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MEAT LOAF - Braver Than We Are (2016)
Par MARCO STIVELL le 27 Mai 2020          Consultée 360 fois

"Je t'aime, moi non plus", nouveau chapitre ! Jim Steinman revient quand on ne l'attend pas auprès de MEAT LOAF qui, depuis quatre ou cinq ans, s'est établi de nouveau dans son Texas natal. 2016 est donc l'année d'un double retour aux sources pour le chanteur. Paul Crook, son guitariste, en est toujours le producteur, et on retrouve les mêmes musiciens qu'en 2011. Dans tous les cas, voir Steinman et souvent seul dans les credits de tous les morceaux, c'était inespéré et cela fait plaisir, même si l'album doit rater son coup. En disant cela, il ne s'agit pas des ventes, car Braver Than We Are se classe un peu partout dans les pays habituels, même aux U.S.A. de façon honorable, à une époque bien moins favorable au rock qu'au rap. Style que MEAT LOAF a d'ailleurs fini par laisser tomber !

Le retour aux sources se fait même de ce côté, avec beaucoup de blues, de gospel, dès l'introduction de l'album, où les saxos de David Luther résonnent autant que les guitares wha-wha. Néanmoins, il est difficile de faire plus décevant que "Who Needs the Young". L'instrumental de 1min30 sonne creux, avant l'entrée du chant ; s'ensuit un morceau théâtral, comme sorti du music-hall, une ambiance beaucoup mieux présentée sur "More" plus loin. Quelques détails nous tiennent l'oreille comme le pont intéressant, les guitares jumelles d'un court instant, et les choeurs malgré l'aspect suggestif de certaines paroles. "Who Needs a Young" est peut-être la seule chanson de MEAT LOAF sur laquelle est apposé un contrôle parental, mais alors, quel effort pataud !

Heureusement que la suite est d'une autre tenue, néanmoins le problème principal devient la voix du chanteur lui-même. En cinq ans, elle a pris un coup sérieux et dès les premiers mots, comble du supplice, on reconnaît clairement l'aide d'Auto-Tune. Jusqu'à la fin, ou presque, c'est pareil : soit MEAT LOAF triche plus que de raison, soit il se cantonne à un registre grave et rauque. Quel dommage, alors que la plupart des chansons reste si bien écrites, le groupe et les choeurs assurent un max derrière, mention spéciale à Justin Avery dont le piano, mieux qu'auparavant, rappelle les hauts faits d'il y a quarante ans. David Luther est quant à lui trop peu présent, mis à part le premier titre et l'excellente ballade gospel "Souvenirs", étendue sur plus de huit minutes.

Puisqu'on parle de Bat Out of Hell sans le nommer, c'est avec un certain plaisir que l'on retrouve Ellen Foley pour la première fois en tout ce temps auprès de MEAT LOAF sur "Going All the Way is Just the Start". Morceau beaucoup plus linéaire que les péripéties musicales de jeunesse certes, et la superbe réponse féminine de "Paradise by the Dashboard Light" n'est plus toute seule, bien aidée par Karla DeVito. Toutefois, on ressent bien la patte Jim Steinman, l'évidence d'un slow rock en plusieurs parties et aux crescendos plutôt positivement gérés, même si c'est d'abord grâce aux deux dames.

Le traitement de la voix de MEAT LOAF gâche vraiment tout, sauf quand il se cantonne aux graves comme sur "Only When I Feel", après un début très approximatif malgré le bon vouloir de Justin Avery. On remarque, sur ce dernier titre, les influences électro rares mais qui constituent un apport non négligeable à ce disque (comme d'ailleurs les quelques parties "metal"), également sur "Train of Love", où le solo de guitare est l'oeuvre de Rickey Medlocke (BLACKFOOT, LYNYRD SKYNYRD). On est loin du rock sudiste classique pur, c'est certain, et une fois de plus, l'ancien nouveau Texan a vu grand. Trois ballades s'ajoutent, dont "Speaking in Tongues" qui, chanteur aidant, fait penser à Elton JOHN, ainsi que deux duos avec chanteuses, Stacy Michelle et Cian Corey ("Love You's a Dirty Job (But Somebody's Gotta Do It)" et "Skull of Your Country").

Selon qu'on possède la version normale ou bonus, Braver Than We Are peut durer cinquante-cinq minutes ou alors vingt de plus. Ceux qui ont la bonus sont vernis car entre autres, ils ont droit à la participation de monsieur Stephen STILLS sur le californien "For What It's Worth", ainsi qu'une reprise de "I Would Do Anything for Love (But I Won't Do That)" (extrait de Bat Out of Hell II, 1993) où Imelda MAY crée une surprise à la hauteur de son talent. J'aime aussi énormément "Prize Fight Lover" où l'on retrouve, mieux qu'ailleurs sur le disque, la force du chant de MEAT LOAF, de belles prouesses, et une verve musicale toute springsteenienne. Comme au bon vieux temps...

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   MARCO STIVELL

 
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- Meat Loaf (chant)
- Paul Crook (guitares, loops, synthétiseurs)
- Randy Flowers (guitares, choeurs)
- Danny Miranda (basse)
- John Miceli (batterie)
- Justin Avery (piano, synthétiseurs, arrangement des choeurs)
- David Luther (saxophones, orgue hammond, claviers)
- Alicia Avery (choeurs)
- Ellen Foley, Karla Devito (chant)
- Stacy Michelle, Cian Coey (chant)
- Rickey Medlocke (guitare slide)
- Stephen Stills (chant, guitare)
- Imelda May (chant)


1. Who Needs The Young
2. Going All The Way (a Song In 6 Movements)
3. Speaking In Tongues
4. Loving You Is A Dirty Job (but Somebody's Gotta Do
5. Souvenirs
6. Only When I Feel
7. More
8. Godz
9. Skull Of Your Country
10. Train Of Love
- titres Bonus
11. For What It's Worth
12. Prize Fight Lover
13. I Would Do Anything For Love (but I Won't Do That)



             



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