Recherche avancée       Liste groupes



      
MAXIMUM R&B  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Membre : Hiromi

The WHO - My Generation (1965)
Par MR. AMEFORGEE le 12 Novembre 2006          Consultée 7512 fois

Même si les Who jouissent de nos jours d’un prestige moindre que les increvables Rolling Stones ou que les déjà crevés Led Zeppelin, ils n’en restent pas moins une institution incontournable du rock et a fortiori des années soixante, soixante-dix. Même si à leurs débuts, leur originalité n’est pas flagrante (grosse influence de rythm & blues et des Beatles, voire des Kinks), leur réussite commerciale les impose directement parmi les fers de lance que la Perfide Albion envoie pour conquérir le monde musical. Et puis, suivant le degré d’admiration que l’on a pour le groupe, on s’amusera à en détailler avec plus ou moins d’emphase l’aura d’influence : précurseurs du hard rock, éventuellement du punk et de la power pop ; sans eux, le Dirigeable susmentionné n’aurait peut-être pas existé, le Mur de Pink Floyd n’aurait peut-être pas été le Mur de Pink Floyd ; et les traditions qu’ils nous ont légués : en concert, cassage de guitare et lancer de micro, à Noël, langoureux baiser sous une feuille de Who (à moins que ce soit de gui… mais on s’en fout, c’est pour le jeu de mot). Bref, leur empreinte, même relativisée, est conséquente. Oui Madame, ça en impose de la moumoute.

Mais à la base, les Who, c’est qui ? Quatre types aux qualités complémentaires, qui vont, par une combinaison alchimique idéale, se tailler un chemin léonin vers le Hall de Gloire des rockeurs. Sur le devant, le trapu Roger Daltrey, chanteur à la voix rauque, highlander coupeur de tête à ses heures ; sur le côté, le cerveau, compositeur pas beau, guitariste célèbre pour ses power chords, Pete Townshend ; dans le fond, l’inénarrable Keith Moon, deuxième meilleur batteur rock de tous les temps pour certains (un peu comme Emmet Ray à la guitare jazz), au jeu ultra puissant et dynamique ; et enfin, John Entwistle, le bassiste aussi immobile qu’indispensable pour cimenter le visage des Qui.

My Generation sera le premier album des Who, après quelques singles ayant déjà connu un succès certain (« I Can’t Explain » et « Anyway, Anyhow, Anywhere »). Comme les bons « mods » qu’ils sont, et comme dit précédemment, les membres du groupe proposent donc une musique populaire, résolument tournée vers le rythm & blues d’une part (on trouve d’ailleurs deux reprises de James Brown : « I Don’t Mind » et « Please, Please, Please »), et d’autre part, vers la pop, disons « facile » sans être trop péjoratif, façon Beatles, la différence principale étant la puissance de feu déjà affichée par le groupe, avec une section rythmique du tonnerre (l’écoute du redoutable instrumental « The Ox » suffira pour convaincre), d’ailleurs colorée par un piano bienvenu. En ce sens, ils qualifieront leur musique de « maximum R&B ».
De manière générale, My Generation s’affiche comme un album solide, composé de titres assez courts et de ce fait efficaces. Dans cette optique, on ne peut résister aux petites tueries sucrées que sont « La La La Lies », « The Kids Are Alright » ou encore « It’s Not True », qui feront se pâmer les beatles-maniaques, et à raison : leurs refrains collent aux dents avec un plaisir immense. « Much Too Much » propose quelques harmonies beach boysiennes, tandis que les morceaux véritablement R&B apportent un peu de langueur sensuelle. Evidemment, on ne saurait passer à côté de l’inévitable morceau titre « My Generation », qui reste l’un des morceaux les plus célèbres (sinon LE plus célèbre) de toute la discographie des Who, grand moment de rock accrocheur, avec son chant hargneux qui bégaye des paroles désenchantées et sa section instrumentale bondissante qui vous retapisse le fond des amygdales. La durée relativement courte du disque fait que l’on n’a pas le temps de s’ennuyer, même si on peut croire discerner quelques trous d’air (« A Legal Matter » ?).

My Generation paraîtra aux Etats-Unis sous le titre The Who Sings My Generation, légèrement remanié, principalement pour ne pas choquer la pudibonde Amérique (substitution du titre « I’m a Man » par « Circles »).
Alors évidemment, par la suite, le groupe fera du chemin et affirmera une identité plus marquée : le premier album présente le bon teint d’une peau de bébé joufflu et tout reste encore à construire. Mais ça ne change pas le fait que My Generation est proche d’être un coup de maître (et il ne faut pas mentir : pendant longtemps, on pensera que c’en est un), frais et vif comme un coup de poing à la menthe. Il y a pire comme entrée en matière, c’est clair.

A lire aussi en ROCK par MR. AMEFORGEE :


Jeff BUCKLEY
Live à L'olympia (1995)
Des ambiances variées pour un show intéressant




The WHO
Who's Next (1971)
Euh une accroche ? le meilleur des who, simplement

(+ 2 kros-express)

Marquez et partagez





 
   MR. AMEFORGEE

 
   MARCO STIVELL

 
   (2 chroniques)



- Roger Daltrey (chant)
- John Entwistle (basse, chant)
- Keith Moon (batterie)
- Pete Townshend (guitare, chant)


1. Out In The Street
2. I Don't Mind
3. The Good's Gone
4. La-la-la Lies
5. Much Too Much
6. My Generation
7. The Kids Are Alright
8. Please, Please, Please
9. It's Not True
10. I'm A Man
11. A Legal Matter
12. The Ox



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod