Recherche avancée       Liste groupes



      
POP-ROCK  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

1977 Bat Out Of Hell
1981 Dead Ringer
1983 Midnight At The Lost ...
1984 Bad Attitude
1986 Blind Before I Stop
 

- Membre : Richard O'brien

MEAT LOAF - Hell In A Handbasket (2011)
Par MARCO STIVELL le 17 Mai 2020          Consultée 293 fois

Les derniers albums contenaient des moments parfois sombres, et voilà que MEAT LOAF décide à son tour d'adopter ouvertement le ton pessimiste, pour ne pas dire catastrophiste des années 2010. Le titre Hell in a Handbasket fait référence à une vieille expression américaine allégorique, désignant les choses arrivées à un point de non-retour, juste avant le désastre. Quand on voit la pochette avec la belle planète Terre éclatée en morceaux, on peut facilement comprendre.

Ce disque de 2011 est constitué de chutes de celui de 2010 auquel il fait suite directement, alors qu'on trouve quelques changements d'équipe (Danny Miranda a remplacé Kasim Sulton), d'orientation musicale également. Chutes mais aussi reprises, à savoir la mondialement connue "California Dreamin'", des MAMAS AND THE PAPAS, qui a tant marqué l'ère hippie. Débutée par un esprit cubain tel un cha-cha lent, la chanson va ensuite crescendo. En accord avec le titre de l'album, on sent que les années 60 sont loin, l'insouciance aussi.

Les chœurs féminins sont toujours présents, mais l'ambiance apparaît plus triste, désabusée. Et puis il y a le saxophone déchirant de Dave Luther, musicien présent sur la tournée Seize the Night en 2006, qui non seulement se prête bien au ton de la reprise mais rappelle que c'était aussi l'instrument premier du jazzman Bud Shank. En 1965, celui-ci avait utilisé une flûte traversière, qui demeure le symbole d'une jeunesse perdue, remplacée par le sax ici. L'effet reste bon, et on peut se dire qu'une décennie plus tard, les solos sonneraient encore plus free, "durs".

Cette reprise est quand même un exemple isolé sur un disque non pas forcément enjoué, mais disons plus clément qu'on l'aurait supposé. C'est la fin d'une longue période de résidence en Californie pour MEAT LOAF, juste avant qu'il ne retourne dans son Texas natal, et ce bouquet final est franchement superbe. Les guitares comme les claviers, les mélodies et les chœurs évoquent toujours la légèreté propre au grand état sur le Pacifique, son esprit de jeunesse éternelle même si on sait pertinemment que c'est loin de concerner tout le monde.

La musique offre cet avantage de faire voyager avec chaleur, de réveiller des sentiments doux, même si ce n'est pas le propos d'un artiste qui veut garder son sérieux. Selon MEAT LOAF, c'est même le premier album où il se livre véritablement. Au niveau vocal, c'est peut-être aussi le dernier où il arrive sans trop de mal à gérer la chose, avec quelques prouesses. La réussite de ce travail est due à tout cela, à l'implication de Paul Crook dans les instruments et la production.

Cette dernière est faite à quatre mains, avec LIL JON, rappeur géorgien. Le hip-hop fait son retour chez MEAT LOAF, pour deux morceaux seulement, "Sand in the Storm", sorte de nu-metal soft, ainsi qu'un petit bout de "Mad Mad World" où est convié l'excellent Chuck D (PUBLIC ENEMY). Le reste est plutôt pop-rock et folk, dans l'ensemble. On note avec amusement que "Party of One", le seul titre punk de MEAT LOAF à la façon de GREEN DAY s'est fait sans Rob Cavallo (producteur de l'album précédent). Ceci dit, cela ne concerne qu'une moitié du morceau !

Si on reste à un niveau en-dessous de l'année 2003 et de l'album bijou I Couldn't Have Said It Better Myself, ce n'est pas de beaucoup. "All of Me" avec son intro chorale et son piano à la Bruce HORNSBY pour finir, nous font retrouver le MEAT LOAF le plus appréciable en dehors de Bat Out of Hell. La pop-country de "Live or Die" est excellente, mélangeant grosses guitares, orgue et violons. On note des influences gospel sur "The Giving Tree" et "Blue Sky" en sachant que celle-ci a droit à sa version instrumentale plus loin, absolument superbe à la guitare acoustique.

Toute la beauté vocale dont MEAT LOAF fait encore preuve est bien visible sur la power-ballade "Another Day", sur "Fall From Grace" qui évoque légèrement U2. "40 Days" et "Our Love and Our Souls" sont deux slows folk amples et magnifiques, en grande partie grâce aux chœurs et la deuxième surtout en compagnie de Patti RUSSO. Tout ce que l'on peut apprécier dans les morceaux similaires du Bruce SPRINGSTEEN le plus récent. Et en parlant de ce dernier, rendez-vous à l'album suivant !

A lire aussi en VARIETE INTERNATIONALE par MARCO STIVELL :


RUMER
Seasons Of My Soul (2011)
L'album "smooth" de l'année




Katie MELUA
Live At The O² Arena (2009)
Fidèle à ce que l'on pouvait en attendre


Marquez et partagez





 
   MARCO STIVELL

 
  N/A



- Meat Loaf (chant)
- Paul Crook (guitares, claviers, programmations)
- Randy Flowers (guitares, choeurs)
- Danny Miranda (basse, contrebasse)
- John Miceli (batterie, percussions)
- Justin Avery (piano, orgue, claviers, synthétiseurs, choeu)
- Dave Luther (saxophone ténor, choeurs)
- Patti Russo (chant, choeurs)
- Jamie Muhoberac (claviers, synthétiseurs)
- Ginny Luke (violon)
- Caitlin Evanson (fiddle)
- Glen Duncan (mandoline)
- Bruce Bowden (pedal-steel guitare)
- Jerry Flowers (choeurs)
- Chuck D (rap)
- Mark Mcgrath (choeurs)
- John Rich, Trace Adkins (choeurs)
- Lil Jon (rap, programmation batterie)


1. All Of Me
2. The Giving Tree
3. Live Or Die
4. Blue Sky/mad Mad World/the Good God Is A Woman...
5. California Dreamin'
6. Party Of One
7. Another Day
8. 40 Days
9. Our Love And Our Souls
10. Stand In The Storm
11. Blue Sky
12. Fall From Grace



             



1999 - 2020 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod