Recherche avancée       Liste groupes



      
ROCK ALTERNATIF  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 



FEEDER - Polythene (1997)
Par DERWIJES le 31 Mars 2020          Consultée 126 fois

Notre histoire débute, comme souvent, par la rencontre à Newport, Pays de Galle, de deux amis lycéens, Grant Nicholas et Jon Lee, alors qu'ils fréquentent tous les groupes de lycéens de la ville, le premier comme guitariste et chanteur, le second comme batteur. Leur osmose est immédiate, ils se joignent à un premier groupe nommé RAINDANCER, dont il reste peu de traces si ce n'est la désapprobation d'une maison de disques qui les voyait comme des « copieurs des WATERBOYS ». Ils ont dansé, la pluie est tombée, il est temps de quitter le navire. Le bassiste Simon Blight se joint à eux et les voilà fondateurs de REEL. Mais encore une fois la fête est de courte durée, Blight les désertant et les obligeant à alterner pendant quelques temps de bassiste jusqu'à la bonne rencontre en 1994 avec Taka Hirose, ce qui aboutit à un changement de nom et la naissance de notre protagoniste, FEEDER.

A ce moment-là, tout reste encore à faire et nos jeunes hommes se retroussent les manches pour donner concerts sur concerts, jusqu'à aboutir au sésame de tout musicien en herbe : la promesse d'un enregistrement ! Ce n'est au début qu'un single qui aboutit à un E.P, puis à d'autres singles, puis à un autre E.P, et ainsi de suite, le groupe attirant petit à petit l'intérêt de la presse spécialisée qui perçoit son potentiel.
Il faut attendre 1997 pour que leurs efforts payent enfin : un album, un vrai, qui sort dans les bacs à la portée de tous ! Après tous ces singles comme autant d'entraînements, ils sont rôdés au studio et enregistrent en peu de temps, surtout qu'ils incorporent quelques-uns de leurs premiers singles. Lorsque sort Polythene, la réaction initiale est mitigée. Les critiques se pâment mais le public ne suit pas, n'ayant jamais entendu parler de ce groupe dont les singles ne sont pas diffusés à la radio. Heureusement, ceux qui les connaissent sont fidèles et leur permettent d'acquérir une réputation souterraine. Si les ventes au début sont décevantes, elles sont suffisantes pour lui valoir, presque vingt ans après sa sortie, le statut de Disque d'Or.

Pas besoin de chercher midi à quatorze heures pour comprendre ce qui plaît tant aux critiques chez FEEDER. Nous sommes en 1997, l'heure est au grunge et à l'alternatif, et au milieu il y a les SMASHING PUMPKINS, nouveaux rois de cette scène 90's qui a mis tout le monde d'accord deux ans plus tôt avec Mellon Collie et s'apprête à recommencer avec Adore. Les britanniques ont surenchéri avec ce qu'ils font de mieux, de la pop -pardon, de la britpop, mais FEEDER leur donne l'occasion de rendre coup pour coup. Guitares abrasives branchées façon shoegaze ? Check. Chant peu mélodique mais avec du coffre ? Check. Alternance des tempos entre les refrains et couplets façon PIXIES ? Check. Et la cerise sur le gâteau, des paroles sur l'ennui d'une jeunesse morne qui ne sait pas quoi faire (rendre l'ennui intéressant, grande spécialité anglaise).

L'influence des citrouilles écrasées est omniprésente tout au long du disque, en particulier sur les morceaux les plus rock, ce qui les empêche de voler de leurs propres ailes. Non pas que les morceaux soient mauvais, les mélodies sont là et les bons moments ne manquent pas (« Tangerine » ou « Crash », par exemple), mais ils ne sont pas plus mémorables que cela, constituant une écoute agréable vite oubliée. Mais FEEDER se rattrape sur une dichotomie qui les suivra tout le reste de leur carrière : là où les morceaux rock sont bien mais pas transcendants, leurs ballades sont nettement supérieures. Dès qu'ils calment les watts sur « Suffocate » ou « High », le single principal de l'album et accessoirement son meilleur morceau, les choses sérieuses commencent.

S'ils feront mieux par la suite (dès leur album suivant en fait), Polythene reste encore aujourd'hui un disque vers lequel on revient avec plaisir, malgré le manque de chansons vraiment fortes parmi la pourtant conséquente track-list proposée. Tous les ingrédients sont là, mais la recette manque encore de peaufinement.

A lire aussi en ROCK par DERWIJES :


Marianne FAITHFULL
Before The Poison (2005)
Contre-poison.




David BOWIE
Sound + Vision (1989)
Best of d'inédits.


Marquez et partagez





 
   DERWIJES

 
  N/A



- Grant Nicholas (chant, guitare)
- Taka Hirose (basse)
- Jon Lee (batterie)


1. Polythene Girl
2. My Perfect Day
3. Cement
4. Crash
5. Radiation
6. Suffocate
7. Descent
8. Stereo World
9. Tangerine
10. Waterfall
11. Forgive
12. 20th Century Trip



             



1999 - 2020 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod