN SILVER le 17 Septembre 2016          Consultée 2257 fois

Tout est bon dans l’cochon ! C’est bien connu. Écéki le cochon ? Hein ? Je vous laisse deviner. Le catalogue des BEATLES a fait l’objet de ressorties régulières depuis le milieu des 90’s, dont le point d’orgue fut la publication en remasters mono et stéréo de tous les albums, en CD puis en vinyles, disponibles à l’unité ou en coffret*. Pas de nouveau mixage sur ces rééditions, chose cependant effectuée sur la compilation des chansons du film Yellow Submarine et bien entendu sur la bande son du spectacle Love. C’est également le cas s’agissant du Live At The Hollywood Bowl, originellement publié en 1977, contre l’avis des membres du groupe.

Longtemps ostracisé**, voici que ce témoignage connaît un retour en grâce à l’occasion de la sortie du film Eight Days A Week (The Touring Years) de Ron Howard***. Un documentaire focalisé, comme son nom l’indique, sur les années passées sur la route. D’ailleurs la pochette originale de l’album Live At The Hollywood Bowl a laissé la place, au profit de l’affiche de ce même film. Les BEATLES sont le groupe ayant été le plus sujet à Bootlegs au monde, il n’est pas bien compliqué de se dégotter des enregistrements live (et pas que !) pour se faire une idée de ce que donnaient leurs prestations en public. Par ailleurs, il est précisé que pour l’occasion, les bandes (image et son) du Shea Stadium (1965) ont été restaurées et projetées en bonus du film. Il faut croire que celles-ci sont de qualité inférieure (pour le son) à celles déjà largement diffusées de l’Hollywood Bowl, sinon pourquoi ne pas les avoir commercialisées ? Après tout, tout n’est-il pas bon ? Sait-on jamais avec ces ayants droit****, qui maîtrisent le business comme personne. Cependant la ressortie du Live At The Hollywood Bowl, longtemps écartée, n’est pas incongrue.

Et c’est Giles Martin, déjà aux manettes sur l’album Love, fils de feu George (Martin pas Harrison), qui s’est vu décerné le droit, que dis-je, l’honneur, de tripatouiller le travail déjà effectué par son père (assisté à l’époque par Geoff Emerick, le fidèle ingé son des fab four). Celui-ci a tout repris à zéro à partir du matériau brut, pour en arriver à la conclusion suivante : surtout ne rien changer ! Ou si peu. On retrouve les mêmes chansons que sur le vinyle, agencées dans le même ordre. Soit un habile mélange de trois prestations données en 1964 et en 1965. « Enregistrer les BEATLES en concert, c’était comme placer un micro sur le queue d’un Boeing 747 », est-il précisé dans les notes du livret. Giles a fait de son mieux, remixant les trois pistes (d’envol) originelles, pour atténuer un peu plus l’effet des vrombissements de la foule.

L’hystérie et la ferveur du public sont telles qu’à l’époque les « quatre garçons dans le vent » n’essuient pas en public de banales bourrasques mais un véritable cataclysme qui aurait mis les chocottes aux plus courageux des aventuriers. En dépit d’une technologie de pointe, aucun miracle sonore ne s’est esquissé par la grâce du présent remixage. Effectivement, le rendu est un poil plus net, notamment la basse qui gagne (parfois) une ampleur proche de ce qu’on connaît du travail de Macca en studio ou encore la guitare lead de George, mieux mise en avant, donc plus affirmée. Mais là on chipote sur des détails. Les hurlements quasi continuels restent les grands gagnants. Si miracle il y a, il ne date pas d’aujourd’hui. Parce qu’après avoir écouté le disque (ici remixé) on se demande toujours comment John, Paul, George et Ringo faisaient pour chanter (et jouer) juste des chansons truffées d’harmonies ou de contrepoints alors qu’on a la sensation qu’ils s’ébattent dans l’œil du cyclone.

Pour la bonne bouche, on a disposé un léger rab sur la fin : quatre titres, dont les deux premiers furent captés en 1964 et les deux suivants en 1965. Visiblement Giles Martin n’a pas cru bon de les incorporer à l’intérieur de l’album initial. Il est vrai que George Martin et Geoff Emerick avaient réussi à extraire un ensemble cohérent, issu de ce maelstrom cauchemardesque qu'étaient les concerts période Beatlemania. Néanmoins, il est permis de trouver cela dommage. Plus de liberté (comme ce fut le cas lors de la réalisation de la compilation Love) n’aurait probablement pas nui. Finir en trombe avec « Long Tall Sally » était logique, c’est déjà moins le cas pour « Baby’s In Black » qui trouvait sa place dans le cœur des prestations des BEATLES.

Alors ? On est content de pouvoir enfin se procurer ce disque réhabilité, désormais officialisé dans le catalogue des fab four, après toutes ces années. Cependant, - objectivement parlant - on conseillera aux néophytes d’éviter de se ruer (en priorité) dessus. Car l’écoute de Live At The Hollywood Bowl reste éprouvante, du fait des conditions extrêmes dans lesquelles il a été capté. Même si encore une fois : tout est bon dans l’cochon.

* À l’exception des CD des albums en mono, uniquement disponibles en coffret contrairement aux vinyles
** Pas uniquement pour des raisons « purement » artistiques, cf ma chronique du LP de 1977
*** Oui, oui l’acteur de Happy Days... quoi après ?
**** Paul, Ringo, Yoko et Olivia

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   LONG JOHN SILVER

 
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- John Lennon (guitare, chant)
- Paul Mccartney (basse, chant)
- George Harrison (guitare, chant)
- Ringo Starr (batterie, chant)


1. Twist And Shout
2. She's A Woman
3. Dizzy Miss Lizzy
4. Ticket To Ride
5. Can't Buy Me Love
6. Things We Said Today
7. Roll Over Beethoven
8. Boys
9. A Hard Day's Night
10. Help !
11. All My Loving
12. She Loves You
13. Long Tall Sally
14. You Can't Do That (bonus)
15. I Want To Hold Your Hand (bonus)
16. Everybody's Trying To Be My Baby (bonus)
17. Baby's In Black (bonus)



             



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