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The INMATES - True Live Stories (1984)
Par LE KINGBEE le 12 Avril 2016          Consultée 749 fois

1984... The INMATES se retrouvent plus ou moins dans la panade, sans maison de disque, WEA ne compte plus sur cinq taulards pour faire fructifier ses dividendes. Le consortium à d’autres chats à fouetter.
C’est sur le label français Lolita Records que nos taulards vont rebondir avec un Live enregistré au Venue de Londres. La direction décide d’envoyer les musiciens sur leur terre, à Londres et confie la production à Vic Maile. Dans un premier temps il faut un nouveau chanteur suite à la défection de Bill Hurley, incapable de chanter à l’époque de cette session. Après plusieurs essais, le groupe prend Barrie Masters au chant. Son arrivée arrange tout le monde, Vic Maile le connait bien, a déjà travaillé avec lui et Barrie est disponible suite à l’arrêt d’EDDIE & The HOT RODS. Depuis près de deux ans, le registre Punk Pub Rock ne fait plus guère recette. Certains membres des HOT RODS ont quitté le navire : Paul Gray a rejoint The DAMNED, Graeme Douglas a choisi de reprendre ses études de chimie tout en jouant avec les KURSAAL FLYERS tandis qu’Eddie se retrouve en plan. La proposition des INMATES tombe donc à pic.

True Live Stories surprend quelque peu lors de sa sortie. Les musiciens sont absents de la pochette et le visuel représente une chaise blanche sur laquelle une chemise est accrochée, tandis que sur le siège reposent un verre, un mégot qui se consume et la Gibson de Peter Gunn. C’est simple mais pas très accrocheur. Cette pochette issue d’une photographie de Keith Morris laisse néanmoins sous entendre que le groupe a fait le boulot après une session en public. Un retour à la vie normale, celle où les musiciens décompressent dans leur loge après un concert.

Vic Maile et l’ingé-son Steve Riddle ont retenu dix titres de cette séance. Cinq originaux et cinq reprises. Parmi les nouveaux titres "Sweet Lovin’" ouvre le bal, le chant de Masters est rageur, moins rauque et les guitares diffusent un tempo dynamique. Ce titre servira de promotion lors des passages du groupe sur les ondes anglaises et à la télé. "Let’s Move" conjugue British Rock'n'Roll et shuffle à la Shadows. "Heartbeat" est un peu la marque de fabrique de la formation et c’est en public que le titre offre sa meilleure dimension. Ben Donnelly assène un gros solo de basse, les breaks de grattes sont bien présents, seul le chant de Barrie Masters (trop Pop) paraît un peu en dessous, ne parvenant pas à faire oublier la puissance d’Hurley. "Shakin’", un excellent rock avec de subtiles reverbs, permet de percevoir toute la complémentarité de Peter Gunn et Tony Oliver aux guitares. Arrivée du meilleur morceau, le mid tempo "Sister Sara" dans lequel les cinq musiciens sont dans une complète osmose, le chant de Masters convenant plus à ce genre de registre.

Parmi les covers, les INMATES ont choisi de s’attaquer à deux titres emblématiques de leur aventure : "The Walk", reprise du bluesman Jimmy MCCRACKLIN, et "Dirty Water" des STANDELLS. Ces deux titres figuraient dans leur premier opus, et on doit reconnaître que le chant de Bill Hurley nous paraissait plus puissant et plus approprié, son timbre collait mieux à ces morceaux. Exercice ardu que celui de reprendre "Unchain My Heart" popularisé par Ray CHARLES. Repris par une multitude de chanteurs et chanteuses, ce tube a connu de bonnes interprétations (Otis WILLIAMS, Nancy WILSON, Shirley JOHNSON jusqu’à Willie NELSON secondé par Wynton MARSALIS). Mais ce hit a également été l’objet de reprises infectes (Joe COCKER, Bill FURY, The RENEGADES) lui faisant perdre toute son essence et son groove. Ah … chez nous, Richard ANTHONY le transposera sous le titre "Délivre-Moi" … Ne riez pas, là ça fâche ! Une telle reprise était donc un passage difficile pour nos Taulards et autant dire qu’ils s’en sortent plutôt pas mal. Batterie agressive, basse ronflante et guitares dévastatrices en font une bonne pioche.

Le groupe semble rechercher la difficulté en s’attaquant à "Love Me Two Times", standard des DOORS. Reprendre de tels morceaux s’avère souvent un écueil insurmontable, ces titres restant généralement attachés aux versions originales. Joan JETT, Long John BALDRY se sont cassés les dents sur une telle entreprise. Mais les INMATES s’en sortent encore une fois à merveille, ne cherchant pas à rallonger le morceau, ils vont à l’essentiel, Tony Oliver assure ici une rythmique d’enfer plongeant le titre dans une sonorité plus aigüe. Dernière reprise venant clôturer l’album, "Denver", œuvre de Bob SEEGER & The Silver Bullet Band enregistrée sous le titre de "Get Out Of Denver" fortement inspiré par le classique de Chuck BERRY "Johnny B Good". Le rythme est énergique, festif, les guitares de Gunn et Oliver s’offrent un bon duel tandis que le chant ultra speedé de Masters renvoie vers EDDIE & The HOT RODS. Un véritable feu d’artifice !

PS. True Life Stories fera l’objet d’une réédition CD regroupée avec l’album Five éditée par Revenge Records. Cette chronique provient du 33 tours original (Lolita LP5012)

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   LE KINGBEE

 
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- Peter Gunn (guitare, chant)
- Barrie Masters (chant)
- Tony Oliver (guitare rythmique)
- Ben Donnelly (basse)
- Paul Turner (batterie)


1. Sweet Lovin'.
2. Unchain My Heart.
3. Love Me Two Times.
4. Let's Move.
5. Heartbeat.
6. The Walk.
7. Shaking.
8. Sister Sara.
9. Dirty Water.
10. Denver.



             



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