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ROCK  |  STUDIO

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ÉQUIVALENCES

PETER GABRIEL - Ii (1978) ★★★★ 
Par MARCO STIVELL le 30 Décembre 2011          Consultée 8498 fois

En 1978, Peter GABRIEL n'a pas connu le succès retentissant de son premier album solo, avec ce II assez sous-estimé, aussi appelé 'Scratch' en raison de sa pochette. Le chanteur manquant toujours cruellement de confiance en lui et se montrant insatisfait de son expérience avec cette clique d'Américains, il fait en sorte qu'elle (y compris le producteur Bob Ezrin) appartienne au passé, une fois la première tournée achevée. Il ne garde auprès de lui que Larry Fast et Tony Levin, ce dernier étant encore une présence indispensable pour lui de nos jours. Mais un acteur majeur, assez sous-jacent lors du précédent projet, ressort complètement de ce deuxième disque : Robert Fripp. Peter cherchant à se raccrocher à lui pour la réalisation totale, il en fait son protecteur et producteur. Une expérience très difficile : la nature particulière de Fripp va être plus 'subie' qu'autre chose. Durant les séances de travail, le guitariste pousse le chanteur dans ses derniers retranchements, au point que cet album se voit accouché dans la douleur. D'ailleurs, le rôle de Fripp ira en s'amenuisant durant les deux années suivantes, jusqu'à disparaître totalement à l'orée des années 80.

II, ou 'Scratch' donc (toujours pas de nom à l'origine, et pochette auto-flagellante, nouveau signe évident de cette réticence maladive), est incontestablement l'album le plus rock de Peter, et le premier à mettre particulièrement en valeur une certaine volonté de modernité. Larry Fast et son Synergy sont plus présents, bien que là encore Peter ait nécessité de le mêler à la présence de deux autres claviéristes (alternés) plus 'traditionnels' : Bayete et, surtout, Roy Bittan emprunté au E Street Band. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien si certains morceaux de ce deuxième album sonnent plus proche du travail de Bruce SPRINGSTEEN et de son groupe mythique. Le saxo ténor rageur de ce fou furieux (également body-buildeur à ses heures, futur sideman de Tina TURNER) qu'est Timmy Cappello sur "Home Sweet Home" et, surtout (sacrée surprise !), sur "Perspective" est aussi une composante essentielle de ce rapprochement. On le confondrait presque avec Clarence 'Big Man' Clemons. A la guitare, si Robert Fripp n'est pas aussi 'noyé' que dans le précédent album, une grande charge de travail est attribuée au mordant (et très habile) Sid McGinnis, issu du milieu punk. Pour faire un parallèle anachronique, on le retrouvera, ainsi que Roy Bittan, en musiciens additionnels de DIRE STRAITS dans son Making Movies, également l'album le plus rock de sa discographie ! Quant à Peter, il hésite, sur les titres les plus rock ("On the Air", "Animal Magic", "Perspective"), comme les plus pop ("D.I.Y.", "A Wonderful Day in a One-Way World") ou les plus bizarres ("Exposure", "White Shadow"), entre un chant un peu délirant avec beaucoup de falsetto et un autre carrément hargneux. Rarement, il emploie la voix chaude et grave qu'on lui a toujours connue.

Pour reprendre une phrase de mon ami Seb (the EOAIAO man), il est vrai que Peter a le don d'écrire des chansons insaisissables, et II en est la preuve la plus formelle et définitive. C'est aussi le plus méconnu de sa carrière solo, son diamant noir en quelque sorte. Et pour cause, il n'y a pas de "Solsbury Hill" porteur. Pourtant, quel album ! Bien sûr, il demande de nombreuses écoutes avant d'être décemment apprécié, digéré, à l'image de titres comme la ballade "Indigo" tellement dure à comprendre que même après des centaines d'écoutes, je me demande encore où Peter a voulu en venir dans son propos. C'est le genre de chanson qui évolue sans cesse, sans qu'une quelconque idée (à part peut-être l'intro) ne vous frappe autant que dans un bon tube. Mais ce n'est pas mauvais, loin s'en faut. De même, "Flotsam and Jetsam", courte et pas si aboutie que ça non plus, réemploie l'idées des flûtes à bec harmonisées de "Indigo" et "Exposure".

Ca commence très fort avec "On the Air", un rock aussi puissant et mordant que l'était "Slowburn". Les synthés de maître Larry Fast sont bien marqués et Robert Fripp fait gronder sa guitare. On enchaîne (très bien) avec "D.I.Y.", seul tube potentiel de l'album. Peter sait aussi calmer le jeu avec "Mother of Violence", une petite perle de finesse avec piano, guitare acoustique et pedal-steel. Citons encore le refrain bien sympathique (comme la chanson entière) de "A Wonderful Day in a One-Way World". Mais mon coup de coeur personnel va à "White Shadow", une rencontre avec la mort en allégorie et une musique bien spéciale, vibrante et planante avec en prime un super solo (évidemment échevelé) de Robert Fripp. Dans le genre spécial, on ne peut pas manquer non plus "Exposure", sur lequel Peter s'use littéralement les cordes vocales. Répétitif, mais exercice louable de par ses expérimentations (les flûtes à bec sur les Frippertronics et le Chapman Stick, miam). Fripp en sera tellement content qu'il le reprendra à son compte sur son premier album solo, un peu plus tard.

Certes, tout n'est pas parfait : la deuxième face contient ce "Home Sweet Home" assez sombre, dont le final est alourdi notamment, et d'autres chansons moins marquantes. Par ailleurs, le son global (concocté par Robert Fripp, pour rappel) manque de relief et les chansons (rock en particulier) peuvent en pâtir. Un album qui souffre de l'oubli, d'avoir été bien peu interprété en live et jamais mis en valeur par les compilations, mais qui mérite d'être redécouvert.

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LINE-UP
- Peter Gabriel (chant)
- Jerry Marotta (batterie)
- Timmy Cappello (saxophone)
- Robert Fripp (guitare)
- Tony Levin (basse)
- Larry Fast (claviers)

TRACKLIST
1. On The Air
2. D.i.y.
3. Mother Of Violence
4. A Wonderful Day In A One-way World
5. White Shadow
6. Indigo
7. Animal Magic
8. Exposure
9. Flotsam And Jetsam
10. Perspective
11. Home Sweet Home


             



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