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- Style : Dr Feelgood, Nine Below Zero

The INMATES - The Heat Of The Night (1998)
Par LE KINGBEE le 27 Février 2019          Consultée 490 fois

Ce Live datant de 1998 est aujourd'hui le dernier disque officiel des INMATES. On peut hélas craindre que cela soit le dernier, le groupe n’a pas de site et ne semble se produire que très sporadiquement sur ses terres. Revenons quelques années en arrière. En début de carrière, alors que peu de monde ne se risquait à les programmer, les INMATES étaient de passage banlieue parisienne se produisant au Plan (j’y étais). Afin de commémorer leurs vingt cinq ans de carrière, le groupe donnera un concert dans la salle qui les avait si bien accueillis, une époque où les organisateurs ne regardaient pas uniquement si la pompe à pression allait couler suffisamment pour qu’ils se remplissent les poches. Une sorte de retour aux sources pour les anglais.

Ce concert, je l’ai encore en tête et pour cause j’y étais arrivé à la bourre avec deux potes, conséquence d’un embouteillage. Du coup on n’avait pas signé les petits papiers sur lesquels les spectateurs pouvaient apposer leurs noms. Certains d’entre eux recevront de la part de Patrick Mathé, patron du label Last Call, une sorte de certificat. Alors il n’y a pas mon blaze à l’intérieur du livret, ce qui pourrait laisser un goût d’inachevé si j’y attachais une importance particulière. Mais quand on examine la liste des nanas et des mecs ayant assisté à ce concert, on se remémore pas mal de gens qu’on croisait dans ces concerts et aussi hélas, quelques disparus.

The INMATES nous offrent là une habile mixture entre gros titres, reprises et inusités, égrainant au passage sept de leurs albums, "Wanted" se taillant la part du lion avec pas moins de quatre titres. "Am I Still Your Man" une compo de Peter Staines et "Let’s Talk About Girls", un Rock Garage des Tongues Of Truth repris par The Chocolate Watch Band sont les deux nouvelles chansons jamais encore enregistrées en studio. Le concert s’ouvre sur "Security" d’Otis RZDDING dans une version bien décalée par rapport à l’originale un peu molle du genou il est vrai. Un bon début histoire de prendre la température de la salle et du public. La salle n’aura pas le temps de souffler, le groupe assène un premier coup avec "She’s Gone Rockin’", un Rock à la INMATES et un Bill Hurley en pleine forme qui demande comment va la France. Issu de l’album "Silverio", "A Thing Called Love" est l’exemple même de titre qui met en exergue la rythmique et la connexion entre la Peter Gunn et Tony Oliver, l’une des meilleures secondes guitares d’Angleterre. A signaler que Bill Hurley se prend pour un soulman, registre qui lui sied parfaitement.

Au gré des plages, la formation distille tout un éventail de rythmes. On retrouve des Rock qui portent leur marque : "Am I Still Your Man" ou "Caroline". Des titres mid plus ambigus capables de faire monter ou descendre la tension : "Precious Blue". Nos Taulards savent se montrer plus tendres quand le besoin s’en fait sentir, "Find Another Fool" tombe à pic pour laisser reposer les chevaux. Le groupe enchaine avec trois morceaux figurants sur Wanted dont l’excellent "Dead Red Roses" qui prend ici une autre dimension que la version studio et "Too Hot" entre Rock et Rockab. Bien évidemment, les anglais ne pouvaient pas ne pas reprendre quelques uns de leurs titres fétiches. "The Walk" avec un chanteur qui implique la salle s’avère encore une fois imparable.

Constat identique avec "Some Kinda Wonderful", un superbe titre des Soul Brothers Six de John Ellison ciselé ici au rang de chef d’œuvre. Grosse ligne de basse, un chanteur qui étire les syllabes et qui prend le public à témoin en prenant bien soin de chauffer la salle pendant près de sept minutes mémorables " … She's some kind of wonderful -Yeah, yeah, yeah, yeah – Can I get a witness- My Baby …". Enfin, pour avoir vu le groupe en concert une bonne quinzaine de fois, je ne me souviens pas d’un concert sans une reprise du "Dirty Water" des STANDELLS. Là si les musiciens semblent communiquer entre eux pour la plus grande joie du public. Le show se termine avec "Sweet Nuthin’s", le standard de Ronnie SELF popularisé par Brenda LEE, la guitare de Peter Gunn (aka Peter Staines) semble parfois gicler via des notes foudroyantes, tandis que le chanteur s’amuse à chanter sous deux octaves différents, de manière à faire jouer une dualité entre une voix féminine et une autre masculine.

Un Live solide avec un groupe probablement aussi heureux (voir plus) que l’assistance, une qualité sonore aux petits oignons, un répertoire conjuguant titres plus récents, reprises indémodables et gros succès du band et une production bien léchée avec Pat Collier aux commandes font de ce disque un Must du rock nineties. De mémoire, le concert avait duré plus d’une heure et demi avec plusieurs rappels. Un CD de trois titres non présents sur The Heat Of The Night sera édité dans la foulée.

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   LE KINGBEE

 
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- Bill Hurley (chant, harmonica)
- Peter Gunn (guitare, chant)
- Tony Oliver (guitare, chœurs)
- Ben Donnelly (basse)
- Eddie Edwards (batterie)


1. Security
2. She's Gone Rockin'
3. Athing Called Love
4. Am I Still Your Man
5. Precious Blue
6. Caroline
7. Let's Talk About Girls
8. The Walk
9. Find Another Fool
10. Some Kinda Wonderful
11. Breakdown
12. Dead Red Roses
13. Too Hot
14. Dirty Water
15. Sweet Nuthin's



             



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