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VARIETE INTERNATIONALE  |  DVD

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- Membre : Genesis, Malicorne, Manu Katché , Steve Gadd Band, The Purple Helmets

Peter GABRIEL - Secret World Live Dvd (2003)
Par MARCO STIVELL le 21 Février 2011          Consultée 2175 fois

Je me suis souvent demandé pourquoi certaines personnes disent ne pas aimer les lives (sous-entendu "point barre" à quelques Get Yer Ya-Ya's Out et Made in Japan près). Après avoir vu, revu, et même usé jusqu'à la moelle mon exemplaire du DVD Secret World Live de Peter GABRIEL, je me le demande toujours, et même encore plus...

C'est vrai quoi. On remarque qu'aller voir des concerts n'est pas un problème, par contre quand le concert passe sur CD, c'est justement là que ça passe beaucoup moins. Et puis comment résister à des lives de cette envergure ? Ok, on va dire que le CD, aussi bon soit-il ne retransmet qu'une partie de la magie du live. Du coup, béni soit l'inventeur de la vidéo, et celui du DVD plutôt que de la K7, car c'est plus avantageux à tous les niveaux (ça prend même moins de place). Et un concert de Peter GABRIEL tournée Us (nous ne savons pas, des années après qu'on nous l'ait promis, quand nous aurons celle de So), ça ne se refuse pas. Je me rappelle avoir été déjà estomaqué par la qualité de ce live sur CD, alors quand la publicité du DVD est apparue à la télé, mon coeur a fait un véritable saut périlleux. Voir Peter et Paula Cole sautiller sur la scène circulaire lors de "Sledgehammer", ça n'avait pas de prix pour moi. Bénie soit également l'insouciance que l'on peut conserver pendant son adolescence.

Ce concert haut en couleurs a déjà d'un point de vue set-list été chroniqué par d'autres soins ici, nous n'y reviendrons que peu. Il faut néanmoins bien faire ressortir le fait que ce concert tue, arrive notamment à extirper les chansons de Us de leur production studio "étouffée" et les transcende. Chacune des chansons surpasse sa version d'origine, même si l'on peut toujours regretter - en pinaillant - une pointe de longueurs parfois ("Kiss That Frog", "Steam"). Si Plays Live représentait bien la première époque de Peter GABRIEL, Secret World Live résume parfaitement les grands succès. Par rapport au CD, il n'y a qu'un seul changement : la version bien ralentie de "Red Rain" a été remplacée par l'intriguant "San Jacinto". Et ce dernier est posté après le magnifique "Blood of Eden". Enfin, on compte un titre en plus, "The Feeling Begins" au doudouk par Levon Minassian, l'ouverture du concert... placée en générique de fin. Parmi les bonus, on nous offre la version tranquille de "Steam" (préférable à mon goût), logiquement nommée "Quiet Steam", et l'on remarque qu'une partie en a été extraite pour former la version de la chanson qui nous est présentée dans ce live.

Il convient de préciser que le film du concert n'est pas une VHS que l'on a vulgairement copiée-collée sur le DVD. D'abord on a la possibilité de le regarder en DTS Surround ou en Dolby 5.1, ce qui n'est pas un mince détail. Ensuite, le remix stéréo présente lui-même ses avantages, qui font que le tout est aussi agréable à écouter qu'à regarder, plus encore que le CD. Un des meilleurs exemples : "Solsbury Hill". On pourrait craindre que, en se doutant bien qu'il y a eu des retouches (indépendantes des nombreux overdubs de base, percussions et vents surtout), Peter et son équipe aient eu un peu de mal à bien recaler le son par-dessus l'image. En effet à certains moments, il semble que la bande son soit légèrement en avance par rapport à ce que l'on voit, mais c'est une illusion, ou en tout cas la plupart du temps en étant attentif on ne rencontre pas cette anicroche. Autre chose, il n'y a que Peter pour nous faire croire qu'il chante et qu'une fraction de millièmes de seconde après, pour ne pas dire carrément en même temps, il joue de l'harmonica (début de "Kiss That Frog"), ou qu'il chante alors qu'il a la bouche fermée (si ma mémoire est bonne, "Sledgehammer"). Ce n'est malgré tout pas trop grave et encore une fois n'enlève rien à la qualité de l'ensemble. On en vient presque à se dire que les retouches ou les re-calculs sont suffisament intelligents pour être indispensables, je pense au dernier refrain de "Solsbury Hill" où l'on a enfin droit au "You can keep my things they've come to take me home" plutôt que, contrairement au CD, un troisième "Son he said, grab your things, I've come to take you home"...

