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1979 In The Heat Of The Ni...
1980 Crimes Of Passion
1981 Precious Time
 

- Style : The Runaways , Joan Jett

Pat BENATAR - In The Heat Of The Night (1979)
Par LONG JOHN SILVER le 25 Juin 2015          Consultée 1777 fois

« Heartbreaker » envoie son riff, la brunette entourée de musiciens aux looks improbables vu d’aujourd’hui, chante comme si elle allait te casser la gueule, se permet de placer quelques envolées qui frôlent le lyrisme et derrière c’est méchant, le solo déchire et le batteur est un punk…

Vous en connaissez beaucoup des rockeuses, des vraies, des qui ont une voix pour chanter du rock basique comme… les mecs ? À la fin des 70’s on a déjà pu connaître des divas comme Janis JOPLIN, Grace Slick ou Tina TURNER, la bombe acidulée Debbie Harry, la délicieuse Kate BUSH et toutes étaient remarquables mais n’étaient pas, chacune pour différentes raisons, des rockeuses de nature. Suzi QUATRO ? Du glam. Alors oui, la grande prêtresse Patti SMITH l’était, Joan JETT, Ann Wilson (HEART) aussi… Nina HAGEN arrivait. À priori rien ne prédisposait Patricia Andrzejewski, une gamine ordinaire de la working class, à rejoindre ce club aussi fermé que disparate. L’adolescente est repérée à la chorale de l’école, on lui paye des cours de chant, on l’oriente vers le genre lyrique mais on pense aussi au cabaret, tout va bien jusqu’à la veille de passer un concours décisif pour intégrer une école de musique dont le prestige est une assurance pour faire carrière. La désormais jeune adulte choisit de tout plaquer pour suivre un certain monsieur Benatar auquel on doit alors reconnaître le mérite d’avoir permis à Pat de prendre des chemins de traverse. Le démon de la chanson reprend quand même la jeune femme qui abandonne son job dans une banque pour pouvoir chanter, même gratuitement, et se faire repérer. Le label Chrysalis la signe, envisage d’en faire une chanteuse « pop », mais elle ne l’entend pas du tout comme ça. Mark Chapman (BLONDIE), qui prend en cours - pour quelques titres - la production du disque, tient compte de son avis : puisqu’elle souhaite collaborer avec un « vrai » groupe et plus particulièrement avec un guitariste, cela dans la lignée des duos qu’elle admire comme Jimmy PAGE et Robert PLANT, Mick et Keith, il va chercher celui qui accompagne alors Rick Derringer, Neil Giraldo… et ce qui advint par la suite relève de l’alchimie, domaine sur lequel on évitera de se prononcer.

C’est ce même Chapman qui suggère d'enregistrer « Heartbreaker » - dont Pat réécrit tout de même le texte - et qui fournit trois chansons chansons qu’il a déjà écrites pour d’autres comme la percutante « No You Don’t » qui fit les beaux jours de SWEET, la suave « In The Heat Of The Night » ou la plus orientée pop « If You Think Tou Know How To Love Me », toutes deux empruntées à SMOKIE, groupe pop anglais pratiquement oublié. Oublié comme l’est Nick Gilder auquel elle pique « Rated X », dans un registre friendly/glam pas inoubliable du tout. En revanche « Don’t Let It Show » choisie sur le répertoire d'Alan PARSONS PROJECT convainc davantage, la forme rock-ballad lui convient plutôt bien et l’interprétation de Pat colle des frissons en dépit de synthés embarrassants. Figure aussi « I Need A Lover », autre énorme tube avec lequel Pattie se mesure à John « Cougar » MELLENCAMP, afin d’augmenter un peu plus le taux de testostérone avec de la musique de routiers. Notons que cette dernière contient un excellent solo de guitare.

Au rayon Pop, « We Live For Love », chanson écrite par Neil Giraldo, se balance comme une irrésistible bombinette qui sonne New Wave, chasse sur les terres de BLONDIE or elle n’est pas moins bien gaulée que les hits de la troupe à Debbie. Les autres créations originales, « My Clown Sleeps Alone » et « So Sincere », toutes deux coécrites par Pat et Roger Caps, copain bassiste qu’elle a réussi à faire engager dans le groupe, sont placées chacune en fin de face. La première possède une dramaturgie émouvante et finit bien rock, la seconde est clairement Pop, elle clôt l’album par ce message, car Pat veut que cela soit, au point d’avoir refusé de sonner comme FLEETWOOD MAC. Elle même a bossé pour trouver sa « voix », se débarrasser des us classiques pour mieux te rentrer dedans. L’arrivée de Neil Giraldo lui permet de faire les choses en empruntant la voie désirée : jouer du rock. D’autant que Neil devient dans les faits coproducteur du disque.

Pat et Neil veulent promouvoir « Heartbreaker » (normal, ça déchire) mais Chrysalis est réticente –trop hard rock-, c’est l’anecdotique « If You Think You know How To Love Me » qu’on envoie en promenade sur les ondes et le groupe sur la route, mouaiiiiis… Du coup on sort tout de même « Heartbreaker », pour voir… C’est le carton. Et si t’es pas content, eh ben ma copine, elle va te casser la gueule.

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   LONG JOHN SILVER

 
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- Pat Benatar (chant)
- Neil Giraldo (guitares, claviers, choeurs)
- Roger Caps (basse, choeurs)
- Scott St.clair Sheets (guitare)
- Glen Alexander Hamilton (batterie)


1. Heartbreaker
2. I Need A Lover
3. If You Think You Know How To Love Me
4. In The Heat Of The Night
5. My Clone Sleeps Alone
6. We Live For Love
7. Rated X
8. Don't Let It Show
9. No You Don't
10. So Sincere



             



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