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Devin TOWNSEND - Deconstruction (2011)
Par ERWIN le 11 Juillet 2011          Consultée 3704 fois

Je le confesse, je le revendique, Devin TOWNSEND est le seul et unique génie musical de notre temps. Cette première kro ouvre les pompes d’une épopée toute dythirambique. Mes doigts vont saigner à force de chercher des superlatifs dans le dictionnaire. Bah, nous verrons bien, lançons cette bombe atomique dans l’océan de merde musicale qui nous entoure, ça va dépoter les gars. Allons-y, ceci est la quatorzième œuvre du musicien de Vancouver, artiste inclassable et insaisissable dont la postérité vaincra des générations, aussi médiocres soient-elles…

Comme à l’accoutumée, l’introductive « Praised the lowered » est au départ atmosphérique, même si la folie s’installe au bout de quelques instants avec un Devin que l’on sent proche d’un état de transe extatique. Le terme « Dérangé » me vient immédiatement à l’esprit. Devin se dit sobre depuis quelques temps, si le symphonique chaotique de ce premier titre est symbolique du skeud nous voila bien partis pour finir en secteur fermé dans l’hôpital psychiatrique de votre secteur chers amis. Hautement hallucinogène comme départ.

« Poltergeist » rappellera aux fous furieux les glorieuses heures du « City » de SYL. C’est époumonant. Ne prenez pas cela pour votre jogging matinal, vous risqueriez bien de vous retrouver aux urgences cardiologiques ce coup ci pour avoir tenu la vitesse d'Usain Bolt sur 10 kilomètres !!! C’est le chanteur d’OPETH Mickael AKERFELDT que l‘on retrouve sur « Stand », aux sonorités ambient. Une identité sourde, lourde comme Devin les aime. Nous nageons dans l’ambiance d’un Ziltoïd de fière renommée. Dans une veine plus atmosphérique et grandiloquente, « Sumeria » atomisera ce qui vous reste de cervelle. Vous allez headbanguer tel un possédé la-dessus. La encore, la destructuration est foisonnante, tant et si bien que ce terme aurait mieux convenu que « Deconstruction » pour le titre de cet ovni. Signalons que c’est le national Joe Duplantier des GOJIRA qui participe.

Un petit roman sur « Juular », le chef d’œuvre de l’album. Une rythmique psychotique de devin, et des chœurs digne d’un schizophrène en crise. De quoi vous rendre accroc à vie ! Le chant calme du divin chauve est d’un autre monde. Quand on sait composer un morceau pareil, on doit avoir bien du mal à ne pas se prendre pour l’égal des plus grands compositeurs de l’histoire. C’est juste exceptionnel. « Planet of the apes » propose une autre rythmique dérangée, une autre ambiance apocalyptique malsaine. Et ce refrain enchanteur, tellement mélodique au milieu de cette violence ultime, ça fout la chair de poule. Allons-y pour un petit intermède progressif en plein milieu. Hallucinant. Le titre se poursuit avec un bridge ou la guitare prend son envol en accompagnant le chant multidimensionnel de Devin. On a du mal à y croire tellement c’est bon.

« The mighty masturbator »… Ce titre grotesque ne doit pas tromper votre sagacité… Car voila un des sommets de l’opus. L’ensemble rappelant fortement l’ambiance sépulcrale de « The death of music » sur Ocean Machine il y a 14 ans déjà… A nouveau la performance vocale de Devin est d’un autre monde. L’orchestration à tomber par terre, la structure du morceau est révolutionnaire. Steve Vai doit être fier, et l’ami Franck a du tourner son oreille vers la terre en cette occase, du haut de son paradis non artificiel. Devin est le seul musicien sur notre bonne vieille planète à pouvoir pondre un truc pareil sans tomber dans le ridicule. Un intermède IDM que mon camarade Saskatchewan pourrait chroniquer bien mieux que moi… Puis un bridge industriel invraisemblable de puissance qui transformerait Jaz COLEMAN en lutin rigolo… Vous me direz aussi le titre dure 15 minutes… 15 minutes de folie furieuse sans égales… Je reste sans voix. Le final est carrément variété pop… A devenir dingo… Et s’achève comme il se doit sur un « Amen » des familles…

Floor Jansen d’AFTER FOREVER est sur “Pandemic”. Ce titre est une explosion pemanente comme si des dizaines de bombes thermonucléaires vous tombait sur le coin de la tronche et qui, bien loin de provoquer mort et destruction, n’amèneraient que folie et une forme de plaisir malsain et un brin pervers. La complexe structuration rappellera les potes de MESSHUGAH , alors que le refrain vous fera succomber à un plaisir arythmique que BARTOK aurait adoré. La gratte est affolante, ébourrifante, alors que notre garçon n’a plus un cheveu sur le caillou… Ouais je dis des conneries mais j’ai du mal à suivre une pensée logique sous les coups de boutoir de cette machinerie diabolique.

« Deconstruction » le titre éponyme débute par une séance flatulente de grande valeur, se poursuit sur un dialogue hallucinant de Cheeseburger et une gratte iréelle qui prend le pouvoir sur des « constructions » proche de celles de Ziltoïd . Le refrain risque de vous arracher ce qu’il vous reste de poils aux couilles après un tel traitement. D’autant que c’est le charmant leader des GWAR qui donne ici la réplique . Le chtiti bonus « Ho krll » vous achèvera avec sa ritournelle psychiatrique toute de mélodicité, c’est un nouveau rouleau compresseur qui dévale une pente à 85 degrés.

Bien, rendez-vous tous demain devant les urgences psychiatriques de votre hôpital les gars, une bonne cure de Leponex ou d’Abilify en secteur fermé avec camisole de force après tout ça et la vie sera bien rose... « Vol au dessus d’un nid de coucou » avec cette came comme BO, ça aurait eu une sacrée gueule…
Bonne nuit tout le monde… Un suppo, mon nounours, j’ai des cauchemars peuplés de cheeseburgers affamés à rattraper.

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1. Praise The Lowered
2. Stand
3. Juular
4. Planet Of The Apes
5. Sumeria
6. The Mighty Masturbator
7. Pandemic
8. Deconstruction
9. Poltergeist
10. Ho Krll



             



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