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The BEATLES - The Beatles 1967/1970 (1973)
Par LONG JOHN SILVER le 19 Février 2015          Consultée 4872 fois

Liverpool… en deux chansons.
Un air de mellotron sur l’une, une trompette qui joue des notes inatteignables pour l’autre, de la rue au parc, entre rêverie et nostalgie… des collages de souvenirs en vagabondage comme fruits d’un bricolage audacieux. Avec des moyens somme toute rudimentaires, les célèbres studios sis en face du passage clouté ne sont pas à la pointe de la technologie. Mais on prend son temps en insufflant une audace borderline qui confine au génie.
Deux mouvements pour célébrer tous ces moments qu’on doit à la maison mère… et lui dire adieu. L’ado devenu adulte n’oublie pas d’où il vient et repasse régulièrement par là. A ce duo qui forma jadis le plus grand single (double face A) de l’histoire de la galaxie. Et qui l'est resté.
« Strawberry Fields Forever/Penny Lane », premier de la période « studio » ne connut pourtant pas les honneurs de la pole-position dans les charts. Elle échappe aux scarabées pour la première fois depuis des ères antédiluviennes, ce qu’ils interprètent comme étant le signal que la voie est libre. L’audace toujours…et le génie, encore.

Les Beatles envoient des avatars qui portent un nom à rallonge (« L’Harmonie des cœurs solitaires du sergent Poivre »*) assister à leurs obsèques et ceux-ci jouent du rock. Quoi d’autre ? L’occasion de remarquer que la guitare électrique fortement mise en avant ici va se faire bien plus discrète mais effectuera un rappel fracassant en fin de première manche. En revanche McCartney nous offre tout du long un véritable festival à la basse, qu’il pose désormais en fin de processus d’enregistrement.
Et que trouve-t-on sur le chemin venteux qui nous est ici enchanté ?
Des histoires qui font l’Histoire, qu’on oublie ou pas comme celles que rapportent les nouvelles qui s’égrainent sur le parcours (« A Day In The Life ») pendant que le quidam sur le pont pense à attraper son bus pour mieux s’en échapper. Ringo fait résonner - raisonner ? - ses tambours en contrepoint de la narration. Au delà de la collaboration entre Paul et John qui atteint ici son apogée ou encore de l’orchestration basée sur une anarchie chromatique qui trouve sa résolution dans un long accord plaqué qui s’étiole lentement après le cataclysme, c’est la puissance évocatrice qui se dégage de l’œuvre qui interpelle.
D’autant que l'enchaînement avec « All You Need Is Love » est magistral. On navigue sur la rivière enchantée du psychédélisme pop via l’hymne diffusé en direct et en mondiovision. Ca tombe bien : l’été 1967 vient de commencer. On peut penser ce qu’on veut de « All You Need Is Love », ce message est révolutionnaire bien au delà de son thème d’exposition musical. L’amour comme lien entre le groupe et le public. On donne, on reçoit,on rend, c’est le cycle. La révolution.
On aime les juxtapositions également, la preuve par l’absurde (« I Am The Walrus »), le voyage impromptu (« Magical Mystery Tour ») et les hymnes toujours (« Hey Jude »). Le premier disque se clôt comme il avait débuté, par une chanson de Lennon : « Revolution »… tiens tiens… du gros rock en plus.

Sssssssssssssssiiiiiiiiiiiiiiiiiissssiuuuuuuu… Ça ne vous dit rien ? Les hurlements hystériques en pleine beatlemania ? Non, juste le jet qui emmène un Paul bien impatient d’aller roucouler le slave à ces dames de Moscou. La chanson (qui détourne au passage les BEACH BOYS et Chuck Berry) transperce le rideau de fer beaucoup plus surement et pacifiquement que la totalité des agents missionnés (ou pas) par l’OTAN. Patelin comme de bien entendu, il en profite pour glisser du controversé sous psychotropes, au balancement plus africain que caribéen (« Ob-La-Di, Ob-La-Da », jubilatoire ou repoussée). Un truc crétin me direz vous ? Oui, Mais c’est voulu.
Il n’en reste pas moins que le rock effectue son grand retour, les guitares sont à l’honneur, George apparaît dans la lumière.
Ses soli sont mûs par la grâce (« Something », « Let It Be »…), son jeu étincelle (« Don’t Let Me Down », « Octopus’s Garden »), sa voix éblouit (« While My Guitar Gently Weeps » où God dépose les larmes), son écriture resplendit (« Here Comes The Sun »). Même quand une pulsion mordante doublée aux infra basses se fait insistante (« Old Brown Shoe »), le raffinement du personnage irradie l’espace.
L’espace qu’on traverse (« Accross The Universe », demandez à la NASA), les manifestes qui se répondent (« Come Together » et ses « shoot me »… brrr), le temps qui passe, l'instant qui reste ("Something")... l’enfant n’est pas parti (« Octopus’s Garden »), il se prépare à faire le deuil (« Let It Be ») mais il n’oubliera pas parce que tout ceci est une fabuleuse histoire d’amour. Avec le public.
« La route longue et venteuse » (qui permet sur ce deuxième disque, à Paul de fermer la boutique après l’avoir ouverte) n’aura duré que 7 ans et des singles, si on s’en tient à l’aventure discographique des BEATLES. 7 ans de révolutions.
7 ans… un instantané à l’échelle des temps géologiques. L’éternité pour les quatre petits gars de Liverpool.

* en français dans le texte

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   LONG JOHN SILVER

 
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- disque 1
1. Strawberry Fields Forever
2. Penny Lane
3. Sgt.peppers Lonely Hearts Club Band
4. With A Little Help From My Friends
5. Lucy In The Sky With Diamonds
6. A Day In The Life
7. All You Need Is Love
8. I Am The Walrus
9. Hello Goodbye
10. The Fool On The Hill
11. Magical Mystery Tour
12. Lady Madonna
13. Hey Jude
14. Revolution

- disque 2
1. Back In The U.s.s.r
2. While My Guitar Gently Weeps
3. Ob-la-di, Ob-la-da
4. Get Back
5. Don't Let Me Down
6. The Ballad Of John And Yoko
7. Old Brown Shoe
8. Here Comes The Sun
9. Come Together
10. Something
11. Octopus's Garden
12. Let It Be
13. Across The Universe
14. The Long And Winding Road



             



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