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ANTHRAX - Stomp 442 (1995)
Par NESTOR le 16 Novembre 2018          Consultée 842 fois

Après le départ de Joey Belladona en 1992, c’est au tour de Dan Spitz de quitter ANTHRAX avant l’enregistrement du successeur de Sound of White Noise (1993). Bien que non crédité en tant que membre du groupe, c’est Paul Crook, jusqu'alors technicien guitare dudit Spitz, qui seconde Scott Ian aux guitares et assure la majorité des parties solistes. Il est aidé en cela par Mike Tempesta (ancien technicien guitare de Scott Ian et déjà crédité sur Persistence of Time), Dimebag Darrel (alors membre de PANTERA) sur "King Size" et "Riding Shotgun", et surtout Charlie Benante (pourtant batteur de son état), qui assurent également bon nombre de soli.

Cette nouvelle mouture a pour lourde tâche de donner un successeur à l’excellent Sound of White Noise qui avait positionné le groupe sur un son bien plus moderne et agressif que par le passé. De fait, avec ce Stomp 442, dont le nom fait référence à un modèle d’Oldsmobile au moteur particulièrement puissant et qui avait la particularité d’avoir un carburateur 4 corps, 4 vitesses au plancher et 2 sorties d’échappement (d’où le 4,4,2), ANTHRAX enfonce le clou et pousse encore plus loin sa logique d’actualisation et de radicalisation de sa musique.

Ainsi, l’entame du disque "Randoms Act of Senseless Violence", suivi de "Fueled", nous renvoie-t-elle au meilleur de Sound of White Noise, à savoir des riffs surpuissants, un son colossal et une voix très belliqueuse. Le tout agrémenté d’un sens de la composition qui rend ces titres immédiatement mémorisables.
La sensibilité plus Hardcore/Punk qu’auparavant nous laisse penser que le groupe cherche délibérément à moderniser son identité musicale et à se démarquer du style Thrash qui n’était alors plus en odeur de sainteté. La voix de John Bush, faite d’agressivité et de puissance, qui s’inscrit parfaitement dans cette démarche, contribue grandement à accompagner ce changement de cap.

Pourtant, le reste de l’album est plus inégal. Si la recette qui fait fureur sur les 2 premiers morceaux est toujours utilisée, le talent de composition est un peu moins évident par la suite, et bon nombre de titres ne dépassent pas le statut de correct. A l’exception notable de "In A Zone" et d"American Pompeï" qui comprennent des parties aussi originales que rafraîchissantes, les autres titres se déroulent mécaniquement, sans grande passion.

Le bilan est donc mitigé. Si la tendance est louable, la manière laisse encore à désirer. Si Charlie Benante et John Bush semblent plus que concernés et se démènent comme de beaux diables, le reste du groupe donne le sentiment de se contenter d’assurer convenablement ses parties, sans prendre de risque. Le résultat a beau être massif et homogène, et malgré une excellente Production, cet album pèche par un manque cruel de variété et de fantaisie (à l’exception de la simili ballade "Bare" qui s’apparente beaucoup à un Bonus).

Comme dépourvu de 'vision', le groupe semble tâtonner. Parfois avec bonheur, du fait de la qualité de ses membres. Parfois maladroitement, lorsqu'il force son talent en s’engageant sur des chemins artistiques qui ne lui semblent pas naturels. Avec plus de 20 ans de recul, et au regard des errements artistiques (commerciaux ?) ultérieurs du groupe, on en vient à se demander si ANTHRAX n’entrait pas là dans une période de turbulence durant laquelle il cherchait désespérément à se raccrocher aux modes et aux attentes du public. Un résultat qui nous laisse avec un fort sentiment d’amertume, tant nous sommes ici à la fois proche de l’excellence tout en frôlant le banal.

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   NESTOR

 
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- Charlie Benante (batterie)
- Dimebag Darrell (guitare)
- Frank Bello (basse)
- John Bush (chant)
- Paul Crook (guitares)
- Scott Ian (guitares)


1. Randoms Act Of Senseless Violence
2. Fueled
3. King Size
4. Riding Shotgun
5. Perpetual Motion
6. In A Zone
7. Nothing
8. American Pompeï
9. Drop The Bell
10. Tester
11. Bare



             



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