Concert haut en couleurs, où certaines chansons ("Solsbury Hill") vont jusqu'à prendre une teinte world. Quoiqu'il en soit, chaque musicien ou acteur de la scène y met du sien et procure un sentiment de bonheur à l'auditeur, le même qu'ils ont eu à jouer ensemble. On retient le faux sérieux de Tony Levin - maître bassiste et Chapmanstickiste incontestable -, l'impressionnant Shankar et aussi le genre de gestuelle pleine de sex-appeal que Peter pouvait encore se permettre dans sa silhouette de jeune quarantenaire (avec le pantalon adéquat, ça le fait). Le chanteur offre un moment de bravoure à chacun. Mais c'est surtout Paula Cole dont l'importance prend toute son ampleur. Sur nombre de chansons, "Blood of Eden", "Come Talk to me" ainsi que bien sûr "Don't Give up" (voix moins aigüe que Kate Bush mais rien à envier niveau talent), elle est une présence rêvée pour Peter et, ce n'est que justice, les concerts de cette tournée lui auront apporté assez de reconnaissance pour lui permettre de se lancer dans une carrière solo des plus intéressantes. Question matériel, il y a plein de choses, la cabine téléphonique de "Come Talk to me" et le fil récalcitrant évoquant bien la difficulté du chanteur d'aller vers ses filles à l'époque de Us, la caméra cranienne de "Digging in the Dirt" (vous ne verrez jamais le visage de Peter d'aussi près et tout est fait pour que vous en profitiez) ou encore la valise du spectaculaire "Secret World", idéale pour permettre aux musiciens de sortir de scène.

Côté bonus, peu de choses mais il n'y a pas de remplissage, quoique... Outre "Quiet Steam", on a un mini-reportage du montage de la scène et du spectacle en version accélérée, un documentaire nous livrant Peter dans son fameux "monde secret" : les studios Real World, les coulisses de la tournée avec présentation du show, des musiciens... Et pour finir, quelque chose de complètement anachronique, un autre documentaire, de la tournée Growing Up cette fois, soit 2002-2003, avec donc un Peter qui semble avoir pris vingt ans en moins de dix ans. Tout cela est sympathique, j'ai juste "oublié" de vous préciser qu'il faut être anglophone, l'idée de sous-titres ayant tout simplement été elle-même omise.

C'est au final bien le concert qui fait à lui tout seul la force du DVD, et cette chronique, non pas parce que je l'ai écrite, se justifie par une poignée de mots : à chérir, bien plus que le CD.

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   MARCO STIVELL

 
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- Peter Gabriel (chant, claviers, harmonica, percussions)
- Manu Katché (batterie, choeurs)
- David Rhodes (guitares, choeurs)
- Tony Levin (basses, contrebasse, choeurs)
- Jean-claude Naimro (claviers, choeurs)
- Paula Cole (chant, choeurs)
- Shankar (violons, chant, choeurs, percussions)
- Levon Minassian (doudouk)
- Papa Wemba (chant, choeurs)
- Reddy Mela Amissi (choeurs, danseur)
- Styno Mubi Matadi (choeurs, danseur)


1. Come Talk To Me
2. Steam
3. Across The River
4. Slow Marimbas
5. Shaking The Tree
6. Blood Of Eden
7. San Jacinto
8. Kiss That Frog
9. Washing Of The Water
10. Solsbury Hill
11. Digging In The Dirt
12. Sledgehammer
13. Secret World
14. Don't Give Up
15. In Your Eyes
16. The Feeling Begins (générique De Fin)
- + Reportage
- documentaire
- galerie 'quiet Steam'
- documentaire Tournée Growing Up



             



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