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DIONYSOS - Une Sirène à Paris (2019)
Par MARCO STIVELL le 22 Février 2019          Consultée 1083 fois

Le nouveau projet de DIONYSOS est, comme d'autres avant lui, étroitement lié au dernier roman de Mathias Malzieu. En l'occurrence, Une Sirène à Paris, sorti au début de ce mois de février, deux jours avant le single. L'album, lui, n'est pas encore prévu, tout comme le film, mais tout est bel et bien préparé. En bref, c'est un nouveau projet complet, de quoi ravir les fans et perdre les autres !

Gaspard, célibataire de 40 ans, vit seul et travaille pour son père dans un cabaret, sur la péniche de la défunte grand-mère. Celle-ci avait insufflé à ses petits le goût du rêve et de l'imagination, mais alors que Camille, le père, est devenu pragmatique au fil de la vie et des déceptions, Gaspard résiste et s'oppose farouchement à lui. Son existence est chamboulée par les inondations de Paris, qui amènent une véritable sirène à s'échouer devant lui. Elle est blessée, alors il la recueille et s'attache très vite à elle... Mais comment la sirène peut elle aller contre sa propre nature, ensorceleuse, dont l'océan reste la seule demeure possible ?

N'ayant lu que La Mécanique du Coeur du même auteur, je dirais que Mathias Malzieu nous offre un roman plein de beauté, de magie, de sourires et de rires (avec deux ou trois clins d'oeil bien placés à DIONYSOS et à DISNEY). L'histoire est adorable, le récit bien mené, moins TimBurtonesque, et le final meilleur (comme tout, finalement) que celui de La Mécanique du Coeur : c'est mon côté rêveur acharné qui parle, pourtant je ne suis pas Gaspard ! Une petite retenue, néanmoins, pour le style d'écriture moderne parfois abusif, vous savez ces phrases d'un seul mot – verbe, souvent - suivi d'un point. Un peu ça va ; sur tout un paragraphe, c'est aussi fatigant qu'une vidéo YouTube montée avec trente plans pour arriver au bout de dix mots prononcés.

Et puis j'aurais aimé que Une Sirène à Paris soit Une Sirène à Valence. Après tout, c'est la ville où Malzieu a grandi, celle où DIONYSOS s'est constitué et reste basé. Le scénario n'aurait point été changé, à une ou deux photographies de la Tour Eiffel et autant de perches à selfie près. Le Rhône est aussi relié à l'océan (moins directement, certes) et il déborde régulièrement. Avec une écriture aussi vivante et sympathique, cela aurait pu apporter un peu d'enchantement à cette pauvre Valence, qui en a bien besoin. Chers collègues écrivains, si vous avez du succès (c'est mieux), un minimum d'imagination et si l'idée vous titille, donnez une chance à vos villages/villages de province (croyez-le ou non, j'ai détesté Avignon pendant longtemps !)

Ça ne parle pas beaucoup de musique, hein ? Normal, il y en a peu, pour le moment. DIONYSOS reste un des meilleurs groupes rock français, mais on finit presque par croire qu'avec les livres et les films, le son est devenu secondaire. Pourtant, c'est bien cela qui fédère et on s'en rend compte à l'écoute. Les onomatopées vocales de Malzieu, suivi rapidement par la toujours charmante Babet, nous submergent dès le début, afin de rester proches de l'esprit calypso caribéen ou hawaïen d'une partie du morceau. Plutôt rafraîchissant, gentil, on écoute sans déplaisir.

DIONYSOS joue une carte à deux faces, celle des éléments qui ont converti tant de gens à leur univers, et celle de présenter brièvement l'histoire du roman. Gaspard recueille la sirène dans son "appartelier", le dialogue s'instaure, c'est un condensé de plusieurs scènes du livre. On se rappelle néanmoins que la sirène est, comme dans les mythes, une chanteuse ensorceleuse. Babet chante un court refrain valsé qui fait revenir l'ambiance Tim Burton/Danny ELFMAN, plus froide, plus sombre. Un clair-obscur plutôt bien pensé dans le fond, mais au niveau de la forme, le rendu est timide.

C'est mignon, les paroles sonnent très bien, les voix donnent le sourire, on sort les ukulélés, des flûtes égayantes sont ajoutées à la fin, les fantômes planent sur le refrain de la sirène, mais, car il y a un petit mais, il faut vraiment attendre de voir ce que donne la globalité. Et j'espère que cette chanson sera la moins bonne de nos enchanteurs Valentinois !

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