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- Style : Nas, Kanye West
- Membre : Jay-z & Kanye West

JAY-Z - The Blueprint (2001)
Par GLADIUS le 7 Août 2018          Consultée 104 fois

La productivité affolante de JAY-Z, qui adopte le rythme d’un album par an, n’est aucunement mise en péril par les quelques échecs qualitatifs qu’il a subis. Le rappeur de Brooklyn fait des critiques une force et tente des renouvellements constants, ce qui l’amène à sortir des productions de plus en plus affinées et tournées vers ce que les fans aiment de lui. C’est avec ce The Blueprint que JAY-Z retrouve enfin l’osmose avec ses fans qu’il avait conquis avec Reasonable Doubt, sauf qu’il y a en a beaucoup, beaucoup plus à la sortie du premier album de la seconde trilogie qu’il a créée. En bref, The Blueprint est le premier album du rappeur à allier succès critique et commercial.

Sur cet opus, JAY-Z s’est correctement entouré. Fini les dizaines de collaborations qui finissaient par nous faire douter de l’origine de l’album. Ici, il n'invite qu’un seul artiste, dont on parlera plus tard, mais c’est surtout la qualité des productions menées par Kanye WEST, JUST BLAZE et TIMBALAND entre autres qui en fait un grand projet. Alors, quand les notes très rock’n’roll de « The Ruler’s Back » retentissent, on ne peut qu’apprécier la production d’une grande qualité et le rappeur qui nous livre un texte qui fait son éloge, avec une énergie presque inédite dont ses derniers projets nous avaient fait douter.
Les productions signées Kanye WEST se font clairement ressentir, les amateurs du rap sauront de quoi je parle. La patte de l’artiste est reconnaissable parmi des milliers. Sur « Takeover » tout d’abord, morceau phare de l’album, à l’origine du crépage de chignon entre NAS et JAY-Z à cause de certaines phrases un peu trop piquantes qu’envoie le rappeur de Brooklyn. Morceau emblématique qui crée l’un des plus grands clash rap, mais aussi très appréciable pour ses teintes rock sur lesquelles JAY-Z s’amuse et expose le meilleur de sa technique. « Izzo (H.O.V.A) », encore produit par notre ami Kanye, est un pur rassemblement de soul et de rock dans le premier couplet duquel notre rappeur raconte sa vie d'avant le rap, puis dans le second couplet la difficulté à s’insérer dans le monde de la musique. Kanye WEST à la production encore une fois nous livre une pépite sur « Heart of the City » tandis que JAY-Z nous prouve qu’il a su essuyer les critiques des autres. Quant à « Never Change », il respire la sincérité d’un homme ayant réussi tout en étant resté lui-même.

Si l’impact de Kanye WEST est indéniable sur la qualité de cet album, les autres producteurs ont aussi leur mot à dire. Ce n’est pas le tube « Girls, girls, girls », single évident, qui me fera mentir. JAY-Z nous y parle des femmes selon sa propre vision. L’aspect rock de « Jigga That Nigga » n’est pas pour déplaire car il convient parfaitement à un JAY-Z révolté. Seul l’instrumental « U don’t know », qui se veut très épique, est moyennement réussi. Semi-échec que répare rapidement un « Hola Hovita » d’une puissance dont seul notre rappeur de Brooklyn a le secret et dont le refrain est plus que convainquant. « All I Need », où l'instrumentale sublime la technique du rappeur, est une réussite bluffante également.
La justesse de JAY-Z se retrouve dans « Song Cry », où il montre sa capacité à émouvoir les auditeurs avec une chanson qui parle simplement de relations amoureuses, thème idéal quand il s’agit de toucher le public.

Et, chose promise chose due, je vous avais annoncé que cet album contient une collaboration de qualité, et elle répond au nom d’EMINEM. Producteur et interprète, il partage le micro avec JAY-Z pour cracher sur ses détracteurs et les deux artistes réussissent une belle prestation commune.
Le dernier titre est un peu spécial puisqu’il comporte trois phases distinctes. En effet, « Blueprint » débute par un « Momma loves me » où JAY-Z parle de son enfance d’une manière touchante guidée par une mélodie empruntée à Al GREEN. Dans la seconde partie , qui devient donc ici un morceau caché appelé « Breathe Easy », JAY-Z exerce et parle de sa technique de rappeur sur une instrumentale peu convaincante. Enfin, nous avons droit à « Girls, girls, girls Pt 2 » cette fois-ci produit par Kanye WEST. C'est une douce façon de conclure l’album sur une note soul.

The Blueprint est un projet d’envergure enfin bien mené par un JAY-Z qui a su se recentrer sur l’essentiel. La production excelle, tandis que le rappeur nous offre le meilleur de ses possibilités techniques et une écriture soignée. Cet album peut aujourd’hui être considéré comme un classique. Ce n’est en tout cas pas JAY-Z qui me contredira, lui qui l'a ainsi proclamé.

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   GLADIUS

 
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1. The Ruler's Back
2. Takeover
3. Izzo (h.o.v.a.)
4. Girls, Girls, Girls
5. Jigga That Nigga
6. U Don't Know
7. Hola' Hovito
8. Heart Of The City (ain't No Love)
9. Never Change
10. Song Cry
11. All I Need
12. Renegade (featuring Eminem)
13. Blueprint (momma Loves Me)



             



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