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- Membre : The Jeff Beck Group , The Yardbirds

Jeff BECK - Blow By Blow (1975)
Par BAYOU le 22 Février 2014          Consultée 1821 fois

La sortie de Blow by Blow en 1975 est un véritable coup de tonnerre pour les fans de Jeff Beck.
C’est le guitariste virtuose des Yardbirds, l’homme, qui dans le film Blow Up d’Antonioni, fracasse sa guitare sur scène tel un Pete Towhnsend précurseur, celui dont le vibrato unique en fait l’égal des plus grands. Mais Beck est un teigneux, il n’aime pas les contraintes du show-biz, oublie de venir aux concerts, préfère bricoler ses voitures, ce qui occasionnera un accident qui le fait réfléchir, un peu comme Dylan, à la suite de sa carrière.
Il en a marre du blues-rock, le trio pourtant prometteur formé avec la rythmique de Vanilla Fudge (Bogert et Appice) a explosé rapidement après un excellent premier album.
Que faire ?

La mode est clairement au jazz-rock, le Mahavishnu Orchestra de John Mc Laughlin casse la baraque, Santana se convertit, Weather Report est au sommet... Il récupère alors le fidèle Max Middleton aux claviers, appelle George Martin le cinquième Beatles aux manettes, embauche une section rythmique quasiment inconnu (Phil Chen, basse, Richard Bailey, drums), plus Stevie Wonder qui joue des claviers sur le "Thelonius" qu’il a composé.
Beck est un grand admirateur de Stevie et le morceau « Superstition » était un grand moment de folie dans les concerts de BBA.

Le disque est totalement instrumental (pour qui a entendu Jeff chanter on comprend), plus de Rod Stewart pour hurler, non mais les qualités de guitariste de Beck sont toujours présentes, pédales d’effets, vibrato, bottleneck… ce qui construit un son unique et reconnaissable entre mille.
Martin fait le job, et les arrangements de cordes (sur « Scatterbrain » et « Diamond Dust »), sont superbes. Outre sa participation déjà mentionnée, Wonder écrit aussi « Cause We’ve Ended As Lovers ».
Et les Beatles sont aussi présents à travers une reprise « She’s a Woman », une constante dans sa carrière, il joue maintenant en rappel de ses concerts l’immense « A Day in the Life ».
Alors du jazz-rock ? Oui mais un peu plus, il suffit d’écouter les solos de « Cause We’ve Ended as Lovers » ou de « Scatterbrain » pour entendre des références blues, Beck sait évoluer sans se renier, sérieusement aidé par les doigts magiques de Max qui groovent sur ses claviers.
Et une pointe d’humour avec le titre « Constipated Duck ».

Avec le recul, on s’aperçoit que ce tournant n’était pas motivé par des raisons financières ou commerciales (pas le genre de la maison, Beck a décliné les offres des Rolling Stones qui lui assuraient les deux !) mais par une volonté d’explorer des horizons nouveaux, option confirmée par l’album suivant Wired. Ce dernier marque le début de sa longue collaboration avec Jan Hammer et Narada Michael Walden, tous deux anciens sidemen de... Mahavishnu.
Et puis Beck est un immense guitariste, original, inventif, des trois ex-Yardbirds, Page est en retraite, Clapton se la joue pépère, mais lui met toujours le feu... avec des morceaux de Blow by Blow, entre autres.

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   BAYOU

 
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- Jeff Beck (electric guitars, bass)
- Max Middleton (keyboards)
- Phil Chen (bass)
- Richard Bailey (drums, percussion)
- Stevie Wonder (keyboards)


1. You Know What I Mean
2. She's A Woman
3. Constipated Duck
4. Air Blower
5. Scatterbrain
6. Cause We've Ended As Lovers
7. Thelonius
8. Freeway Jam
9. Diamond Dust



             



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