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CLANNAD - Atlantic Realm (1989)
Par MARCO STIVELL le 14 Avril 2013          Consultée 649 fois

AVERTISSEMENT : cette chronique de bande originale de film est également susceptible de contenir des révélations sur le film

À la toute fin des années 80, CLANNAD met ses projets d'albums «normaux» en pause (l'expérience Sirius a-t-elle déçu le groupe tant que ça ?) et décide de se concentrer sur de la musique d'illustration sonore. Atlantic Realm est la bande originale de la série The Natural World : Atlantic Realm qui, comme son nom le laisse supposer, est dédiée à la vie sauvage dans l'océan Atlantique. Ce n'est pas la première fois que CLANNAD fait dans la bande originale, le souvenir de Legend est encore positivement vivace. Néanmoins en 1989 soit cinq ans plus tard, il est clair que nous ne retrouvons pas un groupe en grande forme, ni même un groupe tout court.

S'il est bien inscrit CLANNAD sur la pochette, ce disque ressemble davantage à un side-project par Ciaran et Pol Brennan qui sont les seuls membres réellement actifs avec les trois autres en renfort plus qu'occasionnel, pour ne pas dire quasi-inexistant. Les deux frères se concentrent aussi bien sur la composition que l'interprétation ainsi que la production et autant le dire tout de suite, ceux qui espéraient une recrudescence de l'identité acoustique de CLANNAD seront déçus ; il faudra pour cela patienter encore un peu.

L'ensemble de cet album repose sur le jeu de synthétiseurs de Ciaran et Pol, nous nous rapprochons donc évidemment d'un style new-age/ambient, certes déjà inhérent au son moderne adopté par le groupe depuis 1983, mais de manière beaucoup plus jusqu'au-boutiste ici. Et bien sûr, le fait que Maire participe peu entraîne une réalisation purement orchestrale. Si Legend arrivait encore à les doser subtilement, ici les polyphonies vocales nous manquent beaucoup, et ce bien que la durée de l'album n'arrive que timidement à dépasser la demi-heure.

C'est surtout que les compositions paraissent difficilement marquantes, y compris pour un amateur du genre. Nous plongeons ici dans le domaine de l'illustration sonore stricto sensu et l'absence du contexte visuel fait défaut, tout comme une certaine diversité dans le choix de compositions et d'arrangements. Bien sûr, on pourrait noter quelques jolis sons vintage, ou le côté typé de certaines compositions comme «The Berbers», forcément orientalisant. La plupart des titres de ce disque repose sur un goût prononcé pour les boucles électroniques soutenues par des nappes, le principal intérêt que l'on peut dégager de ces thèmes contemporains étant l'alternance d'idées, avec des interludes souvent plus doux et planants que les phrases principales, presque comme de vraies chansons.

La moelle instrumentale demeure néanmoins systématique, et de ce fait on retient plus facilement les rares apparitions d'instruments acoustiques comme la contrebasse sur «In Flight» ou les saxophones timides de Mel Collins sur «Child of the Sea», et bien sûr les rares morceaux qui se démarquent dans l'entièreté de leur réalisation. C'est le cas du thème principal, «Atlantic Realm» parce qu'il contient des traces de la voix de Maire et quelques percussions, mais on peut aussi parler de «Drifting», joué entièrement par des instruments acoustiques comme la guitare, la harpe... Imaginez que l'on aborde la discographie du groupe avec ce disque (comment serait-ce possible, sachant qu'il a été depuis longtemps retiré de la vente ?) et que l'on tombe sur ce morceau après toute une avalanche de synthétiseurs, on se dirait que c'est un OVNI dans ce que l'on juge comme l'univers général – donc basique – de la musique du groupe, et du point de vue d'un fan de longue date ce serait le monde à l'envers.

Mais de toute manière, c'est aussi pour ça qu'en dépit de quelques bons moments, on en vient à se dire que cette expérience n'est pas très reluisante, en partie parce que le groupe n'en est pas un ici. Si ç'avait été comme pour Legend un mélange d'instruments acoustiques autant que modernes et saupoudré d'un peu plus de voix même sans paroles, cela aurait certainement eu une meilleure mine. Mais ce n'est pas le cas, le problème est que l'on ne reconnaît pas CLANNAD, que la qualité des compositions nous fait penser que ce disque aurait pu être réalisé par n'importe quel artiste de new-age, et non pas l'une des familles les plus prestigieuses du revival folk irlandais.

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   MARCO STIVELL

 
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- Ciaran Brennan (synthétiseurs, contrebasse)
- Ciaran Brennan (synthétiseurs, flûtes)
- Maire Brennan (chant, clairseach)
- + Mel Collins (saxophones)


1. Atlantic Realm
2. Predator
3. Moving Thru
4. The Berbers
5. Signs Of Life
6. In Flight
7. Ocean Of Light
8. Drifting
9. Under Neptune's Cape
10. Voyager
11. Primeval Sun
12. Child Of The Sea
13. The Kirk Pride



             



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