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William SHELLER - Comme Dans Un Vieux Rock And Roll (1976)
Par KORAMA le 6 Mars 2018          Consultée 490 fois

Avec sa pochette digne d’un album de Clayderman, on ne peut pas dire que ce disque donne envie de prime abord. Et à vrai dire, c’est justifié. Car il n’est vraiment pas terrible, il faut bien le dire d’emblée. Il faut dire qu'il a été construit en grande partie sur les morceaux écartés du premier album, SHELLER n'ayant pas eu le temps de composer grand chose durant l'intense tournée promotionnelle du précédent album sorti à peine un an avant.

Entre le morceau titre qui est quand même une sacrée purge (en plus d’être une tentative de réitérer le coup de "Rock and dollars"),un rock qui swingue autant qu’une biscotte, avec solo de sax dégoulinant (mais bordel, faudra un jour que SHELLER explique pourquoi il met autant de sax dans ses morceaux…), un "Téléphone pas trop" totalement anecdotique et horripilant, un "La bière y était bonne" euh… mauvais, un "1 2 3 4" ridicule, et un "Joker joker" à peine sauvable, on ne peut pas dire que ça soit l’extase.

Oui mais voilà, cet album est quand même indispensable, pour une poignée de titres absolument magiques : "Une chanson qui te ressemblerait", "Geneve", "C’est l’hiver demain" et "A qui je m’abandonne".

"Une chanson qui te ressemblerait" et "A qui je m’abandonne", c’est un peu le rêve absolu d’une chanson française symphonique allant puiser chez les anglo-saxons, avec un pied dans le prog et l’autre dans la pop, n’hésitant pas le solo de guitare d’inspiration Gilmourienne, les développements en canon à la ELO et l’évidence mélodique des BEATLES. De ces titres qui placent SHELLER bien au dessus de la mêlée. "Geneve" est emprunte d’une certaine préciosité dans le texte que l’orchestration classique magnifie. Quant à "C’est l’hiver demain", les qualités d’arrangeur de SHELLER y explosent littéralement. C’est bien simple, on se croit en hiver rien qu’à écouter le morceau. On ferme les yeux et on devine la neige qui tombe en flocon, la tristesse latente, l’ambiance cotonneuse. On se croirait un morceau échappé du "One year" de COLIN BLUNSTONE.

Reste le cas "Le carnet à spirale" qui, malgré son nombre de diffusion au delà du raisonnable, reste un morceau tout à fait charmant. Un titre dans la veine SUPERTRAMP (wrulitzer sautillant, solo de sax, multiples voix) vraiment attachant. Et ce titre demeure un classique de la discographie du bonhomme autrement plus recommandable que "Rock and dollars" ou "Comme dans un vieux rock and roll"…

Comme tous les albums du début de carrière du grand William, cet opus n’est qu’à moitié réussi, mais ce qui est réussi est excellent. Ce qui est un peu frustrant, il faut l’avouer.

A noter qu'à l'origine l'album contenait une douzième chanson (qui ouvrait le disque), appelée "St Exupery Airway", mais la maison de disque a été obligée de la retirer sur plainte des héritiers de St Exupéry...

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1. Dans Un Vieux Rock'n'roll
2. Téléphone Pas Trop Tôt
3. La Bière Y était Bonne
4. Une Chanson Qui Te Ressemblerait
5. Ca Ne Sert à Rien
6. 1.2.3.4
7. Joker, Poker
8. Genève
9. Le Carnet à Spirale
10. C'est L'hiver Demain
11. A Qui Je M'abandonne



             



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