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Devin TOWNSEND - Transcendance (2016)
Par PLAUDE le 5 Décembre 2016          Consultée 1697 fois

Au commencement, il y a la musique, c'est avec et grâce à elle que naît la poésie parfois insondable des – premiers - instants heureux.
A la toute fin, elle est également présente, c'est encore elle qui subsiste malgré les outrages du temps, par-delà réel et fiction, elle résonne. Incessamment.

Le préambule verbeux et péremptoire de cette chronique n'a de sens que si l'on consent à considérer Devin Townsend comme le seul et unique génie musical de notre temps : c'est mon cas. Pendant longtemps, accroché comme un lion à mes modestes références, j'ai cru comprendre le véritable sens de la musique, ce qu'elle devait m'offrir, ce que je devais précisément attendre d'elle, ces moments – quand bien même ils seraient rares - particulièrement intenses où elle était parfois susceptible de ne me servir à rien et ces instants lugubres ou extatiques où elle se révélait alors essentielle, vitale, nécessaire.

Longtemps, j'ai cru légitime et irrévocable la façon dont je rationalisais la charge émotionnelle que pouvait me procurer l'écoute d'un album d'AVENGED SEVENFOLD, de Miles DAVIS, de BOOBA, des RED HOT CHILI PEPPERS, de PROTEST THE HERO puis il y a eu Devin, le choc esthétique véritable. Si le divin chauve est arrivé après la guerre des premières découvertes adolescentes passionnées et toujours plus folles, un bouleversement était en train de se jouer et ce nouvel espace sonore vierge de mes investigations et de mes mouvements d'esprit, je ne le dois qu'à une seule et unique personne : Erwin, celui-là même qui serait prêt à revendiquer sans vergogne le statut de chef-d'oeuvre à chaque album du Canadien et de fait, je plaiderai désormais avec lui.

Cet album est la zone de confort devinienne par excellence, celle que le Canadien affectionne tant depuis son formidable mais quelque peu inégal Addicted : des murs de guitares épiques, des synthés grandiloquents, des parties basse/batterie épaisses et pesantes et toujours ces envolées vocales magistrales qui provoquent instantanément des frissons et des sourires béats. Après plus de vingt ans de carrière, Devin est toujours là, impressionnant en faiseur de pop hybride et cosmique car c'est bien par cette musique si communicative et écrasante que le divin chauve compte il est possible de l'envisager mettre un terme à sa carrière.

Le temps des infernaux "Deconstruction" et "City" paraît bien loin, Devin n'est plus seul et il le fait savoir. Grande première, il s'avère que le premier single de l'album, "Failure", a été composé collectivement et quel morceau ! Une rythmique meshuggienne en 12/8 hypnotisante, un solo de guitare stratosphérique tout en nuance et en groove et un refrain d'une religiosité effrayante, rien qu'avec ce morceau le DTP flirte avec les étoiles, toujours plus loin au-dessus.

D'aucuns prétendront que le bât blesse lorsqu'il s'agit pour Devin de faire passer l'émotion pure, et il est vrai qu'un mur du son aussi imposant à chaque morceau est susceptible d'annihiler quelque peu toute forme de mélodie. Et pourtant, il ne faut pas être n'importe qui pour composer un "Stormbending", un "Higher" ou encore un "Offer your light", courte déflagration qui emporte tout sur son passage. Toutes ces nappes sonores ne laissent aucun répit à celui qui se fond dedans. Certes, aux premiers abords tout semble surfait mais au bout du compte l'émotion est bien là, elle surgit de nulle part et vous emporte à l'image du magnifique refrain de "Stormbending".

Elle est ici la force et la superbe des génies. Parvenir avec détachement (et ludicité sans aucun doute également) à composer des sons qui défient et abolissent toute forme de frontières musicales. Ils jouent, s'amusent, courent en réinventant – la cavalcade effrénée qu'est "Offer your light" – et au final, transcendent de façon quasi-systématique l'art auquel ils doivent tant et qui leur doit tant.

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- Devin Townsend ( chant, guitare, basse, clavier, programmation )
- Brian Waddell ( basse )
- Ryan Van Poederooye ( batterie )
- Dave Young ( guitare, clavier )
- Mike St Jean ( clavier )
- Anneke Van Giersbergen ( voix additionnelles )


1. Truth
2. Stormbending
3. Failure
4. Secret Sciences
5. Higher
6. Stars
7. Transcendance
8. Offer Your Light
9. From The Heart
10. Transdermal Celebration



             



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