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- Membre : Santana & Buddy Miles, John Mclaughlin , Richard Wahnfried

SANTANA - Festival (1976)
Par MARCO STIVELL le 6 Novembre 2010          Consultée 2823 fois

Goûtant les joies de voir sa musique mondialement appréciée, et plus que jamais par rapport au temps d'Abraxas, Carlos SANTANA décide de battre le fer tant qu'il est chaud et va, en cette période fin 1976-77 publier non pas un mais deux albums. Le problème, c'est que parmi ces deux-là, il y a l'un des meilleurs de sa carrière, et l'autre reste sans doute l'un de ses moins bons. Ce dernier, c'est Festival.

Ce n'est pas la première fois (et ce ne sera pas la dernière) qu'un artiste n'hésite pas à "surfer" sur son propre succès en essayant d'en exploiter les recettes, et encore en ce qui concerne SANTANA, nous n'en sommes pas à Supernatural. Mais même vingt ans plus tôt, il le faisait déjà, et déjà à cette époque c'était, comment dire... pas vraiment une franche réussite. Le succès d'Amigos est ce qu'il est, qu'on aime ou pas cet album, il est difficile de nier qu'il avait tout pour réussir, même si l'argument "Europa" a pris un peu trop le dessus par rapport au reste. Festival c'est une autre histoire. Pas de réel succès cette fois, et un arrière-goût désagréable de copie non-conforme-mais-qui-ressemble-beaucoup-quand-même et en moins bon. "Carnaval" ne possède pas de partie aussi dense que la fin de "Dance Sister Dance", mais à part cela, ce morceau donne le même goût de légèreté que la première partie de ce chef-d'oeuvre qui débutait Amigos. Osons : "Carnaval", avec ses choeurs flamboyants, représente le meilleur du disque avec le groupe de morceaux auquel il est enchaîné, "Let the Children Play" (plus proche de "Dance Sister Dance" encore) et le déchaîné "Jugando", où la guitare et les percussions sont à leur sommet. En dehors de ce dernier titre (qui est instrumental), il convient toutefois de dire - et j'en suis désolé - que cette partie du disque n'en est la meilleure que surtout du point de vue composition, parce que du reste, on se dit qu'il manque quelque chose, un tout petit quelque chose que même les claviers de Tom Coster ne parviennent pas à rattraper. Un comble.

Et alors, si c'est le meilleur du disque... Que dire du reste ? Ben que là c'est pas un petit quelque chose, mais un gros qu'il manque. Ca s'écoute plus ou moins gentiment, mais contrairement à l'idée directive de l'album, on ne fera pas de celui-ci tout un festival... Si il s'en tire bien, c'est avant tout pour la qualité de certaines compositions, à commencer par l'instrumental "Revelations" qui a le culot de surpasser "Europa". Il faut dire que sa montée de percussions ni même ses parties de guitare n'ont pas de quoi laisser l'auditeur indifférent... Histoire de rester dans la qualité et les rapprochements avec Amigos, le funky "Let the Music Set you Free" s'en tire pas trop mal par rapport à son grand frère "Tell me Are you Tired" et la spontanéité de "Verao Vermelho" à mélanger l'esprit guitare acoustique "Gitano" avec le même style de développement que le final de "Dance Sister Dance" a de quoi rendre plutôt enthousiaste. De même et finissons-en, pour la grosse basse de "Try a Little Harder" qui rappelle celle de "Let it Shine". Et comme sur cette dernière, on trouve sur Festival une forte affluence de choeurs féminins.

Mais le problème vient en partie de là aussi. Si sur Amigos ils participaient au charme de l'ensemble, ici c'est le contraire. L'exemple le plus frappant reste "Verao Vermelho". Et Carlos s'est débrouillé pour faire encore moins bien avec les masculins sur le très latino "Maria Caracoles", jusqu'aux lead vocaux cette fois... En parlant de ceux-ci, on remarque le retour de Leon Patillo (chanteur sur Borboletta) notamment pour deux titres : "The River" et "Give me Love", deux chansons que je ne regroupe pas pour rien. La tendresse y est perceptible, mais on ne peut vraiment pas dire qu'elles resteront dans les annales du genre slow, oh que non, pas même pour moi qui l'apprécie pourtant d'habitude. Les cuivres apportent tout de même une petite touche d'originalité sur la seconde.

Le genre de bonne idée, c'est ainsi, beaucoup trop rare sur cet album, passé "Jugando" du moins. On peut reconnaître qu'il ne s'agit vraiment pas d'une oeuvre faite pour la déprime, mais c'était aussi déjà le cas de la précédente, en bien mieux et à tous les niveaux. Que l'on se rassure pourtant, le chef-d'oeuvre n'est plus très loin.

Note réelle : 1,5/5

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   MARCO STIVELL

 
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- Devadip Carlos Santana (guitares, basse, percussions, choeurs)
- Tom Coster (claviers, synthétiseurs, percussions, choeurs)
- Pablo Tellez (basse, maton, percussions, chant, choeurs)
- Gaylord Birch (batterie, percussions, timbale)
- Jose 'chepito' Areas (timbales, congas, percussions)
- Raul Rekow (congas, percussions, choeurs)
- Leon Patillo (chant, piano)
- Paul Jackson (basse)
- Julia, Maxine Et Orin Waters (choeurs)
- Francisco Zavala (choeurs)
- Joel Badie (choeurs)
- Al Bent (arrangements des cuivres)


1. Carnaval
2. Let The Children Play
3. Jugando
4. Give Me Love
5. Verao Vermelho
6. Let The Music Set You Free
7. Revelations
8. Reach Up
9. The River
10. Try A Little Harder
11. Maria Caracoles



             



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