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SPOKEN WORD / HARDCORE  |  STUDIO

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1981 Damaged
1984 My War
  Family Man
 

- Style : Bad Brains, Dead Kennedys, Suicidal Tendencies
- Membre : The Misfits , Danzig, Social Distortion
 

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BLACK FLAG - Family Man (1984)
Par RED ONE le 12 Octobre 2014          Consultée 1105 fois

Aïe aïe aïe ! Family Man, cas difficile à analyser...

Family Man, second LP studio du triptyque sorti par BLACK FLAG durant l'année 1984, n'est pas un album "normal" dans la discographie du groupe. On peut même dire qu'il est carrément hors-série. Après un My War qui avait beaucoup déstabilisé sa base de fans traditionnelle, du fait d'un son très lourd parfois proche du heavy metal, BLACK FLAG a le culot de sortir un album encore plus inaccessible quelques mois plus tard.
Cet album est l'occasion pour nous de découvrir enfin le remplaçant officiel de Chuck Dukowski au sein du Drapeau Noir. Enfin disons plutôt la remplaçante : c'est en effet la belle Kira Roessler, ancienne bassiste de DC3 (le nouveau groupe de Dez Cadena), qui va occuper la fonction, et ce jusqu'au split du groupe fin 1985.

Ce qui rend cet album très difficile à juger, c'est tout d'abord sa première partie : la face A du vinyle d'origine, qui comporte 7 titres, est entièrement constituée de poèmes récités en spoken word, sans aucune musique (ou presque). Tous ces textes sont évidemment écrits par Henry Rollins. Des poèmes courts, qui ne dépassent pas les 3 minutes, à l'exception d'un seul, "Armageddon Man". L'introduction glauque "Family Man" glace plus le sang qu'autre chose. "Salt On Slug" a visiblement pour sa part été enregistré sur un magnétophone, comme en atteste le son assez crade. On passera assez rapidement sur les brèves "Hollywood Diary" et "No Deposit No Return", qui ne durent pas plus de 45 secondes. "Let Your Fingers Do The Walking" nous laisse en revanche apprécier un texte bien plus rythmé, que Rollins récite presque à la manière d'un texte de rap. Probablement l'un des meilleurs moments de cette première partie. Idem sur "Shed Reading (Rattus Norvegicus)". En revanche, "Armageddon Man", c'est une autre paire de manche : cette chanson, qui ne dure pas moins de 9 minutes et sur lequel le reste du groupe se joint à Henry Rollins, est un long moment éprouvant, difficile à écouter. La guitare de Greg Ginn se fait en effet répétitive au possible, très déstructurée et pénible, et Henry Rollins ne donne pas de réel relief à l'ensemble avec sa récitation linéaire.

La face B de l'album est en revanche constituée de titres entièrement instrumentaux. Henry Rollins en est cette fois complètement absent, ce qui ne rend toutefois pas la chose plus facile à appréhender que la face A, d'autant que le groupe s'adonne ici à un style de punk hardcore très expérimental, avec des structures dissonantes proches du free jazz. "Long Lost Dog Of It", qui sert d'intro à la face B, n'est clairement pas ce que Greg Ginn a composé de meilleur. La fin en "fade out" témoigne d'ailleurs du caractère relativement inachevé de ce premier titre.
Le titre suivant, "I Won't Stick Any Of You Unless And Until I Can Stick All Of You!" (à mes souhaits), est déjà bien plus convaincant : cette piste instrumentale alterne entre moments de hardcore speed (et presque thrash à certains endroits) et d'autres plus lents, mais toujours dissonants. "Account For What", avec ses structures partant dans tous les sens, aura du mal à convaincre les auditeurs les plus réticents au nouveau style du groupe. Idem pour le titre final "The Pups Are Doggin' It", même si une énergie presque metal se fait ici sentir et rend la chose un poil plus audible.

Family Man est donc l'album le plus étrange de toute la discographie des Californiens : une face A presque sans musique, réservée au seul chanteur, et une face B sans chant, réservée au reste du groupe. En d'autres termes, pour beaucoup de fans du BLACK FLAG des origines, une vraie purge auditive, qu'il faut avoir le courage de s'enfiler en entier.
Du coup, il n'est guère facile pour un chroniqueur comme moi de noter cet album.
Autant son contenu est tout sauf facile à appréhender et semble relativement incohérent, autant son aura d'album culte pour les amateurs de rock avant-gardiste peut lui garantir des points, et un certain succès d'estime chez les amateurs d'expérimentations.

Un disque qui demeure toutefois très difficile d'accès, et qu'on peut aisément considérer comme inabouti et maladroit. Pour les plus courageux d'entre vous.

Heureusement, l'année 1984 n'est pas terminée !

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   RED ONE

 
  N/A



- Henry Rollins (spoken word)
- Greg Ginn (guitare)
- Kira Roessler (basse)
- Bill Stevenson (batterie)


1. Family Man
2. Salt On A Slug
3. Hollywood Diary
4. Let Your Fingers Do The Walking
5. Shed Reading (rattus Norvegicus)
6. No Deposit - No Return
7. Armageddon Man
8. Long Lost Dog Of It
9. I Won't Stick Any Of You Unless And Until I Can St
10. Account For What?
11. The Pups Are Doggin' It



             



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